On pensait que c’en était fini de cette communication idiote où les politiques pensent que les citoyens sont des gogos capables d’avaler n’importe quoi… On pensait que l‘aventure d’Adnot échouant trois fois pour imposer son ridicule palais avait fait réfléchir les édiles locaux… On pensait que la présence d’auboisementcorrect avait fait changer la communication politique départementale, les élus craignant d’être « cloués au pilori » s’ils disaient n’importe quoi…
Et certains signes allaient dans ce sens. Le recul et la réflexion sur le projet de Menois (que nous soutenions mais qui était manifestement « mal vendu »), la réflexion toujours sur la maison du tourisme ou d’autres projets d’urbanisme…
Certes, certains projets étaient incompréhensibles, défendus avec foi par certains adjoints sans qu’on comprenne vraiment l’ardeur de leur travail au regard du peu de chance d’aboutir comme le classement au patrimoine mondial défendu par Lise Patelli. D’autres problèmes restaient sans réponse « la bourse » par exemple… On notait un vrai effort d’explication sur des projets auxquels nous n’adhérions pas vraiment.
Mais, petits à petit, les dérives se multiplient. De droite ou de gauche le débat reprend ses vieilles recettes insatisfaisantes où l’on ne dit pas la vérité, ou l’on camoufle, où l’on parle pour imposer plus que pour convaincre…
Un exemple, le débat sur les « clés de Troyes »…
Ma question au conseil est très simple, en deux parties :
N’est-ce pas trop 141 000 € ?
À quoi cela sert-il ? Sait-on l’efficacité de l’opération ?
Marc Sebeyran répond alors que cette opération est une opération-phare, que de nombreuses villes viennent à Troyes pour apprendre comment on attire les étudiants… Ce n’est, évidemment, pas sérieux… Imagine-t-on Strasbourg ou Bordeaux envoyer leur adjoint à l’enseignement chez nous pour comprendre cette opération de communication ? Bien sûr que non ! Alors qu’on impressionne Vierzon ou Tulle, c’est possible mais, comme disait Coluche « Ca ne fait pas avancer le schmilblick… »
Je demande le but de l’opération ? On me répond que c’est pour attirer des étudiants à Troyes… Alors pour attirer des étudiants à Troyes on organise une fête pour ceux qui sont déjà là ? Personne ne voit le problème ?
Je demande des indicateurs de résultats ? On me répond que le nombre d’étudiants augmente… Est-ce sérieux ? Trouvera-t-on un seul étudiant nous affirmant qu’il est venu ici à cause des « clés de Troyes » ? Bien sûr que non…
Je demande des explications sur les chiffres… Alors on trafique les chiffres… Alors que, dans le rapport proposé au conseil municipal, on affirme « le budget de cette quatrième édition est de 141 573€ » on explique à la presse locale quelques jours après que ce n’est pas vrai… Mais alors on a fait voter n’importe quoi au conseil municipal de Troyes ?
Et les chiffres donnés à la presse sont aussi trafiqués… On annonce un coût par étudiant de 2.25 € par étudiant… Comment arriver à cela ? Simple sur les 141 573€ vous enlevez les 32 150 € de la CAT et autres partenaires, les 90 260€ de la valorisation cela fait… 19 126€… Simple non ?
Mais me direz-vous, même avec ces 19 126€ pour 3500 participants, comment arrive-t-on à 2.25€ par étudiants ? Et bien en divisant cette somme par 8500… C’est quoi 8500 ? C’est le nombre d’étudiants de l’Aube… Le tableau le dit, en tout petit, c’est écrit en minuscule comme les lignes assassines des contrats d’assurance et la presse (bluffée ou complice ?) n’y a rien vu… On divise par 8500 car « 8500 étudiants tous concernés par l’opération »… C’est comme si on faisait les comptes des nuits de Champagne en enlevant les participations du département, de la CAt et de la région, en soustrayant les « valorisations » et en divisant par le nombre d’habitants de la région « tous concernés par l’opération »… Et bien, alors, les nuits de Champagne coûterait 2.48€ par habitants !!!! Subtil non ? Est-ce la réalité ?
C’est vraiment de la basse manipulation, de la tromperie et ces manœuvres ne devraient pas exister !
Comment Gérard Menuel qui me qualifiait de « menteur » en plein conseil municipal qualifierait cette opération ? Faire des comptes comme cela ça ressemble plus à la comptabilité de Jean-Marie Messier pour Vivendi qu’à la réalité comptable… Et on sait comment ça s’est terminé…
Finalement, à partir d’une banale question à laquelle il ne me semblait pas très difficile de répondre, on aboutit à la magouille et à la tromperie. Ce sont de telles méthodes qui dégoûtent le peuple de la politique… Ce n’est pas admissible ! Et c’est, finalement, plus important que le budget des « clés de Troyes » !














