Cette fois ci nous allons comparer l’ensemble des charges de fonctionnement entre les 12 communes de la CAT et la ville de Metz compte environ le même nombre d’habitants. Dans ces charges nous avons déjà regardé de plus près la rémunération des élus, puis les charges de personnel. Les dépassements ne s’arrêtent malheureusement pas là. Pour rappel et éviter toute controverse expliquant que ces chiffres seraient faux, les données sont extraites du site Bercy Collectivité locales et des comptes 2008 s’agissant des douze communes de la CAT et de Metz et des comptes 2005 pour la seule CAT
Plus d’achats et de charges externes
Les achats et charges externes pèsent également lourd au sein de la CAT 36 millions d’euros chaque année contre 27 à Metz tout comme les contingentements dont le différentiel s’élève également à plus de 8 millions d’euros par an. Ce qui inquiète encore plus est le poids de la charge financière. Celle si représente 4.5 millions d’euros soit 36 euros par habitants. Même si ce ratio est en dessous de la moyenne des villes de la même taille, il est de 30 euros de plus par habitants que pour la ville de Metz. Certes le chiffre de la seule ville de Metz de 6 euros par habitants n’intègre pas la part de la communauté de Metz Métropole. En ajoutant un pro rata de celle-ci (le poids de la charge globale de la communauté de Metz ne pèse que 1 euro par habitant), Metz comptant les deux tiers d’habitants, cela ne ramène le poids de la charge financière qu’à 6.60 euros par messin contre 36 dans notre agglomération.
Plus de charges, mais moins de subventions
Concernant les subventions versées nous avons retiré des comptes les 19 millions d’euros de la CAT. En effet le montant des subventions versées par Metz est forcément diminué par sa participation à Metz Métropole qui prend le relais sur certaines choses comme le fait la CAT. Il nous fallait donc comparer uniquement la somme des subventions versées par les douze communes de l’agglomération troyenne à la seule ville de Metz. Là le différentiel est en faveur de la CAT. En effet à nombre d’habitants égal l’ensemble des communes de la CAT versent 13 millions d’euros de subventions de moins que la seule ville de Metz. Pour autant est ce une bonne chose pour notre secteur associatif, rien n’est moins certain.
Au final la globalisation des charges de fonctionnement fait apparaître un différentiel tout de même très important, voir à la limite du scandale. Le différentiel de charges entre Metz et nos 12 communes se monte à plus de 43 millions d’euros. Vous avez bien lu. Tout en subventionnant moins sur son territoire, la CAT dépense en moyenne tous les ans 43 millions d’euros de plus que la ville de Metz de la même taille ! 43 millions par an. On en fait des choses avec 43 millions. Un parking préfecture cash tous les ans ! 2 parcs des expos et demi, 70% d’un stade de l’Aube ! Fermez le banc. Et attention, ce chiffre de 43 millions est obtenu en retranchant le moins versé de subventions de la CAT par rapport à Metz. C’est-à-dire que tout en dépensant plus en charges de fonctionnement, on subventionne pratiquement deux fois moins à Troyes qu’à Metz. Cherchez l’erreur ?
Un bien triste bilan
La voilà la triste réalité du bilan de protectionnisme de nos petites féodalités locales ! Sur investissements à certains endroits pour justifier d’un bilan municipal avant de se faire réélire pour au final coûter en « sur charge » 342 euros par an et par habitants ou encore plus de 850 euros par foyer fiscal. Vous devez vous dire que ce n’est pas possible. Comment a-t-on pu en arriver là ??? Nous essayerons dans un prochain article de vous faire toucher du doigt certains surinvestissements inutiles ou partiellement utiles qui servent plus à justifier des bilans municipaux qu’à donner de réelles prestations de service par habitant. Comme par exemple le nombre de livres de bibliothèque à disposition par habitant, vous allez être surpris. Soit les troyens lisent beaucoup plus que les messins, soit il y a foutage de gueule.











