L’Aube à nouveau renoue avec le déclin.
Pendant une dizaine d’années les actions entreprises pour sortir l’Aube de l’ornière ont connu de beaux succès :
désenclavement avec la construction des autoroutes ;
correction de l’absence d’enseignement supérieur avec l’UTT et l’ESC ;
début de diversification avec l’implantation d’activités nouvelles, industrielles, commerciales et de services.
Maintenant, hormis un frémissement dans le nogentais, l’économie locale replonge.
La faute à qui ? A nos élus qui n’ont aucune vision d’avenir, aucun projet mobilisateur. Un carnet d’adresse qui ne sert à rien ! C’est bien la peine d’être membre du gouvernement ou sénateur depuis 17 ans pour ne pas savoir en faire profiter l’Aube, peut être même ne pas savoir ce qui se trame autour.
Tout pourtant se met en place autour de nous mais sans nous :

- Vatry : sans nous, contre nous ?
Le développement de Vatry, auquel nous n’avons pas voulu nous associer (Philippe Adnot en particulier qui voulait jouer seul) et qui, en 2009, atteindra l’équilibre financier avec plus de 75 000 tonnes de frets par an en attendant le développement des passagers puis de la plateforme multimodale de son « Magma parc »

- TGV-Est : qui est oublié ?
Le TGV Est, dont nous sommes trop éloignés pour profiter des bénéfiques « retombées », mais suffisamment près pour en subir la concurrence, en particulier pour l’avenir de la ligne SNCF Paris Bâle que nous n’avons pas encore obtenue, ne serait-ce qu’au titre des compensations.

- Voies navigables de France : où est le trou ?
Les autoroutes fluviales et le projet de liaison de Paris avec le Benelux, à condition d’avoir le gabarit 3000 tonnes jusqu’à Nogent, en panne depuis l’abandon « des fameux casiers ».
Notre vocation logistique, mise en péril par toutes les initiatives prises ça et là (par Vatry en particulier), pour avoir traîné dans la réalisation du parc sud, enfin devenu 10 ans après, parc logistique de l’Aube.

- Magistrale Eco-fret : carte actuelle
Tout se passe sans que nous fassions quelque chose, sinon s’opposer à une étude sur l’opportunité d’une voie ferroviaire nord-sud qui pourrait s’inscrire dans le projet « Magistrale Eco-fret », mijoté par l’Etat et la SNCF.

- Magistrale Ecofret : pourquoi pas par l’Aube ?
Ce nouvel axe alternatif, le Havre-Amiens-Reims-Dijon pourrait très bien passer par Vatry et Troyes, si nos élus se battaient pour l’obtenir en compensation du TGV Est, au prix même de l’abandon de l’électrification de la Paris Bâle, simplement en redressant les virages de la ligne actuelle pour ramener Troyes à 1 heure de Paris. C’est Langres qui va finir par emporter ce contournement de Paris, les liaisons nord-ouest— sud-est et tout le bénéfice d’une plateforme de fret ferroviaire (voir Le pays de Langres : une situation centrale en Europe.)
Le réveil va être brutal pour l’Aube, mais il sera trop tard
Mais quelqu’un parmi nos élus a-t-il au moins une vision d’avenir ? Avons-nous un plan de marche ou de bataille pour mobiliser tout un chacun et espérer pouvoir nous en sortir ? A-t-on au moins une stratégie de développement économique ? Même pas ! Pas étonnant avec des responsables politiques qui s’ignorent, ne se parlent pas, se supportent à peine en se regardant en chien de faïence. Jamais une seule réunion de travail n’a réuni Adnot, Baroin et leurs collaborateurs pour réfléchir et arrêter un projet économique et sa stratégie pour atteindre les objectifs retenus.
Seuls Aube Développement et la CCI, entre l’enclume et le marteau, tentent bien d’harmoniser et de synthétiser les pulsions et les velléités des uns et des autres, mais quand les représentants de la CCI, conscients du problème, essayent de se projeter en concoctant un projet d’avenir, « l’Aube du Renouveau », ils se font taper sur les doigts par Monsieur Adnot, alors que François Baroin ne trouve rien de mieux que de s’éclipser, n’en ayant rien à foutre ou ayant sans doute d’autres chats à fouetter sur Paris ou dans les îles lointaines.
Philippe Adnot, retranché derrière ses certitudes, seul à détenir la vérité, derrière l’arbre que cache la forêt de son UTT, tente bien de lancer des projets plus farfelus et irréalistes les uns que les autres comme « le projet soleil », puis dernièrement "le pôle de compétence sur les technologies de la sécurité et la fiabilité des systèmes". Quant à François Baroin, il n’est pas acteur du développement économique. Il navigue au grés des vagues, avec pour seule obsession de mener sa barque en évitant les écueils qui pourraient nuire à sa carrière, donc en ne faisant rien, ne prenant aucun risque, s’adaptant à ce qui vient mais ne faisant rien pour que ça vienne !
Comment une entreprise pourrait-elle tirer son épingle du jeu, se développer et gagner des marchés avec semblables dirigeants ?
Tout ce qui se met en place autour de nous, sans nous, faisant de l’Aube une zone d’évitement « au milieu de tout mais reliée à rien », porte en germe les prémisses d’un futur désert aubois. L’Histoire finira par porter un jugement très sévère sur nos élus !











