La petite polémique autour de la vente de Menois continue son petit bonhomme de chemin. Ainsi l’association fondée par l’opposition de gauche à Troyes, armée d’un touchant romantisme, poursuit ses efforts pour sauver le château en ruine.
Les éditions du 31 août de nos amis de chapi-chapo [1] font justement état de la mobilisation pour surseoir à la fermeture du Poney-Club. Nul doute que pour la gauche il s’agit d’un combat essentiel pour construire un monde meilleur... Car les poneys, chacun le sait, participent à notre bien être et à l’équilibre social de notre collectivité. Ils sont pour les amis de Menois le symbole du combat mené contre l’odieuse décision du maire de Troyes de vendre ce parc. Ils pourront, le jour du grand-soir, être enfourché pour renverser la société bourgeoise corrompue. A ce rythme, le poney pourrait d’ailleurs devenir le nouveau symbole de la gauche unie pour les prochaines élections [2].
Grâce aux poneys, mais aussi à l’action résolue de la gauche, les amis de Menois ont rassemblé, nous dit la presse, 600 signatures « papier » et 1 400 autres électroniques [3]. Un chiffre impressionnant. D’autant plus remarquable et surprenant que le site du collectif « sauvons menois » fait état de 105 signatures !! C’est pas mal, me direz-vous, mais largement moins que les 1400 signatures électroniques annoncées.
Où se trouvent alors les 1295 autres signatures ? Egarées dans le parc ? Bouffées par les poneys ? Peut-être ce chiffre de 1400 signatures électroniques fait-il en réalité référence au nombre de membre du groupe facebook dédié à la lutte finale, la sauvegarde de Menois... Il y aurait alors une petite, toute petite boulette (que nous mettrons hypocritement sur le dos des journalistes de chapi-chapo pour ne pas nous fâcher avec nos camarades de gauche) entre le décompte des pétitions dument signées comme telles et l’inscription à un groupe facebook qui n’a évidemment pas tout à fait la même signification.
Reprenons : Le 10 août dernier, l’Est-Eclair annonçait que l’association avait recueilli 1000 signatures. 3 semaines plus tard, puisqu’il faut déduire les 1 400 membres du groupe facebook, les amis des poneys de Menois ne peuvent revendiquer que 700 signatures... Ce qui, il faut le reconnaître, est loin d’être négligeable. Pourtant, à ce rythme, si les poneys gardent le même appétit, la pétition et accessoirement le parc pourraient avoir quelques difficultés à passer l’hiver.
[1] A lire :
l’Est-Eclair
Libération-Champagne
[2] Les démocrates américains ont bien un âne !
[3] L’Est-Eclair du 31 août 2009










