Sur son site personnel, Philippe Beury réagit au procès des "bébés congelés" qui a mobilisé les médias cette semaine.
Ainsi la presse unanime approuve la peine infligée à Véronique Courjault qui a tué, selon son propre aveu, en 1999, 2002 et 2003 trois nouveau-nés…
Elle a été reconnue responsable de ses actes. En France l’article 122-1 du code pénal énonce : « N’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes. »
« Par conséquent, les personnes déclarées irresponsables en raison de troubles mentaux font l’objet, selon le stade auquel l’irresponsabilité est constatée, soit d’un non-lieu de la part du juge d’instruction, soit d’une décision d’acquittement ou de relaxe prononcée par la juridiction pénale. Il peut même arriver que le parquet renonce à engager des poursuites contre un délinquant dont l’irresponsabilité ne fait a priori aucun doute et classe sans suite les procès-verbaux d’infraction. » L’irresponsabilité pénale
Véronique Courjault a été reconnue responsable... Elle savait ce qu’elle faisait !
Alors on nous parle de « déni de grossesse », de circonstances atténuantes, de conflits familiaux, etc. etc… Et l’assassin passe pour la victime.
Toutes ces considérations psychologiques sont bien belles… Belles contructions intellectuelles de savants diplomés… Ont-elles adoucis la mort des bébés ?
Trois fois, trois fois en 1999, 2002 et 2003… Ce n’est pas un acte impulsif isolé... Trois bébés tués puis incinérés ou cachés... Ça fait beaucoup non ?
Alors madame Courjault a été condamné à 8 ans de prison, elle sortira donc au bout de 4 ans soit, probablement, dans quelques mois… Et l’on voit le père des bébés parler du retour à la normale et de fête familiale… Et tout le monde, presse comprise juge ce jugement remarquable !
Je ne suis pas d’accord.
Je suis probablement un odieux réactionnaire, abscons à toute réflexion philosophique, je suis peu être un peu primaire dans mes réflexions et dans mes actes, mais je pense : – Qu’on aurait pu faire l’économie des manifestations de joies de toute la famille. – Que ce n’est pas très cher payé pour 3 crimes. – Que tout le monde a oublié les bébés dans cette affaire…
Trois bébés valent quand même plus de considérations... Où alors notre monde a perdu un certain sens de ses valeurs !










