L'article

20
juin
2009

Réflexion sur le procès de Véronique Courjault...

Sur son site personnel, Philippe Beury réagit au procès des "bébés congelés" qui a mobilisé les médias cette semaine.

Ainsi la presse unanime approuve la peine infligée à Véronique Courjault qui a tué, selon son propre aveu, en 1999, 2002 et 2003 trois nouveau-nés…

Elle a été reconnue responsable de ses actes. En France l’article 122-1 du code pénal énonce : « N’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes. »

« Par conséquent, les personnes déclarées irresponsables en raison de troubles mentaux font l’objet, selon le stade auquel l’irresponsabilité est constatée, soit d’un non-lieu de la part du juge d’instruction, soit d’une décision d’acquittement ou de relaxe prononcée par la juridiction pénale. Il peut même arriver que le parquet renonce à engager des poursuites contre un délinquant dont l’irresponsabilité ne fait a priori aucun doute et classe sans suite les procès-verbaux d’infraction. » L’irresponsabilité pénale

Véronique Courjault a été reconnue responsable... Elle savait ce qu’elle faisait !

Alors on nous parle de « déni de grossesse », de circonstances atténuantes, de conflits familiaux, etc. etc… Et l’assassin passe pour la victime.

Toutes ces considérations psychologiques sont bien belles… Belles contructions intellectuelles de savants diplomés… Ont-elles adoucis la mort des bébés ?

Trois fois, trois fois en 1999, 2002 et 2003… Ce n’est pas un acte impulsif isolé... Trois bébés tués puis incinérés ou cachés... Ça fait beaucoup non ?

Alors madame Courjault a été condamné à 8 ans de prison, elle sortira donc au bout de 4 ans soit, probablement, dans quelques mois… Et l’on voit le père des bébés parler du retour à la normale et de fête familiale… Et tout le monde, presse comprise juge ce jugement remarquable !

Je ne suis pas d’accord.

Je suis probablement un odieux réactionnaire, abscons à toute réflexion philosophique, je suis peu être un peu primaire dans mes réflexions et dans mes actes, mais je pense : – Qu’on aurait pu faire l’économie des manifestations de joies de toute la famille. – Que ce n’est pas très cher payé pour 3 crimes. – Que tout le monde a oublié les bébés dans cette affaire…

Trois bébés valent quand même plus de considérations... Où alors notre monde a perdu un certain sens de ses valeurs !



repondre Réagir à cet article     forumVoir les 17 commentaires
Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d'abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n'oubliez pas d'indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • texte

Les commentaires (17)

Réflexion sur le procès de Véronique Courjault...
  • Commentaire 32618 cedille
    le 20 juin 2009  à 13:30

    http://tf1.lci.fr/infos/monde/insti...,,4448639,00-plus-d-un-milliard-d-affames-sur-terre-en-2009-.html

    repondre Répondre



  • Commentaire 32624 ? ????
    le 20 juin 2009  à 15:36

    aucun rapport le lien précedent !

  • Commentaire 32625 cedille
    le 20 juin 2009  à 16:06

    si si, un rapport très direct :

    certes la moindre vie humaine a son prix, et cela, que l’on soit le pire des réactionnaires ou le pire des libertaires, mais

    je trouve très choquant de juger, pour la mort de trois bébés, une famille qui cherche à se reconstruire comme elle peut et dans la joie si possible

    alors que nous sommes collectivement responsables de la faim, et donc de la mort potentielle, d’un milliard d’êtres humains

    (et je ne parle pas des animaux...)

  • Commentaire 32626 newvandetta
    le 21 juin 2009  à 07:13

    Il convient de distinguer les choses, de distinguer ce qui est de l’individuel et du collectif.
    Et c’est une des fonctions des instituions en général et de l’institution judiciaire en particulier sur un tel sujet. Ici elle a pour rôle de dire que dans ce cas individuel, il y a (ou non) dérapage (peu ou prou) de notre code pénal. En l’occurrence, sur de tels sujets, ce dernier interroge notre code de valeurs.
    Les "dérapages" collectifs auxquels vous faites référence (et ils sont nombreux et forts quand à la profondeur de ces dérapages) n’ont pas à être comparés. Le dérapage collectif ne peut minimiser le dérapage individuel ; sinon, c’est la porte ouverte à la comparaison entre situations (incomparables). On pourrait, pourquoi pas, imaginer une société qui évaluerait (= jugerait) tout acte en fonction d’autres actes. Imaginons, mais qui (et comment) pourrait comparer l’importance (et la punition qui l’accompagne) entre un voleur de pomme sur le marché, le vol en "col blanc" dans les caisses publiques, l’incendie de voitures dans des endroits délaissés par le collectif, l’infanticide ? Ce n’est pas jouable. Pas dans notre monde actuel en tout cas.

    Quand au fond de l’affaire, il est clair que notre société est avancée.
    Elle tente de juger selon nombre de paramètres. Notre justice se veut, ou plutôt ne se veut pas manichéenne. Je me suis rendu compte de cela en écoutant il y a qq années le procès de Bertrand Cantat qui a tué Marie Trintignant. Leur code pénal est manichéen. On a tué ou pas. Et derrière, il n’y a pas de degré de subtilités tels que avec ou sans préméditation, passionnels ou dans le cas qui nous occupe, "troubles psychologiques".
    Il y a l’acte, certes, mais aussi la finalité de l’acte : peut-on dire que madame Humbert a tué son fils tétraplégique et qui demandait à partir ? Certes, l’acte est sans discussion. Mais la finalité interroge nos valeurs, notre code moral et … par extension notre code pénal, avec bien sur, la problématique de l’euthanasie.

    Je pense donc que (même si on peut sans discussion interroger les conditions pratiques et l’imperfection de sa mise en œuvre) notre justice tente d’être vraiment plus juste. En cela, et si ce n’est pas le seul indicateur, c’en est un fort précieux, elle est avancée, beaucoup plus avancée que d’autres sociétés. Elle est encore coincée car elle ne sait pas, ou n’accepte pas trop, ou du moins guère officiellement (sauf ds les qq cas cités de crime passionnels, troubles psychologiques..) d’introduire la notion de finalité dans les peines encourues : une dame a volé il y a deux ou trois ans dans un supermarché pour nourrir ses enfants. Elle est condamnable (et a été condamné) au même titre que n’importe qui qui aurait volé car c’est facile dans un super marché.

    Mais sur le fond du sujet, ce qui me pose question n’est pas tant la condamnation que la suite. On peut (en intégrant que l’erreur est humaine) accorder un crédit à différents experts psychiques qui affirme ce trouble appelé "déni de grossesse". Ce qui me pose question, c’est que notre société ne répond pas sur la suite.
    Elle répète un sempiternel "je m’en lave les mains".
    Que fera-t-on si et quand mde Courjault commet un nouvel infanticide ? Je ne vais pas me lancer sur aucune piste et solution simpliste (exemple : la rendre fertile, oui, mais au nom de quoi, de quel ordre moral pourrait-on intenter à l’intégrité physique de la personne ?).
    De nouveau, c’est bien à la société de cadrer, recadrer si nécessaire ses valeurs et donner pouvoir à l’institution judiciaire de décoller de problématiques individuelles des problématiques collectives.
    Et là, sur l’avenir, sur ce que cette histoire pourrait nous apprendre, aucun débat sérieux, aucune réflexion, aucune action de notre institution politique soit pour nous dire que c’est inscrit dans le code pénal (mais alors, pourquoi n’applique-t-on pas cet écrit sur le devenir de la situation) soit pour se dire que quelque chose est à penser, repenser ?

    N’y aurait-il pas un véritable débat sur le fait que notre justice condamne les faits mais en pense pas "avenir".
    N’y aurait-il pas là occasion à repenser la justice comme quelque chose qui donne et veille sur l’application au jour le jour du cadre de nos valeurs ?
    Débat possible donc, mais débat loupé (excepté cette réflexion dans Auboisement Correct)

    Ceci nous montre, une fois de plus, que notre société préfère regarder derrière, n’ose pas se regarder vraiment et surtout, plus grave, ne se projette pas, plus.

  • Commentaire 32639 cedille
    le 21 juin 2009  à 22:26

    monsieur newvandetta, j’apprécie votre commentaire plein de bon sens. Quelques reflexions cependant...

    sur la comparaison entre situations (que vous dites incomparables) :
    même si on ne peut pas les mettre sur des balances, je pense qu’elles sont toujours comparables au moins sur un point : notre responsabilité collective.

    Il n’y a pas de situation réellement individuelle, comme on aimerait bien nous le faire croire : l’acte d’un individu est toujours la résultante d’une situation globale, le sortir de son contexte ne sert qu’à conforter la croyance que nous ne serions responsable, chacun, que de la bulle d’isolement qui nous entoure...

    Et bien que personnellement j’essaye comme je peux d’assumer ma part de responsabilité en tant qu’être vivant ici et maintenant, sans éprouver le besoin de me faire représenter par d’autres,
    j’ai l’impression que des personnes qui se disent plus "politiques" que les autres, si ils croient sincèrement à ce système de représentation, devraient peut-être, encore plus que les autres donc, prendre leur part de responsabilité en s’abstenant, au moins, de juger en deux mots des situations complexes...

    je trouve l’article de M.Beury et le jugement qu’il porte déplacés (traiter quelqu’un d’assassin en ne connaissant de l’histoire que ce qu’en rapportent des journaux avides me paraît pour le moins un peu léger) mais il aura eu au moins le mérite de provoquer un débat...

    lire qu’une peine de prison, pour quelque crime que ce soit, serait trop courte ("Que ce n’est pas très cher payé pour trois crimes"), dénote simplement le manque de recul de l’auteur. Il suffit d’aller passer quelques heures au tribunal, à troyes, pour se convaincre que la prison ne résoud rien (on est tenté de dire : bien au contraire). L’enfermement ne répare ni les blessures des personnes lésées, ni celles des "coupables", et ne réduit en rien le mal social généralisé...

    d’autre part, vous interrogez à juste titre sur la suite, sur l’avenir, mais j’irai plus loin en interrogeant sur l’avant (si j’ose dire ;-) ) :
    pourquoi, dans ce cas précis, cette personne n’a-t-elle pas eu accès (au sens large) à une méthode de contraception efficace ? Pourquoi, si jamais elle a eu conscience de ses actes à un moment ou un autre de ces longues années, n’a-t-elle pu demander/trouver le soutien nécessaire pour ne pas avoir à les reproduire ?

    ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres : rien qu’ici, à troyes, aider une personne ou une famille en difficulté est un casse-tête, les personnes dont c’est le travail n’ont ni le temps, ni les capacités, malgré toute leur bonne volonté, d’appréhender vraiment les difficultés en profondeur, de prendre le mal à la racine.
    Et pour cause : le mal est social, il est historique, et dénié...

    résultat : des personnes enfermées ou abruties de drogues, des couples séparés par la justice plutôt qu’encouragés à s’entendre, des enfants séparés de leur parents au lieu de familles soutenues et accompagnées, des parents (la plupart du temps des pères) privés ou presque de leurs enfants, contraint de ne les voir que dans des conditions humiliantes, des conflits qui s’accroissent et font des petits...

    sans compter toutes les personnes, toutes les familles dont les difficultés ne sont pas visibles...

    alors, plutôt que de parler de ce qui se passe au loin, quand commençons-nous à créer de la vraie vie vivante ici, une vie où chacun peut trouver sa place, chercher à connaître ses besoins réels, parvenir à les exprimer, et, ensemble, trouver comment les satisfaire ?

  • Commentaire 32654 newvandetta
    le 22 juin 2009  à 18:12

    Merci pour votre réponse, qui bien qu’ayant un autre point de vue, est ouverte et courtoise, ce qui n’est pas, loin s’en faut, toujours le cas.

    L’on pourrait discuter sur l’individu comme résultante d’un contexte, d’un collectif ou comme étant auteur de ses actes. Je pense que le débat serait aussi intéressant intellectuellement que... stérile sur les positions et actions à mener.

    Ce qui m’intéresserait plus, c’est de questionner vos "pourquoi". Les questionner, non pas en tant que tels, mais de questionner le raisonnement qui amène, dans notre mode de pensée habituel, à ces "pourquoi".
    Psychosociologue, Consultant en Relations Humaines et en Entreprises, j’ai opté depuis déjà qq temps pour un autre mode de pensée, de raisonnement. Basé sur les concepts de l’approche systémique, ce mode de pensée ne s’intéresse jamais à la Causalité (donc, aux pourquoi), mais ne travaille (principalement) que sur les Buts. Un but n’a rien à voir avec des objectifs, opérationnels, liés à de la performance. Un but c’est qq chose qui vient du plus profond, en l’occurrence de la personne et qui l’emmène vers un quelque part.Les "pourquoi" qui interrogent les comportements ou logiques humaines, ont une composane forte : ils sont, en fait ....la clé d’entrée à la répétition du dysfonctionnement. Bien que cela puisse paraître étonnant, exemples et démonstrations scientiiques sont d’accord.
    Je vous livre en qq mots la différence entre cette méthode de pensée issue d’Aristote et du Cartésianisme, fondamentalement inadaptée à notre contexte et à notre futur.

    Bien sur, il serait fort intéressant d’échanger plus en avant sur ce sujet. Vous seriez alors surpris de constater à quel point les personnes aidant les autres se trompent (et sont trompés par méconnaissance) de combat, à quel point toute cette énergie dépensée ne sert à rien et à quel point, on pourrait faire infiniment mieux avec infiniment moins de moyens.
    Mais là, c’est du registre du combat politique. Beury n’est pas parfait et sa position sur le sujet peut être discutée. Il a au moins le mérite de lancer un débat, et de (tenter) d’oeuvrer pour une politique qui soit en concordance avec attente et besoins des citoyens et démocratie.

    Je peux bien sur me rendre disponible pour parler ce cette nouvelle (50 ans !!!)approche de raisonnement, de pensée et serais heureux d’entendre plus en avant vos positions.
    Cordialement
    NV

  • Commentaire 32657 cedille
    le 22 juin 2009  à 19:53

    Mes idées sur ce genre de sujets étant plutôt "instinctives", toute lecture que vous auriez à me proposer m’intéresse... en attendant une éventuelle discussion certainement très intéressante ;-)

    cela dit, mes "pourquoi" seraient plutôt à la recherche de buts que de causalité... je pense que l’être humain cherche en permanence à se "réparer" comme il peut, à satisfaire des besoins profonds, et agit en général dans ces "buts" souvent inconscients (mais peut-être ces "buts" ne sont pas ceux dont vous parlez ?)

    cependant, méconnaître les causes sociales et historiques ne permet pas à mon sens de trouver comment se réparer...

    quant à l’aide, cela n’était peut-être pas très clair dans mon commentaire précédent, je ne pense pas que l’on puisse réellement "aider" qui que ce soit. J’ai même souvent l’impression que les personnes désireuses d’"aider" ont des motivations qui seraient elles-mêmes à explorer sérieusement... Quant aux institutions... :-(

  • repondre Répondre



  • Commentaire 32629 al11y
    le 21 juin 2009  à 12:31

    et oui ! tout fout le camp ! on tolère tout ! on excuse tout ! C’est le mal de ce siècle ! On exonère les bandits les voleurs et les assassins et c’est tout juste si on ne les décore pas et si peu qu’ils écrivent un bouquin c’est la fortune assurée... et on oublie les victimes !
    il n’y a plus de valeurs... seul compte le fric le reste passe après. Quelle société nous fabriquent-on ?

    repondre Répondre



  • Commentaire 32630
    le 21 juin 2009  à 18:00

    perso la justice... n’est pas un truc qui existe ou sert a qque chose...

    juste une machine a broyer...

    a opprimer... a faire tenir les pauvres en place...

    le reste ca sert un peu a ... faire semblant..

    de toute facon on est sans cesse dans le relativisme evoqué plus haut..

    les criminels ci-apres, ou delinquants comme juppé, mitterand, pasqua, chirac, dumas ou...l’assassin de jaures, ou le type qui a tiré deux fois sur dreyfus a la mise au pantheon de zola...

    tous acquittés, pas jugés ou si peu..

    dans les faits.. juger est un acte impossible (...et en plus malsain !!?)

    peut-etre peut on proteger (avant !) prevenir..
    apres il n’y a rien de possible...
    parfois collectivement un peu de réparation ??

    l’idee de punir est vraiment pour moi, particulierement obscène...

    a ce sujet ceux qui n’ont peut etre jamais reflechit serieusement a ce genre de sujet.. peuvent commencer avec googler/wikipedier "catherine baker"

    et à defaut de pouvoir ecouter ses super
    emmissions souvent de nuit sur france culture...

    on pourra courir en librairie ou telecharger gratos ses livres... dont qques uns sur l’abolition des prisons et d’autres qui posent de bonnes questions comme "pourquoi faudrait il punir"

    il y a aussi les travaux de tournier et de tant d’autres..

    mais catherine baker c’est un bon debut...

  • Commentaire 32637 ml
    le 21 juin 2009  à 20:00

    Une question à se poser :

    pourquoi se scandalise-t-on pareillement de l’assassinat de ces bebes alors qu’on se donne le droit, soi disant au nom de la liberte de la femme, de tuer chaque annee des milliers de foetus dans le sein de leur mère ?

    Deux poids deux mesures.
    Ou on protège et on respecte la vie de bout en bout, et on refuse l’avortement et toute atteinte à la vie, ou bien l’on estime que chacun peut disposer de la vie des autres et alors il n’y a plus rien ni personne à juger, chacun a le droit de faire ce qui l’arrange.

  • Commentaire 32640 al11y
    le 22 juin 2009  à 09:34

    ha oui tiens pourquoi avons nous laisser mourrir des gens dans les camps de concentrations et n’autorisons nous pas les règlements de compte, l’anarchie et la vendetta ?

  • repondre Répondre



  • Commentaire 32655 Dominique Cauvé
    le 22 juin 2009  à 19:18

    Quelques traitements corporels que des individus délirant de convictions nauséabondes, et donc absolument dépourvus de toute commisération, rêveraient de voir appliquer à Véronique Courjault qui, dans le fait, n’a jamais été victime, à trois reprises, que d’une grave maladie psychiatrique, le déni de grossesse, par Dominique Cauvé :

    - poser la plante des pieds de Véronique Courjault sur des charbons ardents
    - au moyen d’un entonnoir , introduire12 litres d’eau dans l’estomac de Véronique Courjault
    - attacher Véronique Courjault à une poulie pour la monter à un plafond élevé et la laisser retomber, afin de lui rompre les membres
    - verser du plomb fondu dans la bouche de Véronique Courjault
    - prodiguer à Véronique Courjault de généreux lavements d’huile bouillante
    - arracher les yeux de Véronique Courjault de leurs orbites et y verser du sel à la place
    - arracher les seins de Véronique Courjault avec des tenailles rougies au feu
    - arracher la langue, le nez, les oreilles, les ongles de Véronique Courjault
    - couper un à un les membres de Véronique Courjault
    - dépecer toute vivante Véronique Courjault
    - empaler Véronique Courjault
    - écarteler Véronique Courjault
    - et bien d’autres « gentillesses » dans la plus pure tradition de toutes les intolérances dévastatrices qui ont toujours si bien caractérisé l’espèce humaine !

    www.artquid.com/dominique-cauve

  • Commentaire 32658 al11
    le 22 juin 2009  à 20:03

    Vous délirez Monsieur Cauvé ! Bien sûr que certains ont tenus ces propos, le monde est fait de gens trop tolérants, de gens tolérants, de gens irresponsables et de gens responsables. Moi j’estime faire partie de ces gens responsables qui ne pardonnent pas à tord et à travers et qui tiennent compte de la souffrance des victimes et de leurs proches. Moi je ne tends pas l’autre joue quand je prends un baffe. Libre à vous de pardonner, pardonner, pardonner et d’ouvrir toutes grandes ; les prisons lorsque vous en souffrirez dans votre chair peut-être penserez vous différement ? Loin de moi l’idée d’appliquer les sévices dont vous nous faites une liste nauséabonde ; bien qu’il ne faudrait peut-être pas trop en lâcher certains aux familles lorsqu’elles ont soufferts de quelques crimes horribles (? ??)

  • Commentaire 32660 Dominique Cauvé
    le 22 juin 2009  à 21:21

    Comment m’apparaît le jugement en assises de Véronique Courjault par Dominique Cauvé.

    Je suis parfaitement convaincu que Véronique Courjault a beaucoup souffert, dans le passé, d’être essentiellement considérée par son époux comme « une jument poulinière », et que cela a induit, en elle, un état dépressif qui a trouvé son expression paroxystique dans un déni de grossesse, à trois reprises : après tout, les femmes n’ont pas toutes pour vocation d’engendrer, sans réchigner, au moins dix enfants, comme dans certains milieux conservateurs aussi nuisibles que dangereux pour la démocratie, l’épanouissement des femmes a fortiori !

    Le fait qu’elle ait plaidé coupable a été une stratégie de procédure qui lui a été suggérée par la défense comme nous le porte à penser l’attitude relativement déstabilisée de l’avocat général qui n’a proposé que dix années de réclusion qui ont été commuées en huit années par les jurés. On n’a donc jugé fort sévèrement une femme qui ne relevait absolument pas de la justice, ce qui se produit un peu trop souvent depuis l’avènement de qui l’on sait !

    Je souhaite donc, très vivement, qu’elle puisse rejoindre, le plus vite possible, sa famille et retrouver un époux qui a cessé de la considérer comme « une jument poulinière » mais comme une femme à aimer autrement que comme une procréatrice !

    artquid.com/dominique-cauve

  • Commentaire 32661 al11
    le 22 juin 2009  à 21:48

    C’est vrai que la télé rend les assassins sympathiques....

  • Commentaire 32679 abolitionnistes
    le 23 juin 2009  à 23:38

    helas ce n’est pas une question de pardon ou de laxisme ou de tendre la troisieme joue...

    helas les punitions prisons et autres formes de tortures..
    ne vous protegerons de rien..
    la dissuasion n’existe pas..

    il n’y a que la comprehension la plus globale et la plus detaillée possible qui soit prenventivo-curative...

  • repondre Répondre



  • Commentaire 32680
    le 23 juin 2009  à 23:53

    bien sur il n’y a que "systemes"..

    et c’est bien il y a plusieurs decenies que tout palo alto est disponible en points seuil !!

    pas cher et meme a la bibli..

    on fait des cercles de lectures /discussions /debats /pratiques /experimentations

    quand vous voulez...

    repondre Répondre



Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d'abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n'oubliez pas d'indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • texte

> L'ARTICLE EN IMAGE
> L'AUTEUR
> Audience
  • 667 visites
  • 17 commentaires
> Faire suivre l'info

ARTICLES SIMILAIRES


 
Fabriqué avec SPIP et YAML - Hébergé par CELEONET - Code & Design par INDIE