Quel talent ce Dutronc ! Et il en faut du talent pour décongeler le glaçon, le Cube tant cette salle est un désastre.
Un an après son inauguration, le Cube ressemble en effet à une de ces erreurs industrielles à l’instar d’un Concorde ou du bi-bop. Le Cube, c’est le Titanic de l’acoustique, le Solférino [1] du Solfège, bref, un truc à vous dissuader d’aller voir un concert. Pour tout dire, on en viendrait même à désirer l’auditorium de Adnot tellement le son de cette coquille à la noix est une insulte pour les artistes qui s’y produisent. Allez Phiphi, dis leur merde à tout ces imbéciles ; à ces Beury, ces Massin, Bret et cie ; ces Sainclair, Delplanque et Nayrac ; ces Houplon, Cassandre, Dupont et Durand, ces Martins et pêcheurs, à tous ceux qui n’ont pas voulu de ton auditorium.
Dis leur merde et construit ton machin où tu veux ! Au milieu de la rue Champeaux ; à la place de la Cathédrale, n’importe où, mais offre-nous une salle digne de recevoir des musiciens !
Car les artistes qui viennent ici méritent mieux. Et Thomas Dutronc, lui en a du mérite ; ainsi que du talent pour réussir faire vibrer les 3000 personnes mal installées. A coup de guitares manouches qui vous transportent le corps, de violons qui vous déchirent l’âme, lui et ses quelques musiciens sont parvenus à nous faire oublier l’atmosphère glaciale de ce lieu.
Chapeau monsieur Dutronc ! Chapeau messieurs les musiciens ! Et souhaitons que Troyes et ce festival puissent un jour disposer d’un véritable lieu pour écouter de tels artistes.
[1] référence au siège d’un parti politique de la gauche française








