Pour sa 5ème édition, Troyes et la fédération des commerçants ont voulu innover et offrir plus de lisibilité à un des à-côtés du festival de Champagne, le parcours d’artistes « Nuits en ville » : cette exposition au fil des vitrines où les artistes locaux ont installé des oeuvres originales sur le thème de la chanson et pour cette année, du festival Frenchy.
Ainsi, de grosses boules oranges plantées d’un panneau au nom de l’artiste ont été installées devant la vitrine qui expose chaque oeuvre, un dépliant avec la situation dans le bouchon des vitrines choisies a été publié et la galerie l’Arrivage est le temps du festival le point info spécial « Nuits en ville » : Des initiatives pour donner de l’ampleur à une manifestation qui restait les années passées dans l’anonymat et où la découverte d’une sculpture à l’effigie de Bernard Lavilliers ou de Véronique Sanson se faisait au gré d’une promenade en ville.
Cette année, on peut donc prospectus à la main, jouer l’amateur d’art éclairé et suivre un parcours bien balisé pour découvrir quelques oeuvres originales et dans le thème mais malheureusement, également pour trouver une devanture bien vide ou un travail sans lien évident avec les Nuits.
Eddy aurait-il laissé les artistes locaux en mal d’inspiration ?
Quoi qu’il en soit, l’apparent sérieux donné par la ville et ses commerçants à l’exposition contraste avec le résultat.
Pour être satisfait, encore faut-il choisir le bon jour à la bonne heure au risque de trouver un point info fermé ( en plein après-midi !), une boutique close à la vitrine baissée ( pourquoi alors choisir d’exposer un artiste ?), une oeuvre non visible depuis la rue ( alors que le principe même de la manifestation est d’exposer dans les devantures !).
Pour être satisfait, sans doute vaut-il mieux découvrir au hasard le voyage dans les étoiles de Sylvain Lécrivain, les P’titkons d’Eric Doué sur leur gamme ou la sculpture musicienne de Victor Loiselet et Delphine Regneault que de rester planté, dépliant à la main, devant des oeuvres à chercher un lien avec la musique ou avec Eddy Mitchell, devant un Bougnat des Pouilles à la vitrine désespérement vide ou comble du comble, place de la Libération, devant le panneau de l’acrylique sur toile de François Disle « Vous n’avez encore rien vu ! » Des promesses, des promesses et rien, si ce n’est l’autocollant rouge de l’auto école Popeye ( à moins qu’un nouveau concept ?). Au terme de mon périple dans les rues du Bouchon, point de magie mais un sentiment d’inachevé. Mon dépliant en main, je suis déçue et je regrette, le charme de l’errance qui, l’an passé, m’avait transporté « on the road ».











