Depuis mercredi 6 août, le pont voltaire est coupé à la circulation. D’ici quelques jours, de ce vieux pont, il ne restera plus qu’un souvenir. C’est donc parti pour 3 semaines où le pont sera totalement impraticable et plusieurs mois où la circulation ne sera possible que dans un sens.
Parlons-en justement de cette foutue circulation. Les piétons, heureux piétons, peuvent emprunter la rue Leon-Couturat. L’occasion pour nos deux journaux locaux, de vanter les charmes, assez secret il faut l’avouer, de cette rue... Les vélos, les bus et les autos sont eux logés à la même enseigne : celle de la bonne vieille déviation. Celles-ci, car elles sont plusieurs, vous emmèneront soit vers le rond point Galley, soit vers l’avenue Jean Jaurès (si vous venez de Troyes). Histoire sans doute de brûler le pétrole si bon marché...
Mais bon, tout cela est nécessaire et ne durera pas longtemps. Quelques semaines tout au plus, au milieu d’un mois d’août où l’automobiliste troyen cherche le chemin de la plage plutôt que celui du Pont Voltaire.
Le morceau de bravoure sera pour les mois prochains, lorsque les travaux de reconstruction seront entamés et que l’autopont sera en service. A ce sujet, j’évoquai il y a quelques semaines l’opportunité à saisir, pendant ces 7, 8 ou 9 mois ;l’occasion d’impulser de nouveaux modes de déplacements en ville : gratuité de la ligne 1, accès de la passerelle, dans les deux sens, aux seuls modes de déplacements propres... On en sait désormais un peu plus sur les décisions prises en la matière. La circulation sera restreinte à un seul sens (de Sainte-Savine à Troyes). Seuls les bus de la ligne 1 pourront circuler dans les deux sens. C’est là un bien maigre, très maigre signe en faveur des déplacements écologiques. Et on ne sait même pas encore si les vélos seront autorisés à emprunter cette voie dans les deux sens. Rien d’étonnant lorsqu’on mesure le peu d’intérêt de nos élus pour le vélo en tant que mode de déplacements quotidien.
Mais je ne désespère de rien. Car il reste encore du temps, beaucoup de temps pour que la-haut, dans les bureaux de la CAT ou de « je ne sais » quelle structure, on fasse un geste significatif en faveur de ceux qui choisissent de laisser leur voiture au garage.











