C’est le 10 septembre à Troyes que devrait avoir lieu le premier débat public sur la liaison autoroutière Troyes-Auxerre-Bourges. Le calendrier de cette grande messe participative est, dans les grandes lignes, désormais arrêté.
Pour mémoire, il faut rappeler que la commission du débat public (instance administrative indépendante), saisi il y a quelques mois sur ce dossier, a décidé, le 7 février 2007 de lancer le débat sur cette question et d’en confier l’organisation à une commission particulière (CPDP).
Pour le moment, une quizaines de réunions sont prévues sur l’ensemble des territoires concernés. Ces réunions se dérouleront de septembre à décembre avec, dans le détails :
trois réunions de lancement à Troyes, Auxerre et Bourges ;
plusieurs réunions thématiques (environnement, améngement du territoire, besoins, coûts...) ;
et quelques réunions de proximité qui concerneront plus spécifiquement l’impact de cette liaison sur une zone plus réduite.
A la conclusion de ce débat, les membres de la commission adresseront au ministère de l’équipement un compte-rendu. Si le timing est respecté, le ministère devra, dans le premier trimestre 2008, rendre un avis sur cette question.
A priori, aucun scénario, aucune hypothèse n’est pour le moment mise en avant. Prudemment, le débat porte sur une l’amélioration de la liaison Troyes-Auxerre-Bourges, sans préjuger des moyens pour parvenir à cette amélioration, sans froisser les adversaires ou partisans de l’une ou l’autre des alternatives.
Il n’en reste pas moins que le débat portera, à n’en pas douter, sur une confrontation entre ceux qui, comme à la belle époque de la bagnole triomphante et du pétrole pas cher, pensent que l’autoroute est la clef de tous nos soucis... Et ceux, soucieux du développement durable, des enjeux climatiques et des contraintes financières, défendront une alternative plus complexe, mais aussi plus responsable : aménagement, sécurisation, ferroutage...
Evidemment, à l’heure de la prise de conscience de l’impact du réchauffement climatique, on comprendrait mal que cette question ne soit pas au centre du débat. D’autant que le transport est en France la principale source d’émission de CO2.
Peut-on aujourd’hui accepter une infrastrucutre qui nous conduise à nous éloigner, un peu plus, des objectifs de Kyoto (objectif de réduction de Gaz à Effet de Serre) ? C’est l’une des questions qui sera au centre de ce débat public...









