La compagnie britannique Avient, vient de signifier à l’aéroport de Vatry, son intention de transférer son hub européen sur Liège. Les termes du communiqué sont sans appel : « En tant que hub reconnu pour les vols Afrique vers Europe, Liège offrira à Avient des perspectives de croissance considérablement plus importantes pour travailler pour l’industrie des denrées périssables ». Dans une conjoncture de crise au niveau du fret aérien, cette nouvelle est franchement mauvaise pour l’aéroport de notre région. Lui qui affichait en dépit de cette crise une augmentation de tonnage de 10.5 % l’année dernière risque de voir d’ici fin 2009 son volume transporté en régression de près de 50 %. Vatry ne peut donc plus compter au niveau fret que sur l’activité charter très touchée en cette période de crise et ses deux autres clients réguliers que sont les compagnies CEIBA (Compagnie Nationale de Guinée Equatoriale) et Aigle Azur (Companie Algérienne, spécialisée dans le cargo des denrées périssables sur le Magreb et l’Afrique noire).
Faut-il voir là ce que prédisaient nombre de perplexes face à la réussite de Vatry. Oui et non, mais s’agissant des denrées périssables, on ne peut pas parler d’un désavantage de Vatry par rapport à Liège lié à son manque d’embranchement ferroviaire. La redistribution de ces produits étant assurée de toute façon à 100 % par la route. Non il faut y voir une concurrence féroce en ces temps de recul de l’activité de fret aérien. Des aéroports autrefois surchargés et moins abordables ont revu à la baisse nombre de leurs prestations pour reprendre des volumes de frets. Le décollage de Vatry sera donc encore plus difficile, mais tous les observateurs économiques s’accordent à dire que d’ici une dizaine d’années, une redistribution sera inévitable du fait de l’accroissement du trafic passagers obligeant à détourner les cargos sur des aéroports de substitution. Toutefois Vatry se serait bien passé d’une telle nouvelle.
Il faut espérer également que les annonces promises par notre président de région (il avait dit d’ici fin septembre, il n’est pas encore en retard) relatives à l’arrivée de vols passagers réguliers de companies low cost vont s’avérer, afin d’aider la société gérant cet aéroport à survivre.










