Siège du Conseil général : parce qu’il faut respecter les lois qu’on vote...
L’ARPEHD (association pour une redéfinition du projet d’extension de l’hôtel du département) a déposé un recours au tribunal administratif contre le projet pharaonique et superfétatoire de Philippe ADNOT. Qu’est-ce qui pousse cette association à continuer sa lutte contre le projet d’extension alors que d’autres association, censées défendre Troyes, on jeté les armes aux pieds du président du Conseil général avant de l’applaudir en assemblée générale.
Ce projet ne respecte pas les règlements...
D’abord ce projet ne respecte pas le « plan local d’urbanisme » et le « plan de sauvegarde et de mise en valeur » de la ville de Troyes. La création de ce PSMV avait été le combat principal de la SAT (association Sauvegarde et Avenir de Troyes), il était indispensable pour pouvoir défendre notre ville contre ceux qui ne la respectait pas. Elaboré par Gilles-Henri Bailly, soutenu par tous au moment de son adoption, le PSMV est très clair sur plusieurs points. Il faut conserver la trame viaire troyenne et, en particulier, s’interdire de supprimer la rue Perdue (c’est en toute lettre dans le texte) ce que ne respectait pas la décision de la Ville de Troyes qui a vendu cette rue au Conseil général et il insiste sur la nécessité de refuser les bâtiments qui sont en « rupture ou en contraste excessif avec l’environnement bâti », rupture que revendique spécifiquement le site du Conseil général. De toute évidence donc, les élus locaux ne respectent pas les textes qu’ils ont, eux-mêmes, demandé ou écrit. L’ARPEHD a donc décidé de déposer un recours.
Un recours qui a 90% de chances d’aboutir...
Ce recours a toutes les chances d’aboutir. Le Président du Conseil général le sait et il a déjà étudié d’autres possibilités pour installer les services du département qui ont besoin, c’est vrai, d’une extension. C’est pourquoi les élus locaux ont tout fait pour éviter ce recours. Après les menaces sur ceux qui s’opposaient au déclassement de la rue Perdue (dont Dominique BOISSEAU faisait parti), après les pressions sur les associations de défense, après les promesses, après la stigmatisation des opposants traités successivement d’ignares, de personnes de mauvaise foi ou bourré d’arrière pensée, après avoir essayé d’ouvrir un combat des « anciens » contre les « modernes », Philippe ADNOT est furieux de voir ce recours déposé. D’autant plus furieux qu’il sait que l’ARPEHD a toute les chances de gagner et de faire cesser, définitivement, cette mascarade qui ne peut nuire qu’à Troyes.

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