On croyait l’affaire réglée. Un discours de plus en plus ferme, l’autorité chaque jours réaffirmée, une répression de plus en plus forte... cela devait suffire à vaincre l’insécurité. Manifestement, les derniers chiffres publiés par le Figaro, viennent bousculer les idées reçues sur l’efficacité des mesures à prendre pour combattre l’insécurité.
4 domaines (atteintes volontaires à l’intégrité physique, atteintes aux biens, infractions révélées par l’action des services, escroquerie et infractions économiques et financières) ont été analysés par l’observatoire de la délinquance. Et les résultats placent notre département dans une médiocre position.
L’Aube obtient son meilleur classement, une modeste 39e place, dans les infractions révélées par l’action des services (législation sur les stupéfiants et les étrangers). Concernant les escroqueries et les infractions économiques et financières, notre département obtient une très moyenne 52e place. Mais le pire touche les domaines des atteintes aux biens et surtout à l’intégrité physique. Dans ces deux chapitres, où prend naissance le sentiment d’insécurité, l’Aube obtient respectivement une 58e et 73e places très peu flatteuses.
Les violences aux personnes sont donc particulièrement élevées dans notre département avec un taux de 6,8 faits constatés pour 1000 habitants et une progression de 5,6% en un an ! Dans le détail, les violences crapuleuses (vols avec violences) et les violences sexuelles diminuent de 6,7% et 4,2%. Mais les violences non-crapuleuses et les menaces de violences augmentent respectivement 9,5% et 7,1%. A croire que la vidéo-surveillance vidéo-protection comme disent maintenant les aficionados de big-brother et du politiquement correct, n’a simplement fait que déplacer un problème sans jamais l’atténuer.
Ces chiffres alarmants, alimenteront immanquablement la polémique. Ils viendront justifier, pour certains, de nouvelles mesures répressives et vidéo-protectrices. D’autres, au contraire, y verront la nécessité d’accroître toutes les mesures préventives et les pansements sociaux... Dans chacun de ces cas, on nous re-cuisinera les vieilles recettes coûteuses, manifestement inefficaces et mille fois éculées.
Alors que faire ? Plus de prévention ? Plus de répression ? Plus de bleus dans les rues ? Plus de ces yeux électroniques ? Plus de police de proximité ? Plus d’éducateurs ? Plus de... toujours plus... pour quels résultats ?









