Les promeneurs du dimanche de la SAT visitaient, dernièrement, le campus universitaire de Troyes, la dame en tailleur Channel avait laissé son porte-voix au ci-devant Maire-adjoint de Troyes et actuel conseiller municipal de Sainte-Savine. On ne jugera pas ici du peu d’élégance de passer la présidence d’une association respectable trois mois avant l’assemblée générale, montrant ainsi le peu de cas qu’on fait des sociétaires… On ne discutera pas, non plus, de la « faute de goût » de nommer à ce poste un valet du Maire de Troyes, peu apte à lutter contre son mentor si le besoin s’en faisait sentir, ou un président de parti politique, mêlant ainsi une association « indépendante » à des combats qui ne sont pas les siens (même si ce président parait en mauvaise posture au Parti Radical de droite…) Ce ne sont pas nos affaires ! Si je reviens sur le sujet c’est parce que la centaine de marcheurs fut pour le moins interloqués par ce fameux campus. Les plus négatifs étaient horrifiés d’un tel tableau, les plus positifs pensaient que… les travaux n’étaient pas terminé !
Il faudra peut-être, un jour, s’interroger sur ce qui pousse cette ville, cette belle ville à choisir les projets les plus excentriques et les plus moches pour les planter en son centre. On me parle de modernité ! Certes, je ne suis ni moderne, ni architecte, je me flatte cependant d’un minimum de goût et je suis certain que ce goût n’est pas partagé par les architectes responsables et coupables d’avoir fait bâtir de telles horreurs ! Mais, si l’on peut comprendre les architectes qui n’ont quasiment jamais mis les pieds ici et qui n’y reviendront jamais ; on peut s’interroger sur les hommes politiques qui suivent de telles décisions. Allez comprendre… La majorité des marcheurs de la SAT était d’accord avec moi, comme ils éructèrent quand ils contemplèrent l’ignoble patinoire qu’on nous a planté près de Ciné-City (au demeurant fort laid aussi.) Cerise sur le gâteux gâteau, Phiphi le démoniaque est prêt à lancer les travaux pour son extension ! L’arlésienne troyenne verra-t-elle le jour ? Rien n’est moins sûr. L’ARPEHD devrait gagner son recours contre l’abolition de la rue Perdue et tout cela sera remis aux calendes grecques… Espérons-le, tout au moins car si ce projet, pour tous les observateurs, est « beaucoup moins laid » que l’autre, il n’en serait pas moins une excroissance inconvenante en face de l’église Urbain IV…
Oui, les historiens plus tard, s’interrogeront sûrement sur ces élus qui mirent tant d’énergie à salir leur ville… Quoique ce n’est pas sûr… La qualité médiocre des matériaux, leur inaptitude à vieillir noblement, nous permet d’espérer que ces saletés ne resteront ici qu’une trentaine d’année. Assez pour gêner nos vieux jours, mais pas assez pour détruire la beauté de Troyes pour les siècles des siècles… Amen !







