40 villages rejoindront l’AOC Champagne. C’est ce qu’a décidé l’INAO [1].
L’objectif avoué de cette extension est de répondre à l’explosion mondiale de la demande. Sans doute les esprits chagrins y verront également une manière pour les grands industriels du Luxe (LVMH en tête) d’accroître des bénéfices déjà importants et de se donner des perspectives économiques encore plus excitantes pour les actionnaires.
Mais cette extension touchera aussi le quotidien des habitants des communes concernées. C’est ainsi, pour les heureux élus, la promesse de lendemains qui chantent, d’une revalorisation des terres, des ressources financières accrues. Car, pour mesurer l’intérêt économique de cette annonce, il faut savoir qu’un simple hectare classé grand cru peut se négocier plus d’un million d’euros ! Infiniment plus que le même hectare planté de blé. De quoi aiguiser les appétits et les convoitises.
Sur 40 communes réparties sur 4 départements, l’Aube hérite d’une belle part. 15 communes sont en effet concernées : Arrelles, Balnot, Bosancourt, Bouilly, Etourvy, Fontvannes, Javernant, Laine-aux-Bois, Macey, Messon, Prugny, Saint-Germain-L’Epine, Souligny, Torvilliers et Villery. 15 communes qui devront encore attendre la délimitation des parcelles par l’INAO pour toucher le gros lot. 15 communes dans lesquelles cette délimitation donnera sans doute lieu à de nombreuses querelles, jalousies, frustrations. Cela risque de saigner lorsque ces parcelles seront définies et lorsque certains se verront écarter du Jack-Pot viticole.
15 communes qui subiront sans doute de profonds changements (démographiques, sociolgiques...) d’ici quelques années.
En attendant de sabrer les premières bouteilles, vers 2020...
[1] Institut National des Appellations d’Origine









