« Je suis heureux de trouver un espace traitant de ce sujet et souhaite apporter ici mes commentaires et sentiments.
Depuis 1997 j’habite Sainte Savine où j’ai acheté une maison rue Edmé Marot ; moyennant 15 années de remboursement de prêt bancaire, cet achat est l’investissement le plus important que je ferai dans toute ma vie. Je pense que l’attachement matériel et affectif que j’apporte à mon cadre de vie me donne une certaine légitimité pour commenter ici ce projet et la façon dont il est conduit.
1. Le projet.
J’invite ici simplement le plus grand nombre de lecteurs à venir rue Edmé Marot et de constater de visu ce qu’est ce programme, composé de 9 bâtiments / 58 logements et de places de parking. Cet ensemble est extrêmement condensé, imposant, des immeubles rapprochés voire se touchant, posés très près de la chaussée, avec 3 étages surplombants sans discrétion les maisons et jardins existants dans la rue, très peu d’espace vert prévu, des places de parking contre les murs de maisons mitoyennes.
Le problème de fond est tout simplement l’implantation d’un nombre trop important de logements (58) dans un espace, dans une rue, dans un quartier qui ne peut pas recevoir cette densité de béton sans dégât sur l’environnement résidentiel, pour les nouveaux arrivants comme pour les Saviniens déjà installés rue Edmé Marot.
La réponse apportée a cette question posée à deux reprises lors de réunions (22 avril 08 et 07 mai 08) a été « les règles d’urbanisme nous auraient permis de construire 90 logements ». J’ai ressenti personnellement cette réponse comme voulant dire « estimez vous heureux de ne pas en avoir plus », aucune autre information ne nous a été donnée sur les raisons de ce chiffre.
2. La communication.
La réalité est que ce projet a souffert d’un manque de communication concrète vis-à-vis des premiers concernés : les résidents de la rue Edmé Marot : nous avons réellement appris le démarrage des travaux avec l’arrivée des premiers engins, les habitants ont appris le nombre d’immeubles et leur implantation en regardant les fondations, le nombre d’étages de ces mêmes immeubles en comptant les rangées de parpaings !
Des arguments bien rédigés permettront toujours de prouver que l’information existait (projet déposé en mairie, dossier disponible, information en réunion de quartier,…) et qu’il suffisait de venir les consulter. Joli parapluie.
Sur le sujet de la communication, chacun restera donc sur ses positions ; c’est simplement une question de conscience et j’aimerais beaucoup que l’équipe municipale de Sainte Savine, qui a signé le permis de construire, se pose les deux questions suivantes :
- « Ai-je réellement bien mené ce projet, notamment vis-à-vis des résidents actuels ? »
- « Accepterais je moi-même, dans ma rue, ce que les habitants de la rue Edmé Marot vivent ? »
S’il n’y avait pas eu l’initiative de Saviniens pour une première réunion mairie/résidents le 22/04/08, nul doute qu’aucune forme de communication n’aurait eu lieu.
3. Les effets induits.
Il est évident que bruit, circulation, vitesse, problème de parking, perte de calme ambiant sont des effets que va générer ce programme immobilier, sans parler de l’attitude des entreprises qui travaillent actuellement sur le chantier. Mais débattre de ces sujets c’est déjà passer par dessus les questions fondamentales que sont :
- 1. pourquoi avoir décidé de la construction de 58 logements dans un environnement qui n’est raisonnablement pas fait pour accepter ce nombre ?
- 2. pourquoi avoir mener ce projet sans aucune concertation avec les riverains, pour ne pas dire en le leur cachant par omission ?
4. Mon sentiment personnel.
Malgré la sérénité affichée par le maire lors des réunions et son officielle adhésion au projet, je n’ai aucun doute sur le fait qu’un tel programme ne sera jamais signé à nouveau dans Sainte Savine, même s’il y avait un emplacement disponible pour cela. Je ne peux pas croire qu’une telle personne responsable puisse être satisfait de cette réalisation, il n’y avait initialement aucune intention de nuire, mais c’est tout de même le résultat obtenu.
Malheureusement, l’expérience Edmé Marot est en cours et ne s’arrêtera pas ; nous allons devoir vivre avec ces immeubles, et avoir à intégrer et à gérer, seuls, dans notre vie les inconvénients des effets induits, et uniquement les inconvénients. Tout ça à cause d’une simple signature sur un permis de construire, apposée peut être avec un peu trop de rapidité, ou de crédulité. Notre bien être tient à peu de chose….
A mes yeux, les constructions de la rue Edmé Marot sont tout simplement sans âme, le projet a été pensé et lancé dans l’irrespect total des résidents actuels de la rue et des futurs locataires de ces appartements. »






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