Bien caché au fin-fond de notre département (on se demande pourquoi...) le centre de l’ANDRA à Soulaines, gère le stockage de déchets radioactifs dits à très faible activité.
Que ces choses sont joliment dites ! Que les mots résonnent avec douceurs pour nommer ce qui n’est en en réalité qu’une décharge pour des produits contaminés extrêmement dangereux.
Depuis quelques mois, l’inquiétude et les suspicions grandissent autour des conséquences sanitaires du centre de l’ANDRA.
C’est d’abord Greenpeace qui, en 2006, dénonçait une contamination au tritium aux abords du CSA. Pas de bol pour l’ANDRA, le tritium est un radio-élément très difficile à bloquer. Sans doute est-ce là l’une des raisons qui poussent les autorités à ne pas trop s’inquiéter de sa présence... Dans ce domaine comme dans bien d’autres, on ne trouve que ce que l’on cherche... Et le tritium, beaucoup préfèrent ne pas le chercher ! Voilà donc de quoi alimenter quelques doutes sur les rejets et les contrôles de cette installation.
Dans le même temps, une association à Ville-sur-Terre (la Q-V) contribuait également à soulever des interrogations sur les risques sanitaires dans cette région. En question : le nombre de malformations, de cas de cancers de la thyroïde à proximité du Centre de l’Andra.
Face à cela, les autorités semblent enfin (il était temps !) réagir et répondre aux légitimes inquiétudes des populations, notamment celles concernant le cumul des faibles doses. Une enquête sanitaire auprès de 18 000 habitants dans l’Aube et la Haute-Marne aura donc lieu. C’est un début ; un premier succès pour Michel Gueritte, le président del’association QV qui depuis plusieurs mois maintenant remue ciel et terre pour obtenir une véritable étude épidémiologique dans cette région. Reste à savoir ce que sera le protocole mis en place, quels seront les indicateurs, la période d’étude, la méthodologie employée... Autant de questions qui doivent apporter de véritables garanties d’impartialités.










