L'article

13
août
2008

Pont Voltaire : No pasaran !

Depuis mercredi 6 août, le pont voltaire est coupé à la circulation. D’ici quelques jours, de ce vieux pont, il ne restera plus qu’un souvenir. C’est donc parti pour 3 semaines où le pont sera totalement impraticable et plusieurs mois où la circulation ne sera possible que dans un sens.

Parlons-en justement de cette foutue circulation. Les piétons, heureux piétons, peuvent emprunter la rue Leon-Couturat. L’occasion pour nos deux journaux locaux, de vanter les charmes, assez secret il faut l’avouer, de cette rue... Les vélos, les bus et les autos sont eux logés à la même enseigne : celle de la bonne vieille déviation. Celles-ci, car elles sont plusieurs, vous emmèneront soit vers le rond point Galley, soit vers l’avenue Jean Jaurès (si vous venez de Troyes). Histoire sans doute de brûler le pétrole si bon marché...

Mais bon, tout cela est nécessaire et ne durera pas longtemps. Quelques semaines tout au plus, au milieu d’un mois d’août où l’automobiliste troyen cherche le chemin de la plage plutôt que celui du Pont Voltaire.

Le morceau de bravoure sera pour les mois prochains, lorsque les travaux de reconstruction seront entamés et que l’autopont sera en service. A ce sujet, j’évoquai il y a quelques semaines l’opportunité à saisir, pendant ces 7, 8 ou 9 mois ;l’occasion d’impulser de nouveaux modes de déplacements en ville : gratuité de la ligne 1, accès de la passerelle, dans les deux sens, aux seuls modes de déplacements propres... On en sait désormais un peu plus sur les décisions prises en la matière. La circulation sera restreinte à un seul sens (de Sainte-Savine à Troyes). Seuls les bus de la ligne 1 pourront circuler dans les deux sens. C’est là un bien maigre, très maigre signe en faveur des déplacements écologiques. Et on ne sait même pas encore si les vélos seront autorisés à emprunter cette voie dans les deux sens. Rien d’étonnant lorsqu’on mesure le peu d’intérêt de nos élus pour le vélo en tant que mode de déplacements quotidien.

Mais je ne désespère de rien. Car il reste encore du temps, beaucoup de temps pour que la-haut, dans les bureaux de la CAT ou de « je ne sais » quelle structure, on fasse un geste significatif en faveur de ceux qui choisissent de laisser leur voiture au garage.



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Les commentaires (9)

Pont Voltaire : No pasaran !
  • Commentaire 26187 le vieux qui pète
    le 13 août 2008  à 15:27

    il est gentil ce houplon ! il a plein d’idée pour un mec de gauche, c’est rare ! mais qui s’est qui va payer le bus gratuit ? c’est bibiche ! pour faire voyager qui ? trois ou quatre prolos ? elle est belle la france avec des idées pareilles !

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  • Commentaire 26189 Jay
    le 14 août 2008  à 08:00

    Et vous avez déjà pris ce "si joli passage" de nuit ?
    C’est pas très joli, ni rassurant...

    Vous parlez des bus TCAT. Il serait grand temps que nos élus regardent ailleurs. D’autres villes ou agglo de taille plus modeste ont des réseaux bien mieux conçus, et performants... Belfort par exemple. Qui est exploité en régie. Comme quoi, rien n’est impossible.

    Quant aux vélos, çà avance, tout doucement mais sûrement... Mais moi perso, avec les pavés du centre de Troyes. Non merci.

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  • Commentaire 26193 bouboule
    le 14 août 2008  à 14:29

    Elle est amusante la photo sur la déviation des piétons : un coup à gauche, un coup à droite. Dur, dur de savoir où aller. sinon je suis d’accord avec l’article : rien n’a été fait pour faciliter la vie de ceux qui vont travailler à vélo et est-ce que les piétons pourront emprunter l’autopont ?

  • Commentaire 26195 Fbm10
    le 14 août 2008  à 16:11

    Ce pont devait de toute façon etre totalement reconstruit non seulement bien sur pour l’hypothétique électrification mais aussi parce qu’il n’allait pas tenir encore très longtemps. Alors les déviations etaient inévitables. Autant se contenter des solutions proposé.

    Je sui également partisan du vélo en ville et j’espère des amélioratins dans ce domaine pour rendre plus facile la circulation des cyclistes en ville. Par contre pour moi le mode de transport que constitue le bus ne peut inciter les gens a préféré le bus a la voiture. En effet s’il est vrai que la TCAT ne semble pas forcémént très performante le fait est que le bus empreinte les meme voies de circulations que les autres modes de transport. Et c’est la cause je pense des retards a répétitions des bus troyens. Le constat est valable je pense dans les autres villes ou il y a des bus.

    N’en déplaise donc a certains mais tant qu’un transport urbain de voyageur sur rail n’aura pas fait son apparition a troyes les problèmes subsisteront et les gens choisiront encore de prendre leurt voiture plutot que les transports en commun par bus.

    Mais avouez qu’un tram a troyes c’est une autre histoire et ce serait des dizaines et des dizaines de déviation. De quoi alimenter en sujet votre site

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  • Commentaire 26196 Vanator
    le 14 août 2008  à 17:34

    Pour répondre à Jay, au cas où il ne le saurait pas, la TCAT est également exploitée en régie me semble t-il. j’avais lu par hasard un article d’UFC que choisir, qui comparait les différents réseaux urbains de villes de France, et Troyes était très bien classée de ce point de vue là.

    D’ailleurs, certains devraient un peu voyager pour se rendre compte qu’ici nous sommes très bien lotis par rapport à d’autres villes. Lorsqu’il y a des grèves d’ampleur nationale, Troyes est bien souvent évitée. Les seules rares grèves que j’ai vues étaient lors d’agressions, et non pas des mouvements sociaux sans réel fondement.

    Je peux vous donner un exemple, lorsque j’étais à Montpellier, durant 6 semaines de suite les transports en commun étaient en grève le samedi (et uniquement ce jour là). Quand vous avez très peu de ressources et que vous n’avez que ce jour là pour faire vos courses, je peux vous dire que ça "fout les boules" comme on dit, étant obligé d’aller faire ses achats plus près de chez soi et payer un total 50% plus cher, parce qu’on a pas pu aller au magasin moins cher mais qui nécessite de prendre le tramway (et oui, être écologiste et sans permis ni véhicule n’est donc pas compatible avec les grèves des transports).

    D’ailleurs j’ai quitté le sud, je vais travailler sur Paris désormais, au moins je pourrai retrouver Troyes tous les week-ends :-)

  • Commentaire 26198 Pascal Houplon
    le 14 août 2008  à 19:18

    heureux de votre retour à Troyes. Sur le papier et vu de l’extérieur, le réseau "bus" a une bonne image et semble performant. Le paradoxe c’est que l’utilisation ne reflète pas cette réputation. Autrement dit, le profil des usagers est encore très restreint : collégiens, lycéens, retraités, catégories défavorisés. Dans d’autres villes, les transports en commun couvrent une gamme d’usagers beaucoup plus large. Le cas extrême étant Paris où toute la population utilise le métro.

    Si l’on se place dans une perspective d’un fort développement des transports en commun, l’enjeu est celui là : rendre ces transports attractifs pour toute la population, faire du bus une alternatif crédible plutôt qu’un choix par défaut.

    La question est donc celle-ci : pourquoi notre réseau réputé performant, n’attire pas un plus large panel d’usagers ? pourquoi garde-t-il, ici, une mauvaise réputation et reste-t-il un transport réservé aux plus modestes des usagers ?

    - Le prix ? Sans doute pas. Même si, certaines opérations ponctuelles de gratuité (comme pendant ces travaux) pourrait donner une impulsion.
    - Le temps de trajet ? Plus certainement. En porte à porte, le bus troyen est souvent bien moins rapide que la voiture ou le vélo. C’est là que le bas blesse. Pourquoi prendre le bus si je dois marcher 5 minutes jusqu’à l’arrêt-bus, attendre 10 minutes pour faire 20 minutes de trajet et marcher encore 5 minutes jusqu’à mon bureau ? C’est ici que des voies réservés aux bus ont une grande utilité, que la fréquence, la régularité doivent progresser.
    - L’image ? C’est indéniable. Ailleurs, le tramway a redonner un coup de jeune, déringardisé les transports collectifs. Comment redorer l’image du bus ? On revient sur l’idée de le rendre plus rapide, plus fréquent, plus régulier.

    Finalement, pourquoi avoir abandonné le tramway ?

  • Commentaire 26199
    le 14 août 2008  à 20:55

    la voiture c’est la liberté, et le bus c’est l’esclavage et c’est rétrograde. c’est tout. c’est pour ça que la voiture restera indispensable

  • Commentaire 26211 Jay
    le 15 août 2008  à 14:19

    Il suffirait de crééer 2 ou 3 lignes fortes, avec couloirs ou site propre, des fréquences élevées... Cela existe dans certaines agglo "tout bus". En région parisienne également, avec le TVM. Pourquoi pas à Troyes ? On a peur de chasser la voiture ?
    Pour mon exemple de Belfort, c’est la premier réseau de France à avoir mis en place la facturation au déplacement réel, via une carte magnétique... Et pour améliorer la vitesse commerciale, plus de vente à bord des bus, mais uniquement chez les buralistes, etc...
    Et une règle simple pour l’ensemble du réseau urbain : 1 bus toute les 10 minutes en journée.
    La fréquentation à fait un bon en avant (ce qui n’a pas fait plaisir à l’ancien exploitant, avant le passage en régie).
    Quand on veut...

  • Commentaire 26212 Vanator
    le 15 août 2008  à 15:30

    La facturation au déplacement réel, ça dépend où on se place... Parce que pour le petit utilisateur, ça l’avantagera, mais celui habitué au forfait qui l’empreinte de manière illimitée sans se soucier de sa consommation, ça va par contre le freiner.

    Mais il est vrai que je n’ai jamais compris pourquoi on fait toujours partout (aussi bien les transports, que d’autres domaines, comme les spectacles, etc) payer moins cher les enfants et jeunes que les adultes. Pour les habituer et les rendre "accro" en devenant adulte ? Cible complètement manquée ! Certains l’utilisent étant jeunes car c’est gratuit et pas d’autres moyens, mais dès qu’ils deviennent adultes et obtiennent le permis, ont hâte de prendre la voiture pour éviter les bus lents et bondés.

    D’ailleurs je peux vous donner un exemple personnel, sur les transports interurbains : je connais une personne qui habite à Brienne le Château et doit se rendre au lycée tous les jours. Elle utilise les Courriers de l’Aube. Étant lycéenne, le Conseil Général finance l’abonnement. L’an prochain, tout en restant dans le même lycée, mais devenant étudiante (car entrant en BTS), celle-ci n’aura plus la gratuité des transports. Mais même s’il existe des réductions, il n’existe aucun abonnement illimité au forfait aux Courriers de l’Aube. Cette personne compte donc trouver un logement sur place, car elle ne pourra faire les trajets quotidiennement. Pourquoi les lycéens sont-ils plus privilégiés que les étudiants qui doivent eux s’auto-subvenir et ont donc encore moins les moyens ?

    Qui sont ceux qui devraient être les plus incités financièrement ? Non pas les jeunes qui eux n’ont pas d’autre moyen de transport et le prendront de toute manière, mais bel et bien les adultes actifs qui eux peuvent hésiter, car délaissés côté tarif. Lorsque j’étais à Montpellier, l’abonnement illimité sur tout le réseau c’était 30€ (somme tout à fait raisonnable), et cela aussi bien pour les RMIstes, les handicapés, les jeunes, les retraités, et les actifs travaillant, sans distinction.

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