Nous avons souvent tancé nos élus sur les mauvais classements de notre ville lors d’enquêtes nationales. Nous avons également souvent tancé ces même enquêtes du fait de critères plus que douteux sur le bien vivre où la qualité de vie… Cette fois ci félicitions nos édiles, nous sommes bien classés dans un classement important s’il en est pour l’avenir : l’attractivité de notre ville pour les entrepreneurs.
Cette enquête réalisée par le magasine l’entreprise N° 271 d’ octobre 2008 et la Coface Services porte sur les entreprises qui sont dans l’obligation de publier leurs comptes sociaux chaque année c’est-à-dire les entreprises commerciales. Cela exclut les entreprises individuelles, les professions libérales, les commerçants et les artisans. Les données proviennent également de divers ministères et organismes nationaux tels que la direction de l’aviation Civile, l’éduction nationale, le ministère de la recherche, la SNCF et autre délégation à l’aménagement et à la compétitivité des territoires.
Une très honorable 4eme place
Notre agglomération sort avec une très honorable quatrième place sur 32 agglomérations entre 100 000 et 200 000 habitants. Mais ce classement met en avant quelques ombres et handicaps pas si faciles que cela à gommer, il met aussi en avant des atoûts très certains.
Le premier critère est celui du nombre d’étudiants pour 1000 habitants. L’augmentation de ces dernières années a sans nulle doute fait monter Troyes dans le classement. Avec 60 étudiants pour 10000 habitants, Troyes est au dessus de la moyenne nationale pour cette taille d’agglomérations mais bien loin de villes plus étudiantes comme Poitiers 205 étudiants pour 1000 habitants (5eme talonnant Troyes d’un point au classement). La distance n’est cependant pas phénoménale avec Limoges leader du classement (104.7 étudiants pour 1000 hbts). Le dépassement du cap des 10 000 étudiants à Troyes dans les prochaines années devrait porter ce ratio autour de 80 étudiants pour 1000 hbts.
Critères suivants, présence d’incubateurs et de technopôles (nous sommes au dessus de la moyenne) mais aussi de pôles de compétitivité où nous sommes nettement distancés par le trio de tête.
Contrairement à une idée reçue dans ce département le nombre d’entreprise pour 1000 habitants est de 17.2 dans l’agglomération tout à fait dans la moyenne nationale de 17.6, pour autant le revenu moyen imposé par ménage qui pénalise de toute évidence les habitants de notre agglomération, (plus de 2000 euros sous la moyenne nationale de ce type de villes) est de tout évidence un facteur attirant pour les entreprises. Le taux de création d’entreprises est lui aussi encore inférieur à la moyenne nationale 11.9% pour une moyenne à 12.7, mais avec un taux de défiance, une rentabilité moyenne des entreprises bien au dessus d’autres agglomération comparables ainsi qu’un taux de taxe professionnelle, de loyer ou de prix au mètre carré bien en deçà de la moyenne, l’attractivité de l’agglomération semble évidente.
Gros point noir du classement le trajet en train pour Paris en minutes. Avec 82 minutes notre ville semble bien figurer au classement. Cependant bien des villes de ce classement sont grâce au TGV en deçà des 60 minutes et le classement bien heureusement ne parle pas de fiabilité des lignes….
Continuer dans cette voie
On voit donc bien à la lecture de cette enquête qu’il ne manque que quelques atouts à cette ville pour reprendre un développement dynamique. Continuer le développement de nouvelles filières d’enseignement supérieur et surtout développer les voies de communication parmi lesquelles d’abord et avant tout le ferroviaire. Mais ne boudons pas notre plaisir, même si l’UTT et sa technopôle sont accusées de coûter cher par certains nulle doute que l’attractivité de Troyes leur doit beaucoup dans ce classement. Tout comme la chartre entrepreneuriale de la technopôle qui ne manquera pas de produire des effets positifs et les développements du groupe ESC Troyes ou de l’IUT. Tout cela va dans le bon sens, alors nous boudons pas notre plaisir, puisqu’ avec 126 points Troyes se retrouve à la hauteur de villes comme Reims Grenoble, Orléans , Montpellier ou Rouen qui ne boxent pas dans la même catégorie (agglomérations de 200 à 500 000 habitants)










