L'article

14
avri
2006

Siège du Conseil général : parce qu’il faut respecter les lois qu’on vote...

L’ARPEHD (association pour une redéfinition du projet d’extension de l’hôtel du département) a déposé un recours au tribunal administratif contre le projet pharaonique et superfétatoire de Philippe ADNOT. Qu’est-ce qui pousse cette association à continuer sa lutte contre le projet d’extension alors que d’autres association, censées défendre Troyes, on jeté les armes aux pieds du président du Conseil général avant de l’applaudir en assemblée générale.

Ce projet ne respecte pas les règlements...

D’abord ce projet ne respecte pas le « plan local d’urbanisme » et le « plan de sauvegarde et de mise en valeur » de la ville de Troyes. La création de ce PSMV avait été le combat principal de la SAT (association Sauvegarde et Avenir de Troyes), il était indispensable pour pouvoir défendre notre ville contre ceux qui ne la respectait pas. Elaboré par Gilles-Henri Bailly, soutenu par tous au moment de son adoption, le PSMV est très clair sur plusieurs points. Il faut conserver la trame viaire troyenne et, en particulier, s’interdire de supprimer la rue Perdue (c’est en toute lettre dans le texte) ce que ne respectait pas la décision de la Ville de Troyes qui a vendu cette rue au Conseil général et il insiste sur la nécessité de refuser les bâtiments qui sont en « rupture ou en contraste excessif avec l’environnement bâti », rupture que revendique spécifiquement le site du Conseil général. De toute évidence donc, les élus locaux ne respectent pas les textes qu’ils ont, eux-mêmes, demandé ou écrit. L’ARPEHD a donc décidé de déposer un recours.

Un recours qui a 90% de chances d’aboutir...

Ce recours a toutes les chances d’aboutir. Le Président du Conseil général le sait et il a déjà étudié d’autres possibilités pour installer les services du département qui ont besoin, c’est vrai, d’une extension. C’est pourquoi les élus locaux ont tout fait pour éviter ce recours. Après les menaces sur ceux qui s’opposaient au déclassement de la rue Perdue (dont Dominique BOISSEAU faisait parti), après les pressions sur les associations de défense, après les promesses, après la stigmatisation des opposants traités successivement d’ignares, de personnes de mauvaise foi ou bourré d’arrière pensée, après avoir essayé d’ouvrir un combat des « anciens » contre les « modernes », Philippe ADNOT est furieux de voir ce recours déposé. D’autant plus furieux qu’il sait que l’ARPEHD a toute les chances de gagner et de faire cesser, définitivement, cette mascarade qui ne peut nuire qu’à Troyes.



repondre Réagir à cet article     forumVoir les 3 commentaires
Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d'abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n'oubliez pas d'indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • texte

Les commentaires (3)

Siège du Conseil général : parce qu’il faut respecter les lois qu’on vote...
  • Commentaire 60 le peuple
    le 15 avril 2006  à 19:55

    Comme Dominique DE VILLEPIN avec son CPE, Philippe ADNOT a voulu bricoler sa chose à lui, laisser sa trace à lui, son extension de l’Hôtel du Département à lui. C’était sans compter sur une poignée d’irréductibles d’autant plus crédibles que non encartés politiquement. Les rangs de l’ARPEDH sont en effet constitués de toutes sortes de gens. Le bras de fer ne fait que commencer. Comme le Parlement avait voté le CPE, les multiples experts ont avalisé le permis de construire de l’Hôtel du Département. Comme le peuple aura tué dans l’oeuf le CPE, parviendra-t-il à annuler le permis de construire de l’Hôtel du Département ? Chiche ? :roi

    repondre Répondre



  • Commentaire 64 Max de B.
    le 16 avril 2006  à 09:37

    ça sera pas facile car il a du métier le Phiphi. Il a bétonné en amont :

    * auprès du ministère de la culture / l’expertise nationale + qques conatcts plus discrets

    * il a fait pression sur Baroin / si pas le permis, pas de places du parking libération, et à 42 000 € la place, c’est un argument qui compte

    * il a profité de l’inexpérience politique du nouvel ABF / premier poste donc sensible aux pressions en vue de l’affectation du poste suivant

    * il a facilement mis le Préfet dans sa poche / mêmes arguments, doublé d’une incapacité à peser dans le sens de l’intérêt général contre les pouvoirs locaux

    * il a travaillé Me Jonquet de l’ASAT de près / remarquez sa nécessité de séduire auprès des femmes... et combien certaines sont sensibles au fait d’être considérées par un seigneur local

    * il a enfin fait plancher ses services sur des améliorations environnementales / afin de donner un aspect subjectif à l’argumentaire énergétique

    Bref, c’est pas gagné pour l’ARPEHD. Une seule chance, c’est que le Tribunal administratif de Chalons soit moins sujet aux pressions du microcosme ambiant...
    Néoféodalisme contre Démocratie : c’est le vrai enjeu.

  • Commentaire 5378
    le 16 avril 2007  à 21:37

    néoféodalisme...je dis pas que c’est pas vrai...mais c’est zézazéré !

    Alors on aura un chateau féodal... ha ? pas mal !

    alors la démocratie ? c’est pour plus tard ?

    Il séduit les femmes Phiphi ? Moi je ne suis pas jaloux !

    ha ! j’étais projeté dans l’avenir...

  • repondre Répondre



Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d'abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n'oubliez pas d'indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • texte

> L'ARTICLE EN IMAGE
> L'AUTEUR
> Audience
  • 1270 visites
  • 3 commentaires
> Faire suivre l'info

ARTICLES SIMILAIRES


 
Fabriqué avec SPIP et YAML - Hébergé par CELEONET - Code & Design par INDIE