L'article

29
sept
2009

Les gaspillages de la CAT (2)

Après l’indemnisation des nos élus, analysée il y a une quinzaine, nous nous sommes penchés sur les charges de fonctionnement relatives aux budgets des 12 communes de la CAT. Le plus gros poste des « charges de fonctionnement » d’une mairie concerne les charges de personnel. Nous avons donc voulu savoir ce qu’il en était dans notre agglomération en comparaison d’une commune française de la même taille :

Le site de Bercy « collectivités locales » est à ce titre une bonne source d’informations. On y trouve les lignes consolidées du budget principal des communes depuis 2001. Nous avons donc extrait les données relatives aux 12 communes de la CAT et celle de la ville de Metz, comparable en nombre d’habitants. Les chiffres que nous allons donc commenter, concernent les lignes budgétaires de 2008 pour les treize communes et de 2005 pour la CAT (l’année 2005 est la plus récente sur le site concernant les communautés d’agglomérations françaises au contraire des communes dont les comptes 2008 sont visibles). La CAT ayant encore augmenté son périmètre d’action ces dernières années, nulle doute que la différence calculée en encore plus importante dans la réalité.

12 communes égalent 12 administrations communales différentes. A celles-ci s’ajoutent un certain nombre de fonctionnaires travaillant pour le compte de la CAT (Communauté d’Agglomération de Troyes). Pour comparer à la ville de Metz nous prendrons également en compte les fonctionnaires de la CAT. En effet, les villes transférant une partie de leurs compétences à la CAT, celle-ci est obligée de constituer une administration à même de gérer ses compétences. On pourrait donc normalement supposer que le fait d’avoir transféré ces compétences entraînerait une réduction quasi identique des charges de personnels dans les communes respectives. Metz faisant également partie d’une communauté de commune, cette ville a donc du procéder au même ajustement que les communes de la CAT. A nombre d’habitants égal, il faut donc bien comparer les charges de personnel des 12 communes de la CAT, plus celles de la CAT à la seule ville de Metz et non à la ville de Metz plus un pro rata d’employés de la communauté d’agglomération à laquelle appartient cette grosse ville lorraine.

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Des charges de personnels qui ne baissent pas avec la CAT

Eh bien nous allons voir que ce n’est pas du tout le cas. En effet les charges de personnel de la ville de Metz s’établissent à 65977 milliers d’euros. Celles de l’ensemble de notre communauté d’agglomération sont de 76215 milliers d’euros soit une différence de plus de 10 millions d’euros ! Vous avez bien lu. Pour un même service, (sauf à ce que l’on me prouve que la ville de Metz assure une prestation auprès de ses administrés bien inférieure à celle que reçoivent les habitants de la CAT), ce sont 10 millions d’euros qui s’envolent chaque année. Après les deux millions d’euros, liés à la rémunération des élus, l’addition commence à se corser. Les 76215 K€ représentent 600 euros par habitants sur la CAT. Même si ces chiffres sont légèrement en dessous de la moyenne nationale pour les villes de cette taille (637), on constate que ce coût n’est que de 518 euros à Metz. Pour une fois au classement des villes, nous sommes en tête….

Il n’est pas dans l’intention de cet article de sous entendre que les fonctionnaires municipaux font mal leur travail. L’écart du nombre de fonctionnaires entre Metz et la CAT n’est d’ailleurs pas si important que cela. Alors les fonctionnaires des communes de la CAT sont-ils mieux payés ? Pas du tout la différence se fait au niveau de la hiérarchie (l’encadrement), des cabinets et secrétariats de maires. Bref des fonctions qui ne trouvent actuellement leur intérêt, que dans la protection où la justification des petites féodalités que représentent les 12 communes et non dans une proximité garante d’un meilleur service à la population.

Les gaspillages ne s’arrêtent pas là

La rémunération des élus, les charges de personnels, deux sujets qui pèsent lourd sur la fiscalité locale. Pour autant, le gaspillage ne s’arrête pas là. Nous aborderons dans un prochain article les « emplois d’investissement » et dans un autre les « charges de fonctionnement » dans leur ensemble. Vous verrez que là encore le différentiel de comparaison s’accentue encore au détriment de notre CAT.

10 millions d’euros de charge de personnel et 2 millions d’euros de rémunération des élus dépensés en plus chaque année, cela fait déjà une super cagnotte de loto. Comme je vous le disais dans mon précédent article, nous serons au bout du compte plus proche de la cagnotte d’un euro million que de celle d’un loto.



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Les commentaires (6)

Les gaspillages de la CAT (2)
  • Commentaire 34621 un gars d’marnay
    le 29 septembre 2009  à 14:55

    je ne crois pas que notre citoyen troyen soit un spécialiste de la comptabilité publique mais seulement un citoyen ordinaire qui s’intéresse à la chose publique et qui pose quelques questions de bon sens...

    j’ai remarqué lors de la lutte que nous avons mené (et gagné...jusqu’à maintenant !) contre le projet de complexe industriel d’agro-carburant (agro-carburants à base de blé par SOUFFLET à Nogent sur Seine) que le citoyen de l’Aube manifeste un double comportement par rapport à la chose publique :

    1- il prend pour argent comptant ce que lui disent les politiques sans examiner de façon critique leurs propos.

    2-il fait facilement allégeance aux "puissants" : contre eux on ne peut rien ! c’est une attitude de vassalité bien française que dénonce Eva JOLY dans un de ses bouquins.

    le premier résultat de ce comportement c’est que dans le nogentais par exemple on peut construire une usine de fabrication de Diester à l’entrée de la ville (SAIPOL) qui empoisonne (odeurs, camions, risque seveso...) des milliers de gens qui vivent sous le vent de l’usine, sans que les citoyens se mobilisent pour préserver leur qualité de vie, leur santé et celle de leurs enfants.

    le second résultat c’est que les politiques locaux sont habitués à la facilité : je dis n’importe quoi ça passera toujours ! et que de facilité en facilité ils finissent par faire des bêtises... au final en n’étant pas assez exigeant nous les rendons médiocres...ce qu’ils sont devenus !

    donc cher citoyen troyen continuez à vous poser les bonnes questions, vous faites oeuvre publique !

    repondre Répondre



  • Commentaire 34622 Dominique Cauvé
    le 29 septembre 2009  à 14:58

    Peut-être, mais je peux me tromper, y a-t-il, à l’adresse de la CAT, et en dépit de ces temps de crise, un excès d’indulgence de la part de la Chambre régionale des comptes ? Allez savoir pourquoi !!!

    www.artquid.com/dominique-cauve

  • Commentaire 34623
    le 29 septembre 2009  à 15:45

    Cher webmaster,

    Pouvez vous grossir le tableau de chiffres qui n’est pas lisible dans l’état

    merci

  • Commentaire 34624 webmaster
    le 29 septembre 2009  à 15:57

    c’est fait : il suffit de cliquer sur l’image et elle s’agrandira comme par magie

  • repondre Répondre



  • Commentaire 34667 l immigré
    le 30 septembre 2009  à 18:07

    c est vrai, c est choquant. mais comment detroner les hobereaux locaux. ce sont eux les fautifs

  • Commentaire 34669 Léo
    le 30 septembre 2009  à 18:27

    Ce n’est pas choquant.
    Loin de moi l’idée de démontrer que les fonctionnaires municipaux sont payés à ne rien faire.
    En réalité cela montre plutôt que les différents niveaux administratifs existant en France sont trop nombreux et qu’ils conduisent à plus de dépenses que nécessaire. On fait du plus de ce qu’on a déjà fait, sans pour autant rendre le service plus performant.

    Cette série d’article est destinée à faire prendre conscience aux habitants de l’agglomération que la situation connue actuellement n’est pas inéluctable. Pour autant ce n’est pas sur des critères uniquement "d’économie potentielles" que l’on pourra faire changer les mentalités et conduire nos politiques à faire évoluer les choses. Ce n’est qu’un projet global de ce que pourrait apporter une seule commune, qui pourra motiver les gens. Bref faire rêver un peu lsur les possibilités qu’apporterait une fusion au niveau cadre de vie, développement économique ou culturel. Le volet "économies possibles" n’est que la partie financement de ce rêve et non le facteur déclechant.

  • repondre Répondre



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