L'article

26
janv
2007

Troyes et les axes majeurs de communication

NDLR : Le passé est source de solutions pour l’avenir. L’hitoire de Troyes et de ses voies de communication nous délivre un message clair sur les objectifs que nous devons atteindre pour sortir Troyes de l’isolement et lui ouvrir de nouvelles perspectives. Histoires et perspectives que Jacky Provence analyse pour nous.

Quelle politique de transport et communication pour Troyes et l’Aube ?

Telle sera la question de la prochaine réunion organisée par Auboisement Correct ce vendredi 26 janvier. Une telle question est fondamentale. Les modernisations, sinon les Révolutions, des transports, ont toujours précédé ou accompagné les « Révolutions » économiques et industrielles. Les périodes de prospérité de la ville – je ne reprendrai pas le terme d’ « âge d’or », renvoyant davantage à un imaginaire collectif – ont correspondu, au moins pour les plus anciennes, à une mise à profit d’un axe « naturel » de circulation : le sillon rhodanien et ses prolongements jusqu’à la Manche ou la Mer du Nord.

Une situation géographique favorable

Une simple observation d’une carte physique met en évidence cet axe. Le sillon rhodanien, Rhône-Saône, offre un véritable couloir de circulation, jusqu’à Dijon. Pour rejoindre le Bassin Parisien, de nombreuses solutions s’offrent alors pour traverser le plateau de Langres grâce à la Seine et à de nombreux de ses affluents qui y prennent leur source.

L’antiquité d’un axe

Dès la période proto-historique, à l’époque de l’âge du bronze, des échanges existaient entre l’Italie et l’Europe au Nord et à l’Est des Alpes. L’une des matières qui faisaient l’objet de ce trafic était l’étain, dont les civilisations de la Méditerranée avaient tant besoin pour le bronze. Les principales sources d’approvisionnement étaient les mines de Cornouailles. Le massif alpin, par les vallées de l’Adige et du Tessin, ne constituait en aucune manière une barrière ; mais l’axe privilégié semblait être déjà le Sillon Rhodanien. Aussi, la fondation de Massilia par les Grecs vers 600 avant notre ère n’est pas due au hasard. Le port était proche de l’embouchure du Rhône. Dès cette époque, c’est le choix de la Seine qui fut fait. La découverte du cratère grec à Vix, fabriqué en Italie du Sud, datant de 500 avant notre ère, en est une formidable preuve. Les fouilles du tombeau de la dame de Vix allait révéler d’autres trésors : service à boire Etrusque, céramique Attique (d’Athènes), et plus extraordinaire, quelques fils de soie, démontrant que des produits venant de Chine circulaient dès cette époque à travers le monde grec. Troyes était alors située sur cet axe Italie-Manche, la route de l’étain. Qu’était-elle alors ? Les fouilles archéologiques ont révélé à Troyes même une occupation à cette époque. A Bouranton, sur le tracé de l’autoroute une tombe princière, une « tombe à char », a été mise à jour. Cependant, rien à ce jour ne permet de dire quelle importance avait la ville.

La première ville connue est la cité gallo-romaine, née sans doute à l’époque d’Auguste. Son premier nom connu fut « Tricasses », appelée ainsi par Pline l’Ancien, en 63, puis « Augustobona » au second siècle. La cité doit sans doute son développement à la réalisation du réseau de voies mis en place par Agrippa, placée sur la voie reliant Milan à Boulogne-sur-Mer, entre Auxerre et Reims. L’axe Lyon/Manche fut dynamisé lorsque Claude partit à la conquête de la Bretagne (ou Grande-Bretagne), en 43-47. Les cités placées sur ces voies ne pouvaient que profiter du passage des troupes, le ravitaillement de celles-ci devant favoriser l’activité agricole et commerciale. Les voies devaient aussi relier le Nord de l’Empire, le « limes », frontière fortifiée gardée par de nombreuses troupes romaines. Et tandis que Reims devenait la plus grande ville de l’occident romain, Troyes ne devait être qu’une cité où transitait soldats et marchandises. Autour de Troyes, des voies secondaires rayonnaient vers sens, Montereau, Meaux, Château-Thierry, Toul et Bar-sur-Aube.

Ainsi, dès la plus haute antiquité, Troyes était placée sur un axe de circulation majeur qui reliait l’Italie à la Mer du Nord.

Essor et déclin de l’époque médiévale

Avec les invasions barbares et les temps mérovingiens, troublés par les nombreux conflits dynastiques, le commerce s’était beaucoup ralenti. Les remises en ordre par les premiers carolingiens furent compromises avec les nouvelles vagues d’invasion. L’installation des Maures dans le massif portant aujourd’hui ce nom, interrompit le commerce avec l’Italie. Dans le contexte de renouveau économique et démographique commencé dès le Xe siècle et surtout à partir du XIe siècle, les échanges avaient repris et l’on voyageait de nouveau. Les derniers musulmans mauresques avaient été chassés de la Garde Freinet en 980, dans le massif des Maures, rendant plus sûre la route vers l’Italie. La plaine du Pô était alors un pôle économique attractif, tandis que Rome comme l’abbaye de Bobbio, où britanniques et irlandais venaient honorer saint Colomban, attiraient les pèlerins ; Venise devenait un port pour la Terre Sainte. Dès cette époque, de nombreux pèlerins passaient à Troyes. Aux XIe-XIIIe siècles, la ville était l’une des étapes obligées des voyageurs venus du Nord, anglais, nordiques et allemands, empruntant ensuite le sillon rhodanien. C’est à cette époque que les comtes de Champagne surent mettre à profit la position de la Champagne sur un axe millénaire reliant les deux régions les plus dynamiques d’alors, la plaine du Pô et les Flandres. C’est à cette volonté politique de capter les échanges de cet axe majeur que Troyes doit l’une de ses périodes les plus prospères, s’inscrivant dans la mémoire collective des générations successives comme « l’Âge d’Or » de la ville. Le réseau étoilé autour de la ville s’était densifié.

Sur le déclin des Foires, plusieurs raisons sont avancées. Certes, le comté de Champagne entre dans l’orbite parisienne, devenue terre du domaine royal avec le mariage de Jeanne de Navarre avec Philippe le Bel, en 1284. Mais surtout les flux commerciaux ont changé. Dès la fin du XIIIe siècle, une liaison maritime est créée depuis les ports italiens, attestée dès 1277 de façon régulière à partir de Gênes, jusqu’aux ports de la Manche et de la Mer du Nord. Dans le même temps, une liaison terrestre se développait. Le poids de plus en plus important des villes de la Hanse se développant en Baltique, en relation avec la Pologne et la Russie, allait décaler l’axe majeur européen terrestre vers l’Est. La construction du pont sur la Reuss au col du Saint-Gothard, en 1237, ouvrait une nouvelle voie depuis l’Italie qui allait désormais favoriser « l’isthme allemand » aux dépends des routes passant par la Champagne. Le passage par le col du Brenner allait relier directement Venise aux villes allemandes alors en pleine expansion.

Les Guerres de Cents Ans et les troubles des XIVe et XVe siècles allaient achever la décadence des Foires. En Champagne méridionale, les troubles se prolongèrent plus tard qu’ailleurs. Elle était devenue un enjeu stratégique des querelles entre le roi de France et le duc de Bourgogne. Placée entre Flandre et Bourgogne, Etats du duc bourguignon, la Champagne était un obstacle convoité. Mais le roi de France ne pouvait laisser se développer un Etat aussi puissant sur tout le pourtour de sa frontière Nord-Est. Alors qu’ailleurs la paix retrouvée, les villes développaient leurs activités, telle Lyon qui se vit offrir par le roi, en 1420 et 1444, des Foires au détriment de Troyes, les villes de Champagne du sud étaient encore la proie de la guerre. En 1475, les Troyens prirent Bar-sur-Seine, aux mains des bourguignons, et incendièrent la ville. Deux ans plus tard, avec la mort de Charles le Téméraire à Nancy, les villes de Champagne allaient connaître la paix.

Les aléas de l’époque moderne

La reconstruction fut rapide. Le fait de se trouver sur un axe Flandre-Italie, bien que concurrencé par les nouveaux axes, la détermination des marchands de relancer leurs affaires avec le Nord et le Sud de l’Europe, la volonté de contrôler les péages des routes stratégiques et en particulier en direction d’Anvers, devenue le grand centre économique de l’Europe, sont autant d’éléments qui permettent à la ville de connaître une nouvelle prospérité. A Troyes, ce grand commerce dopait les activités industrielles fondées sur le papier, le textile et la tannerie, et l’agriculture qui produisait la matière première.

Les échanges n’étaient pas seulement commerciaux. Au contact de ces régions les marchands rapportèrent des modèles qui allaient servir à la réalisation de très nombreuses œuvres qu’ils offrirent aux églises : vitraux et statues. Les échanges étaient aussi intellectuels. De nombreux lettrés et humanistes troyens étaient en relation avec les Humanistes européens. Un certain nombre d’entre eux suivirent l’enseignement de Cujas à Valence, et furent en contact avec les idées nouvelles, dont les religions protestantes. Cependant, au cours de la seconde moitié du XVIe siècle, cette élite fut attirée par la capitale. Paris et les offices royaux qu’elle offrait au Parlement ou à la Chambre des Comptes était plus attractive pour eux que le commerce ou les activités industrielles. Les guerres de religion allaient perturber à nouveau les activités commerciales, rendant peu sûres les routes.

Par ailleurs, l’axe de la Seine devint secondaire. L’axe majeur Français, reliant Paris à Lyon, se décalait vers l’ouest, passant par Sens et Auxerre. Troyes entrait en sommeil. La guerre de Trente Ans et les guerres de Louis XIV se déroulaient dans les régions de commerce des Troyens : Flandre, Pays-Bas, Allemagne. L’industrie drapière entra en déclin. Les Foires ne furent plus qu’un fantôme. L’activité redémarra au XVIIIe siècle. Elle fut le fait d’une politique routière royale commencée en 1738. Les nouvelles routes royales adoptaient un tracé le plus rectiligne possible, quitte à passer au large de modestes villages. Ce réseau sera à l’origine de nos anciennes routes nationales. Troyes redevint le centre d’une étoile de routes royales et au carrefour d’itinéraires de longue distance dont la « Paris-Bâle » ou la « Nantes-Strasbourg ». Enfin, l’ « Auxerre-Châlons » n’était pas sans rappeler l’antique « via Appia ». L’activité commerciale redémarrait et les foires et marchés locaux se multiplaient. A Troyes, l’activité de la toilerie remplaça la draperie. Fabriquées sur place ou venant de la Loire ou de Mayenne, les toiles étaient blanchies à Troyes. Cette opération faisait la réputation des toiles de Troyes dans toute l’Europe jusqu’à la fin du XVIIIe siècle où elle fut supplantée par la bonneterie.

L’époque contemporaine : les révolutions des transports

Dès l’Empire, il fut planifié le creusement le canal de la Haute Seine, axe imaginé dès le XVIIe siècle. Il sera mis en œuvre au cours des années 1840. Mais sans liaison vers le Sud, il ne pouvait rivaliser avec le canal de Bourgogne. Sa prolongation vers Bar-sur-Seine se fit sous le Second Empire. Ce fut un véritable échec. Il portera le nom de « canal sans eau ». Sans liaison qui se prolonge au Sud vers le sillon Rhodanien, le canal ne put alors rivaliser avec le canal de Bourgogne qui drainera alors l’activité fluviale entre Seine et Rhône.

Ce premier échec se doubla d’un second, celui du choix du tracé du chemin de fer Paris-Lyon en 1844 qui suivra celui du canal de Bourgogne plutôt que celui de la Seine. En compensation, Troyes bénéficiera d’un tronçon Troyes-Montereau. Troyes devint alors un « cul de sac » ferroviaire dont la liaison avec Paris s’acheva à partir de Montereau par coche d’eau jusqu’en 1849. Il fallut attendre 1858 pour que la liaison Paris-Troyes devienne directe, lors de la création de la ligne Paris-Mulhouse. Troyes sortait de sa situation de « cul-de-sac » et se dotait de la gare actuelle, abandonnant le bâtiment devenu depuis l’ « Espace Argence ». Les trente années qui suivirent voient se réaliser un certain nombre de lignes de chemins de fer reproduisant un réseau étoilé autour de la ville. La première liaison se fit en direction de Bar-sur-Seine, en 1862, ligne qui drainera les bonnetières sur la vallée de la Haute Seine jusque dans les années 1970.

La mise en place actuelle du réseau autoroutier et TGV ne fait que reproduire ce schéma. Autoroute puis TGV évitent la vallée de la Seine et passent à proximité d’Auxerre pour se diriger vers Dijon. L’axe majeur Français se renforce et Troyes en est à l’écart.

Parallèlement, Reims a son autoroute, et quelle autoroute. Son maire parvient à détourner la Paris-Strasbourg qui devait directement se diriger vers Châlons pour lui faire traverser la ville. Elle sera la bénéficiaire du TGV Est. Troyes, en obtenant la Calais-Dijon renoue avec son axe pluri-séculaire, l’ancien axe de prospérité. Mais l’électrification du Paris-Bâle reste une grosse interrogation au regard du schéma des grandes lignes qui place la ville dans un « isolat » tandis que Reims apparaît comme la ville Champenoise le mieux reliée à l’Axe Majeur Européen.

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Placée sur un axe de communication naturelle utilisé depuis la proto-histoire, Troyes a connu ses plus anciennes périodes de prospérité lorsqu’elle a su tirer profit de cette situation par une politique volontariste, tant des comtes de Champagne que des Bourgeois de l’époque moderne. L’ « Age d’Or » de la fin du XIXe et du XXe siècle reposant sur la mono-industrie textile, on n’a pas fait du développement des réseaux de communication une priorité, laissant l’axe majeure de communication glisser vers l’ouest par l’Auxerrois. On n’avait pas conscience que cette prospérité prendrait fin un jour et que le retard accumulé dans la modernisation et la densification de ses moyens de communication ne pourrait que difficilement être rattrapé. Replacer Troyes dans une dynamique passerait, certes, par une électrification du Paris-Bâle, mais surtout par une ligne qui, suivant en fait l’autoroute Calais-Dijon, la relierait à Reims. Resterait à achever une liaison jusqu’à Lille pour qu’elle se retrouve sur l’axe Flandre-Italie qui avait fait sa prospérité.

post scriptum :

P.S. : Une raison de plus d’assister au débat d’auboisementcorrect ce soir au « moderne » : Voies de communication de l’Aube, un enjeu d’avenir.



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Les commentaires (8)

Troyes et les axes majeurs de communication
  • Commentaire 3817 Chouette effraie
    le 26 janvier 2007  à 10:27

    Article très bien documenté sur les modes de déplacements au cours des temps et de la place du sud champagne au fil des siècles. Je formulerai une remarque sur le paragraphe de prospective qui conclue votre article. L’axe dont vous parlez Flandre-Italie (axe déjà exploité au moyen age)est présent dans les plans européens de transport de la commission européenne. Le tracé prévisionnel passe beaucoup plus à l’Est. Il concerne certes la France (du sud),mais aussi la suisse et l’Allemagne.
    Lorsque l’on regarde les chiffres sur les flux de déplacement des marchandises dans le Grand Est France sur l’axe sud/Nord on se rend compte aujourd’hui que la plus grande partie du trafic routier des marchandises (rapport 1 à 3) se fait dans notre région par la A31 au détriment de la A26 mieux située pour accéder à la partie Nord - Nord/Est de l’Europe.

    Vous voulez parler des outils de communication de Troyes et de l’Aube vers ailleurs (Reims, etc ...) c’est bien, mais que penser des durées souvent excessives de déplacement au sein même du département de l’aube au regard de la configuration du réseau routier depuis de nombreuses années. Il est facile et rapide d’aller à Romilly/seine voir Nogent/seine, mais que dire pour se rendre dans le sud du département, à Bar/seine ou aux Riceys par exemple.
    Certes la réflexion doit être dans un complexe plus vaste qu’un simple département, mais permettre de se déplacer facilement dans son environnement direct c’est pas mal non plus pour le développement économique de proximité. Là il y a pas mal de boulot à faire. Regardez ce qui se passe en Cote d’or par exemple dans le Doubs .. c’est pas mal du tout (on peut toujours mieux faire)mais la nécessité de se déplacer est prise chez eux en compte depuis fort longtemps. Reveillons-nous !

  • Commentaire 3823 Jacky Provence
    le 27 janvier 2007  à 13:43

    Merci pour le compliment, la Chouette. La réunion d’hier soir était de grande qualité. Jean-Aimé Beurey en début de débat a présenté de façon très pédagogique les enjeux actuels d’une politique volontariste de modernisation des moyens de communication. Refaire passer les flux par Troyes est possible. Si l’axe s’est déplacé vers l’Est, une liaison avec le Nord peut encore redynamiser notre région : Rotterdam est "l’interface" entre le coeur économique de l’Europe (la vallée du Rhin) et le reste du Monde. Ce connecter à cette interface par des lignes de fret, de ferroutage, de canal à grand gabarit, ne peut qu’être profitable non seulement à Troyes mais aussi à toutes les régions traversées par ce réseau de comunication. Une liaison avec Bâle doit être consédérée sous cette optique : Bâle est l’autre extrêmité allemande de ce coeur économique européen...

    Quant aux communications à courte distance, je pense que le sujet pourrait mériter un débat à lui seul (mon propos évoquait les "grand axes de circulations"). Je connais bien ces routes du Sud du département puisque je les utilise tous les jours... Et il est certain que ce réseau mérite une grande réflexion. Je pense à un exemple qui se passe à quelques kilomètres de chez moi : le prolongement et l’extension de la carrière de Bouguignons. Sur le territoire de Bourguignons, ce doit être ce village qui en profite fiscalement. Cependant, c’est Courtenot qui en récolte la majeur partie des problèmes : le passage dans ce petit village d’une grande quantité de camions effectuant des aller-retours incessants. Si la production augmente, c’est autant de camions qui passeront en plus. Pourtant à quelques centaines de mètres de la carrière, il existe une ligne de chemin de fer : pourquoi n’a-t-il été envisagé dès la mise en place du projet une expédition de la pierre par le rail, d’autant qu’une grande partie de cette pierre serait acheminer vers un même lieu en Seine et Marne ?
    Philippe Beury avait aussi une réflexion très importante : le coup de la vie sur les routes dangereuses n’est-il pas assez élevé pour réfléchir à la moderisation de ces routes secondaires ?
    Vous auriez du être présent à cette réunion et nous apporter votre point de Vue.

  • Commentaire 3826
    le 27 janvier 2007  à 21:27

    j’aurai aimé venir mais j’avais la grippe

  • Commentaire 4837 Charles
    le 22 mars 2007  à 23:05

    Bonjour, Troyes a une carte majeure en matière de tourisme lié à une voie de communication : le canal de la Haute Seine. Cette ville a la chance de posséder un port en plein milieu de son centre historique, ce qui est assez unique. Mais elle a fait la bétise de l’isoler du réseau fluvial en bouchant le canal sur 5 km pour en faire une pénétrante, alors qu’il y avait la place pour les deux chaussées de cette pénétrante de chaque côté du canal. C’est à un saccage en règle de son patrimoine que c’est livrée Troyes à cette époque (entre 1950 et 1970). On n’a alors pas réfléchi et on a hypothéqué gravement l’avenir. Aujourd’hui, ramener des bateaux à Troyes ne pourra se faire sans gros travaux, donc sans grosses dépenses. Merci les anciens !!! :-((
    On rejoint là l’article sur les rapports de désamour qu’entretient Troyes avec son fleuve et ses affluents, naturels et artificiels...
    Pour en savoir un peu plus sur le canal, je vous invite à visiter la page citée en annexe ci-dessous :

    Voir en ligne : le canal de la haute Seine présenté dans le dictionnaire des rivières et canaux du Projet Babel

  • Commentaire 4838 Philippe Beury
    le 22 mars 2007  à 23:32

    Je vous conseille d’adresser ce commentaire au forum. C’est un point important du développement touristique.

  • Commentaire 4860 Charles
    le 24 mars 2007  à 13:37

    OK, merci ! Je vais essayer ! (si je comprends comment ça marche :-) !

  • Commentaire 10674
    le 15 août 2007  à 12:33

    Si SOUFFLET était installé à TROYES, tout serait fait selon sa volonté.

    Les moyens de communications DURABLES s’arrêtent à NOGENT. Le monde agricole est ROI.

    La polution agricole = Silence
    Toues les têtes bien pensantes AUBOISES ( politiques.... ) sont entre les mains de ce monde agricole qui bénéficie de tous les appuis politiques UMP/FN

    Exemple les journaux locaux ( Le journal ) Ils ont osés faire le mème avec deux couleurs pour faire démocratique
    Tout évènement dérangeant la caste auboise est aseptisé

  • Commentaire 10688 Pire que Toto
    le 16 août 2007  à 01:17

    Les journaux locaux ont cependant bien "épinglé" la fabuleuse inauguration du canal de la Haute Seine (ouverture du parcours touristique)... Très beau projet à l’origine qui semble s’être quelque peu "envasé" ?

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