Que vaut cette délicieuse copie ? Que vaut la vie d’un vaurien ? Que vaut le bac actuel, à l’étonnant niveau, de plus en plus élevé, au vu des résultats ? Que valent certaines œuvres dites d’art contemporain, fabriquées pour des milliardaires incultes ?
Si chaque évaluation semble discutable, il y a, derrière, des connaissances, des jugements qualifiés, des savoirs éprouvés. Et pourtant, s’il y a crise de civilisation, il y a crise des valeurs. Les correcteurs, aux examens, s’alignent, parfois à l’insu de leur moyen gré, en toute mauvaise foi, sur les modifications de niveau… Certains reçoivent, très délicatement des consignes d’indulgence… Et si les valeurs dévaluées rendaient difficile le bon usage de la société ? Chacun « jugeant « l’autre », et prenant son opinion pour indiscutable vérité. Prises de tête assurées : chacun en fait à sa tête, et fait la tête s’il n’est pas entendu. Et montent les pulsions…
Et si les élèves notaient leurs professeurs ? Les croyants, leurs anges préférés, et les vaches, les trains qui passent… Que deviendrait la transmission des savoirs ? L’objectivité fondée qui structure une société ? Les enseignants audimatés feraient de la gestion de groupe ( ô l’ego lourd ) et les vaches s’occuperaient des horaires de la SNCF les jours de non-grève.
Ce petit texte d’humeur vive, à la très discutable valeur, doit beaucoup au livre excellent de l’Aubois Jean-Philippe Testefort, « etre@eleve.com », aux éditions de L’Harmattan.
Christian Noorbergen








