CONTRE L’EUROPE CAPITALISTE ;
Le NPA propose un plan de rupture avec le capitalisme basé sur le partage des richesses sous le contrôle de la population.
UNE EUROPE REELEMENT DEMOCRATIQUE ;
Le projet de constitution européenne, rejetée par trois pays en 2005 et 2008, nous est aujourd’hui imposé sous la forme du traité de Lisbonne. C’est une grave atteinte à la démocratie.
Le NPA veut créer une Europe réellement démocratique dans le cadre d’un processus constituant décidé et contrôlé par les peuples.
La démocratie ne devant s’arrêter ni aux portes des banques ni à celles des entreprises, nous revendiquons la suppression des paradis fiscaux et la levée du secret bancaire, la mise en place d’un service public bancaire unique sous contrôle de la population.
Parce que la population est la plus à même de décider de ce qu’il faut produire, où et comment, il est indispensable qu’elle prenne le contrôle et la possession des modes de production.
UNE EUROPE SOCIALE ;
Qui unifiera par le haut les droits sociaux, les conditions de travail, les retraites et la législation sociale pour l’ensemble des travailleuses et des travailleurs des pays européens.
Diminution du temps de travail vers les 30 heures pour toutes et tous, sans flexibilité ni annualisation et avec création de postes sous contrôle des salarié-e-s. Tous les contrats précaires doivent être convertis en emplois statutaires ou en CDI.
Nous voulons une loi interdisant les licenciements et pour le contrôle des salarié-e-s sur les conditions d’emploi et d’embauche. En cas de défaillance de l’entreprise, nous sommes pour remonter jusqu’au donneur d’ordre, en imposant l’ouverture des livres de comptes et la levée du secret bancaire et commercial.
Le plein emploi passe aussi par la création massive d’emplois dans les services publics.
Augmentation de tous les salaires, retraites et minimas sociaux de 300 € net par mois. Le financement sera assuré en prenant les 10 points de PIB qui sont passés de la poche des travailleurs à celle des capitalistes ces 25 dernières années (soit, pour la seule France, plus de 170 milliards d’€).
Contre la mise en concurrence des salarié-e-s, l’Europe que nous voulons rendra obligatoire un salaire minimum dans chaque pays européen, salaire minimum qui serait l’équivalent, en terme de pouvoir d’achat, des 1500 € net que nous revendiquons en France.
L’Europe que nous voulons garantirait des normes élevées de protection sociale et de services publics, basées sur la socialisation des richesses produites et une nouvelle répartition entre les salaires et les profits, au détriment de ces derniers.
Nous défendons le droit à une retraite pleine et entière à 60 ans avec 37,5 annuités dans le public comme dans le privé, avec 75% du brut calculé sur les 10 meilleures années, et une retraite à 55 ans pour les métiers pénibles. Aucune retraite ni minima sociaux inférieurs à 1500 € net par mois.
Pour réaliser tout cela, il faut prendre sur les profits. Il faut que les salarié-e-s contrôlent les comptes des entreprises et les mouvements de capitaux, imposent la fermeture des paradis fiscaux et la taxation des profits.
La Banque Centrale Européenne, sous le contrôle des populations, doit servir à financer des travaux d’utilité sociale (logements, transports collectifs…).
Il faut également harmoniser les fiscalités, fondées sur l’impôt progressif taxant fortement les plus riches et supprimer les taxes indirectes.
Nous exigeons un service public européen de l’éducation, avec des moyens à la hauteur des enjeux, et des diplômes reconnus.
Nous nous battons pour la gratuité totale de l’ensemble des soins et de tous les médicaments prescrits, grâce à une sécurité sociale assurant les remboursements à 100%. Cette sécurité sociale européenne doit être autogérée par les assurés. Il faut établir un véritable service public européen de santé, d’accès totalement gratuit (centres de santé publics, hôpitaux de proximité, grands établissements hospitaliers dotés de l’ensemble des plateaux techniques nécessaires).
De la même manière, nous militons pour une politique publique du logement avec arrêt des exclusions et une baisse massive des loyers.
Se loger, se chauffer, se nourrir, étudier, se soigner, se divertir, se cultiver, se déplacer, autant de droits élémentaires que les services publics doivent garantir à toutes et tous.
UNE EUROPE ECOLOGIQUE ;
Nous demandons :
Un véritable plan international de réduction des émissions nocives (-40% en 2020, -90% au moins en 2050),
L’abolition du traité Euratom ainsi qu’une loi interdisant l’enfouissement des déchets nucléaires,
La création d’un service public des énergies propres pour sortir du nucléaire et donner les moyens au développement d’énergies alternatives à l’échelle de l’Europe.
Pour une autre Politique Agricole Commune, il est urgent de changer de cap :
Recoupler et plafonner les subventions par actif, avec une bonification pour les agricultures respectueuses des êtres humains et de l’environnement, afin de stopper la « chasse aux terres » et proposer une répartition égalitaire des terres cultivables,
Stopper la mise en concurrence des zones de production et mettre fin à la destruction des agricultures des pays du sud pour assurer leur souveraineté alimentaire,
Soutenir massivement toutes les expériences d’autogestion de la production, de la transformation et de la distribution : coopératives, AMAP, circuits courts,
Créer un statut des travailleurs de la terre, petits propriétaires comme ouvriers agricoles, afin de sortir de l’auto exploitation,
Reconvertir les travailleurs des industries en maintenant leur contrat de travail et leur rémunération jusqu’à reclassement effectif sur un poste de même qualification,
Réduire drastiquement les pesticides et interdire les OGM dans les champs comme dans les assiettes,
L’eau, bien commun de tous, doit être gérée publiquement, dans la transparence, et accessible à tous.
UNE EUROPE DES DROITS ET DE L’EGALITE ;
Egalité salariale entre hommes et femmes (conformément au traité de Rome de 1957 !) avec rattrapage des salaires des femmes,
Droit à l’avortement et à la contraception libres et gratuits,
- Développement d’un service public de la petite enfance et de soins aux personnes âgées et dépendantes,
Statut autonome pour les femmes immigrées et le droit d’asile politique pour les victimes de persécutions sexistes,
L’attribution de droits propres en remplacement des droits liés au statut « matrimonial » pour l’accès à la protection sociale,
L’abrogation du Mandat d’Arrêt Européen,
La régularisation de tous les sans papiers,
L’arrêt des rafles et la fermeture des centres de rétention,
La liberté de circuler et la fin du contrôle de l’immigration,
Le droit de vote pour tous les immigrés,
L’égalité de droits pour les immigrés,
La représentation égalitaire dans les fonctions élues et dans les instances décisionnelles,
La séparation totale des structures religieuses et des Etats.












