On allait voir ce qu’on allait voir… Les ministres prenant le train pour aller porter, à Lyon, la bonne nouvelle de la relance. L’Aube pouvait légitimement compter sur quelques millions d’Euros dans les 26 milliards d’Euros dépensés… Les 292 131 habitants du département représentent un peu plus de 0,4 % des 64 102 000 Français, une simple règle de trois nous faisait espérer quelque 120 millions d’Euros qui se déverseraient sur le département.
Que nenni ! On ne touchera rien, ou presque rien. Sans doute parce que l’Aube et Troyes ont échappé à la crise ? sans doute grâce à l’action énergique des élus départementaux et locaux ! Sans doute parce qu’il y avait plus urgent à faire ailleurs…
Les plus crédules pensaient que le Grenelle de l’environnement aidant, la ligne Paris-Bâle sortirait enfin du gouffre. Peine perdue ! Le plan prévoit 3,2 millions d’€ pour la « poursuite d’opération préliminaires à l’électrification de la ligne ferroviaire Paris-Bâle sur la section Gretz-Troyes »… Encore une étude ??? A-t-on vraiment encore besoin d’une étude pour prouver la nécessité de cette électrification ? Il manque 150 millions d’€ pour financer l’électrification et l’État apporte 3,2 millions pour une étude ! Cherchez l’erreur… Pourtant la semaine dernière Le député-maire de Troyes annonce à cette occasion qu’il a rencontré mercredi Patrick Devedjian, chargé de la mise en place du plan de relance du gouvernement, en compagnie de Christian Jacob, le maire de Provins, pour à nouveau plaider la cause de l’électrification de la ligne 4. Il rappelle que Nicolas Sarkozy, lors de sa venue à Provins voilà quelques jours, « avait répondu favorablement sur cette perspective ». Baroin « allume » le Conseil économique et social régional
Regardez les cartes fournies par les services du premier ministre. L’Aube n’a rien ou quasiment rien en dehors des 1,6 millions d’Euros prévus de longue date pour des travaux dans la cathédrale… (pas le parking, l’église !), de l’aménagement de la gare de troyes pour les personnes à mobilité réduite et de quelques miettes par-ci par-là (46 000 € pour les projets de valorisation des sites patrimoniaux des pays Armance et Othe, un soutien à la construction de logements, de 78 000 € pour la rénovation des installations militaires situées dans l’Aube).
Plus de 1000 chantiers sont concernés par ce plan, 5 concernent l’Aube pour un total de 5 millions d’€ ; on est loin des 120 millions de notre règle de trois. À Paris certains discutent de ce plan… Pour les uns il n’est pas assez ambitieux, pour d’autres il devrait plus porter sur la relance de la consommation, pour d’autre enfin le gouvernement s’investit à plein… Discussion surréaliste ici puisque, de toute façon, nous n’avons rien !
Vous me direz, ce n’est pas grave… On se souvient (avec Jorge d’Hulst Une habitude !) que « Hélas, cela devient une habitude. Car la même mésaventure lui est déjà arrivée. C’était en 1993 lorsque le gouvernement, alors dirigé par Édouard Balladur, s’était réuni au complet à Troyes pour un comité interministériel d’aménagement du territoire. Le département n’avait rien obtenu alors qu’avait été annoncée la délocalisation de plusieurs milliers d’emplois publics ! » Erreur, monsieur D’Hulst, le département avait obtenu la création d’une école d’architecte… Elle est où cette école ?
Vu les réaction « énergique » d’Adnot et de Baroin contre le CESR la semaine dernière, j’espère que leurs réactions prochaines seront à la hauteur de la désespérance des aubois !
Si vous n’avez pas peur, je vous invite à lire la totalité du plan de relance sur le site du 1er ministre. Plan de relance de l’économie.















