le 14 mai dernier, nous avons pu lire la réponse de winnie à un commentaire qui mettait en cause l’orthographe de notre charmant reporter St-S :
"he he ! je suis contente de ne pas être la seule à avoir les cheveux qui se dressent quand je lis un article avec des fautes …. surtout quand il est écrit par un enseignant ! moi, ça me fait peur …"
(http://www.auboisementcorrect.com/S...)
j’ai pensé que ce sujet, récurrent ici et ailleurs, méritait bien un article à lui tout seul et ses propres commentaires...
peur du changement ?
ne vous inquiétez pas trop :
vous n’êtes pas la première...
"Le principe au XVIIème siècle est qu’on ne doit pas changer les habitudes établies. A la fin du siècle, l’académicien Mézeray écrit encore, dans un projet pour le Dictionnaire de l’Académie de 1694 :
La Compagnie declare qu’elle desire suiure l’ancienne orthographe qui distingue les gents de lettres davec les ignorants et les simples femmes, et qu’il faut la maintenir par tout, hormis dans les mots ou un long et constant usage en aura introduit une contraire."
ni la seule :
"La dernière réforme date de 1990. Elle n’a pratiquement jamais été diffusée."
cette réforme pourtant "très mesurée et pleine de bon sens" est passée au moins en partie inaperçue... sinon, il faudrait interpeler la dentelière et le joailler qui se boursoufflent sur leur charriot !
même le correcteur orthographique n’est pas au courant !!
alors...
même si des un peu fous comme moi ont envie de contester cette orthographe qui sert un peu trop à la distinction sociale pour être honnête (comme il est si bien dit ci-dessus !)...
et de défendre ceux qui involontairement la réinventent, et sont les précurseurs des prochaines inévitables évolutions...
rassurez-vous : ses défenseurs ont encore de beaux jours devant eux !
pour ceux qui voudraient creuser un peu plus la question :
un site sur l’histoire de l’orthographe dont sont tirées les citations ci-dessus :
http://bbouillon.free.fr/univ/hl/Fi...
et l’excellent livre d’henriette walter : "le français dans tous les sens"
qui raconte de façon très vivante comment le français est une langue vivante !
et l’a toujours été...
malgré les partisans de l’immobilisme et leur besoin
de se distinguer du commun des mortels
?
ou simplement de protéger les habitudes sécurisantes de leur enfance... ?
ou encore, de rentabiliser l’investissement d’un apprentissage difficile et sévère
auquel d’autres ont refusé de se soumettre (avec des raisons qui vaudraient le coup qu’on se penche un peu dessus !) ?
ou, autres raisons ?
le débat est ouvert !
hé hé ! je suis contente de ne pas être la seule à aimer me passer de majuscules
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