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19
nove
2008

Plus de 8500 étudiants à Troyes en 2008

8539 étudiants à Troyes cette année, c’est l’information donnée dans l’Est Eclair de ce jour. Je me rappelle de mes études à Troyes il y a une vingtaine d’année où le nombre d’étudiants ne devaient pas dépasser les 1000. Les choses ont bien changées depuis.

Notre petite école de commerce et de gestion qui comptait dans les années 80 deux promos d’une quarantaine d’étudiants est a présent devenue le groupe ESC Troyes dont la notoriété de cesse de croître et dont les diverses filières de formation comptent plus de 1300 étudiants en 2008. l’I.U.T. qui comptait à l’époque à peine 500 étudiants dépasse les 1250. Le centre universitaire inexistant en ce temps là est repassé au dessus des 1100 étudiants, les différents BTS eux aussi rassemblent près de 1300 étudiants, les classes préparatoires aux grandes écoles environ 250 et l’U.T.T. frise les 2500. Nous avons gagné depuis 2007 près de 500 étudiants passant de 8063 à 8539 cette année. L’ambition de faire de Troyes le deuxième pôle universitaire de la champagne Ardennes est en passe d’être réussie et les troyens commencent à s’en rendre compte.

Bien sur tout cela n’est pas comparable à de grands pôles universitaires comme Reims, Dijon ou Nancy, néanmoins si l’U.T.T. continue son développement la barre des 10 000 devrait rapidement être franchie. Cela ne peut qu’être bénéfique à notre agglomération. En effet els étudiants génèrent une activité économique non négligeable dont profitent bien évidement l’immobilier, mais aussi l’ensemble des commerces de l’agglomération. L’apport économique est également non négligeable pour les entreprises qui trouvent là un réservoir de main d’œuvre très qualifiée qui apprenant à connaître notre ville, accepte finalement de s’y installer. Ce n’est vexer personne de dire que notre agglomération n’est pas franchement attractive parce que méconnue et que notamment pour leur encadrement certaines entreprises locales peinent à faire venir des compétences lors de leurs recrutements. On sait aussi que le monde étudiant est un réservoir d’entrepreneurs de tout poil et qu’un pourcentage d’entre eux s’installe soit dans leur ville d’origine, soit dans leur ville étudiante lors de leur création d’activité. Cela même si le processus est lent est à moyen terme bénéfique pour la ville. C’est d’ailleurs l’esprit de la chartre entrepreneuriale signée par la technopôle de Troyes et les principales filières étudiantes de l’agglomération.

Un pôle universitaire qui doit s’habituer aux étudiants

Bref voilà de bonnes nouvelles dans une période où ne le cachons pas la grande majorité des informations économiques sont plutôt catastrophiques. Pourtant si Marc Sebeyran semble attribuer la constante augmentation du nombre d’étudiants dans notre ville aux excellentes conditions d’accueil, on est parfois surpris de la comparaison avec d’autres pôles universitaires. Deux petits exemples : Ma fille étudiante à Dijon l’année dernière avait grâce à son statut accès à un tarif très privilégié sur les lignes de bus (à l’image de ce que fait la TCAT pour les collégiens de l’agglomération). Pour les étudiants troyens, rien ou presque !!! La carte d’étudiant n’offre que de très légers avantages, si bien que pour 5 km de moins parcourus chaque jour en bus, ma fille paie cette année pour ses trajets 8 fois plus cher qu’à Dijon. Si l’on veut inciter nos étudiants à prendre le bus, il y a un réel effort à faire. Autre point révélateur, les étudiants n’ont accès que le lundi à un tarif réduit au cinéma ! Incroyable !!! Bien sur cela ne dépend pas de la ville mais d’un opérateur, nul doute qu’un peu de concurrence à ce niveau ferait du bien. Les gérants de ciné city feraient bien de se méfier. Pas de concurrence mais une nouvelle augmentation du nombre d’étudiants pourrait à terme changer cette donne. D’autres exemples que je ne connais pas (trop vieux) doivent exister.

Comment continuer à développer ce pôle d’enseignement supérieur ?

Reste que si nous voulons continuer à développer l’enseignement supérieur à Troyes, il va falloir faire preuve d’ingéniosité. L’U.T.T. atteindra vraisemblablement sa taille maximale autour de 4000 étudiants avec de nouvelles filières doctorantes. Le groupe ESC devrait continuer de monter en gamme mais pas forcément en quantité pour plafonner à moyen terme autour des 2000 étudiants maximum. Pas de perspective d’ouverture de nouveau département à l’IUT. En tout cas le nombre d’étudiants allant baisser en Europe dans les prochaines années, il faudra se démarquer et proposer des filières bien spécialisées pour éviter le regroupement vers les principaux pôles étudiants. Une des pistes à explorer est sans nulle doute les filières d’enseignement liées à écologie. S-il est reconnue que la protection de l’environnement génèrera à terme plusieurs centaines de milliers d’emplois dans notre pays, les filière spécifiques de formations en sont encore à leurs balbutiements, car nombre de métiers dans une dizaine d’années liés à cette activité n’ont pas encore été inventés. A l’image de ce qu’à initié Philippe Adnot avec l’UTT il y a 10 ans, nous devons créer à Troyes une université des métiers de la protection de l’environnement. Cela existe en France sous une multitude de formation diverses et disséminées, mais pas sous forme d’université offrant des formations de la maîtrise au doctorat. A nous de la créer, là il y a une vraie place à prendre, François Baroin aura t-il la volonté politique pour cela ? L’UTT après deux échecs d’implantations d’écoles d’ingénieurs initiées par Robert Galley et Jacques palencher est née ensuite de la volonté politque de Philippe Adnot, nous le critiquons assez sur ce site, pour lui reconnaître cela. Notre président de la CAT qui a assuré ne pas vouloir de destin régional aura t-il la même volonté pour son agglomération ??



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Les commentaires (3)

Plus de 8500 étudiants à Troyes en 2008
  • Commentaire 28581 Vanator
    le 19 novembre 2008  à 20:27

    Bonjour à tous, après une période sans Internet ni réellement de temps libre, me revoici :-)

    Un petit commentaire par rapport à ce que dit Léo. Lors de la rentrée il y a 2/3 ans, Christian LERMINIAUX (le directeur de l’UTT) disait que d’ici quelques années, on atteindrait surement à terme les 3000 étudiants, mais que ça n’irait sans doute pas plus loin. Peut-être cela changera t-il, mais dans un premier temps, 4000 n’est pas à l’ordre du jour.

    Il existe un master IMEDD (Ingénierie du Management Environnemental et Développement Durable), mais cela semble être la seule formation de ce type sur l’agglomération.

  • Commentaire 28594 Léo
    le 20 novembre 2008  à 14:11

    Tiens cela fait plaisir de revoir Vanator.

    J’ai pris le chiffre de 4000 pour l’UTT, car l’université Technologique de Compiègne annonce un nombre d’étudiants assez proche de celui ci. Comme elle est sur un créneau identique à l’UTT, mais plus ancienne, cela me paraissait être la taille "raisonnable". Mais vous semblez mieux renseigné que moi.

    Je connais le Master IMEDD, mais je pense que dans le futur, nous aurons besoins de toutes sortes de niveaux de formation liés à l’environnement, pas uniquement du niveau Master.

  • Commentaire 28601 Vanator
    le 20 novembre 2008  à 19:17

    Espérons que ces deux chiffres évolueront (le nombre d’étudiants de l’UTT et le nombre de formations dans ce domaine). Mais attention à ne pas tomber dans les chiffres juste pour faire du chiffre. Il faut tout de même garder une certaine pertinence par rapport aux besoins. Le tout est de ne pas non plus saturer l’offre au bout de quelques années, en ayant en plus de ça détérioré la qualité au détriment de la quantité.

    Tiens d’ailleurs, question un peu hors-sujet, mais pas tant que ça. Avec la réforme LMD, on passe le 1er degré universitaire de +2 à +3. Cela signifie qu’à terme, les licences pro en IUT devraient fusionner avec le DUT, les BTS et classes prépas passer à 3 ans au lieu de 2. Quelqu’un a t-il des chiffres sur l’effet que cela pourrait produire (notamment au niveau local) sur le nombre d’étudiants global ? Et déjà au moins savoir, quand cela sera t-il mis en pratique. Car si en fac c’est déjà mis en place, tout le reste des universités est encore à la traîne.

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