Voici les raisons de mon engagement au sein d’Europe-Ecologie et de ma candidature pour ces élections européennes.
Je m’appelle Valérie Labarre, je suis maman de trois enfants et libraire éditrice au bout du monde.
Être maman, c’est souvent avoir à répondre à des questions dérangeantes et essentielles, se poser soi-même la question de quel monde on doit apprendre à nos enfants et prendre comme maxime la phrase de Saint-Exupéry « La Terre ne nous appartient pas, nous l’empruntons à nos enfants ».
Je suis adhérente à Greenpeace depuis de nombreuses années et engagée personnellement dans la défense des droits humains, droit au logement y compris ; notamment par des actions culturelles comme la journée du 18 décembre dernier au cinéma avec Augustin Legrand et la production du disque d’Abrazam « La valse qu’importe », chanson dédiée aux sans-abris.
D’ailleurs, Stéphane Hessel, figure emblématique de la lutte pour les droits humains (co-rédacteur de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme) soutient publiquement Europe-Ecologie et Yannick Jadot, ancien directeur de campagne de Greenpeace France, a rejoint Europe-Ecologie et est tête de liste sur la région Grand-Ouest.
Europe-Ecologie rassemble donc des gens dont je respecte le travail et que j’admire (Daniel Conh-Bendit, Eva Joly, pour ne citer qu’eux) et je suis fière de faire modestement partie de ce mouvement.
Nous sommes trois libraires ou éditeurs sur les 18 candidats de la section Grand-Est. C’est dire que les artisans de la culture et de la convivialité sont à leur place dans ce rassemblement.
Avec Europe-Ecologie, comme c’est d’ailleurs le cas avec les Verts, les femmes bénéficient d’une véritable parité. J’estime que c’est important que les femmes s’y mettent, se mettent à faire de la politique au vrai sens du terme. Alors j’ai envie de citer Annie Leclerc :
« Par politique, j’entendais : pas l’expression d’un rapport de force, d’une lutte à mort pour la domination. Or ce qui m’apparaissait à moi c’est que le règne de la lutte à mort pour la domination, parti contre parti, Etat contre Etat, sexe contre sexe, touchait à sa fin. Qu’il était temps de se mettre à l’ouvrage d’une terre offerte à tous, ici, maintenant, tout de suite, qu’il y avait urgence. Urgence de vie. Urgence à réparer, soigner, pacifier, économiser, partager, urgence à considérer l’ampleur des malheurs accumulés de mains d’hommes dans la course effrénée au pouvoir, au profit, aux juteuses performances technologiques, à travers la guerre de tous contre tous, la dégradation des conditions de vie d’un nombre croissant d’individus, peuples, nations, et le pillage irréversible des ressources de la planète. [...] Le terme politique devait changer de sens. »
On a la possibilité maintenant, et aussi à cause de cette crise (et pourquoi ne pas en profiter) de sortir d’un système qui nous fait aller droit au mur. Plus il y aura de députés Europe-Ecologie au parlement européen, plus le message passera et les mentalités changeront.
Le « It’s not too late » (ce n’est pas trop tard) de Greenpeace prend tout son sens au moment des élections européennes.
S’il ne faut voter qu’une fois pour un vrai changement, c’est cette fois-ci.










