Le bon sens populaire précise que "l’on a les politiques que l’on mérite". Les Aubois sont-ils aussi médiocres ? Ont-ils mérité qu’un président de conseil général campe sur ses positions, sans concertation, sans discussion, sans écouter ni même entendre, en laissant à penser qu’une élection l’exonère de responsabilités durant la durée de son mandat ?
Les Troyens ont-ils mérité que le premier magistrat de la ville passe moins de deux jours par semaine sur place, et n’exerce son autorité qu’en faisant le vide autour de lui, en s’appuyant sur des contractuels révocables à merci ?
Qu’est-ce qui fait courir les hommes politiques ? En France, nous avons le choix entre le P.S.( 300 000 adhérents) et l’U.M.P. qui en annonce autant.
Si ces chiffres sont exacts, 600 000 personnes vont peser sur l’avenir de 63 000 000 de personnes, moins de 1%. Comment peut-on influer réellement sur l’avenir que l’on nous promet ?
Au niveau municipal, pour une ville comme Troyes, la centaine de militants socialistes et la grosse poignée d’U.M.P. vont nous enfermer dans un choix qui bien souvent est fait par défaut.
La bi-polarisation et le système électoral actuel empêchent de fait tout vrai débat, et obligent à des alliances qui recoupent des problématiques nationales, rarement des idées permettant de gérer la cité.
Nous allons donc encore une fois, choisir entre une liste U.M.P. dopée à l’U.D.F. et une liste de gauche ou le P.C. fait de la figuration symbolique.
Où sont les idées qui permettraient d’aller plus loin ? De dynamiser la ville et le département ?
Va-t-on continuer à aller voter à reculons ? Y-a-t-il des solutions au problème posé ? Ou est-on condamné à subir indéfiniment ?
Ulysse









