Avec Marc Bauland, nous avons donc déposé ce mercredi 1er octobre 2008, un recours contre l’élection de Philippe Adnot au sénat. Malgré l’incertitude sur la suite qui sera donné par le Conseil Constitutionnel sur cette affaire, nous avons choisi d’aller au bout de notre démarche. Nous pensons que l’utilisation par Philippe Adnot de papiers à lettre ou d’enveloppes à en-tête du sénat, et ce à deux reprises, pouvait tromper certains électeurs en leur faisant croire que la haute assemblée soutenait la candidature du sénateur sortant, nous pensons que ceci a entraîné une rupture d’égalité entre les candidats ayant altéré la sincérité du scrutin.
Seuls 5 sénateurs ont été invalidés depuis 1958, la tâche apparait donc ardue si ce n’est impossible mais le résultat est secondaire. A notre avis, l’utilisation faite par Philippe Adnot des moyens du sénat n’est pas juste et ce n’est pas parce que l’on est « sénateur sortant » ni « grand favori » pour le nouveau scrutin que l’on peut faire ce que l’on veut. « Ce qui est vrai doit être dit » même au risque de ne pas être entendu. La décision du Conseil constitutionnel quand à l’élection de Philippe Adnot est secondaire, l’important est que ce conseil dise que Philippe Adnot a employé des méthodes excessives et qu’il a dépassé ses prérogatives. A l’avenir d’autres se méfieront peut-être avant d’employer n’importe quelle méthode pour être élu.
Reçu du recours :
Texte définitif du recours :











