L'article

31
octo
2007

Le tourisme scolaire

Xavier Darcos va proposer une Nième réforme du système scolaire mais j’ai le sentiment qu’une fois de plus, on sera à côté du problème : Se recentrer sur les apprentissages fondamentaux ne sera possible que lorsque les élèves auront réellement leurs trente-cinq semaines de classe. L’an dernier, et tous motifs confondus ( absence d’un prof, journée de formation, sortie, cinéma, conseil de discipline...), il a manqué à mon fils de quatrième quatre-vingt onze heures de cours ! c’est à dire plus de trois semaines. Compte tenu que les cours se sont arrêtés dix jours plus tôt que prévu à cause du brevet des collèges (que les quatrièmes ne passent pas) ce sont au total cinq semaines qui ont disparu de l’emploi du temps des élèves ! cinq semaines sur trente cinq, c’est quinze pour cent de travail en moins ; à titre indicatif le livre d’anglais comportait huit chapîtres, seuls quatre chapîtres ont été étudiés.... et on s’étonne que le niveau baisse !

L’extra scolaire prend le pas sur l’enseignement

Trop d’activité "extra-scolaires" ont envahi l’éducation nationnale, la cible privilégiée étant le collège.

Dans notre établissement l’an passé quatre gros voyages ont été proposés aux élèves : pour les sixièmes une classe de neige qui n’avait de classe que le nom vu que c’était ski non-stop toute la journée, (il est révolu le temps où on faisait réellement classe le matin et neige l’après-midi), autour des trois cents euros par enfant. Pour tous les élèves latinistes, un voyage en Italie de cinq jours ( dont deux fois vingt-deux heures de car ) pour presque quatre cents euros, pour certains autres une semaine en Autriche car une collègue en avait envie depuis très longtemps mais n’avait jamais pu l’organiser, et pour les germanistes le jumelage avec l’Allemagne, seul voyage qui justifie l’appellation « voyage pédagogique », et qui existe depuis de nombreuses années. C’est aussi le seul qui ait un coût raisonnable car les élèves logent chez leur correspondant. Alors que l’on ne me dise plus que l’école est gratuite car les voyages en question représentent un trou considérable dans le budget des familles et les seuls qui bénéficient de la gratuité ce sont les profs !!! Vous croyez qu’ils partiraient s’ils devaient payer leur part ? De plus ils partent sur leur temps de travail, pendant lequel ils sont théoriquement payés pour assurer leurs cours ! Vous croyez qu’ils partiraient si c’était pendant les vacances scolaires ?

De l’utilité réelle des voyages de classe

Cette année il est question de la Hollande ; quel est le rapport avec le programme scolaire du collège ? Aucun, comme pour les autres voyages, mais on trouvera bien un prétexte ! Dans un autre collège du département les latinistes sont bien allés en Grèce ! Dans un autre l’association sportive propose le Canada tous les deux ans, dans un autre encore, c’est un jumelage avec le Portugal ! Et c’est quand même à propos de ce voyage que le comble a été atteint : quelque soit le voyage et quelque soit l’établissement, de nombreuses familles ont du mal à payer les factures. Mais les parents choisissent d’offrir ces cadeaux énormes à leurs enfants quand même, parce que c’est malgré tout moins cher que par une agence de voyage, ou parce que ce sera peut-être la seule occasion de leur vie, ou parce que les enfants font du forcing en disant que toute la classe y va …. Bref : ils choisissent de partir mais les finances ne suivent pas ! Donc les collèges se voient contraints d’organiser différentes actions destinées à récolter de l’argent : et on a pu voir, aux caisses de notre hypermarché, des élèves du collège voisin mendier tout simplement. Ils avaient tous un tee-shirt imprimé au nom du collège, certains nous proposaient de mettre nos courses dans les sacs moyennant une pièce, d’autres arpentaient la galerie marchande avec une boite à chaussures déguisée en urne pour récolter nos dons pour leur voyage !!! c’est donc çela que l’on apprend dans ce collège ! Aller tendre la main pour s’offrir des vacances !La conclusion tordue que j’en tire c’est que « l’école obligatoire et gratuite » ce n’est pas motivant mais « les voyages facultatifs et très chers » on est prêt à tout pour y aller !

Le secteur tourisme a envahi l’école.

C’est aussi un secteur où l’éducation nationale a complètement dérapé : à l’origine chaque classe faisait une sortie de fin d’année à orientation pédagogique, style : palais de la découverte ou bien musée plus pièce de théâtre, cela permettait de terminer l’année scolaire par un activité culturelle, dans une ambiance détendue, et surtout après dix mois de travail soutenu. Mais petit à petit le secteur du tourisme a envahi l’école ; les centres de vacances ont commencé à démarcher les écoles pour rentabiliser leurs entreprises en dehors des vacances scolaires car hors saison il n’y a que les retraités qui partent en vacances. Ils proposaient astucieusement des activités en relation avec les programmes scolaires, des visites d’artisans, la découverte de la faune et de la flore de leur montagne ou de leur littoral, de très nombreuses activités sportives (avec location de matériel et cours assurés par le moniteur )…. Puis les transporteurs ont suivi le mouvement ; sociétés d’autocars et SNCF ont à leur tour conçus des semaines clé-en-main-tu-t’occupes-de-rien, mais bien entendu de plus en plus loin car leur intérêt à eux c’est de facturer le plus de trajet possible ! Et je ne vous raconte pas le prix quand il faut garder le chauffeur sur place car il y a des visites loin chaque jour … Bref ; l’éducation nationale est devenue la cible favorite des professionnels du tourisme et depuis que les langues vivantes sont entrées à l’école primaire les instituteurs emmènent même des petits mouflets de huit-dix ans en Angleterre !

Du voyage scolaire au business d’entreprise

Nos casiers en salle des profs sont submergés de courriers publicitaires, il existe de surcroît des sociétés qui s’occupent gentiment de nous proposer du business pour récolter les fonds : on nous propose de faire vendre par les élèves des cartes de vœux, des calendriers, des petits gadgets, porte-clés, peluches ramasse-poussières, et autres billets de tombola à gratter où tu ne gagnes jamais ! On les fait vendre un certains prix par les enfants et on en reverse la moitié à la société ! Le bénéfice réalisé est soit versé dans la caisse commune soit reversé à chaque enfant en fonction de ses ventes personnelles. Et on appelle ça de L’EDUCATION !!!!Re-conclusion : Au collège on n’apprend pas à travailler pour avoir un métier qui nous permettra de gagner notre vie et éventuellement s’offrir des vacances, on apprend à mendier et à vendre des petites conneries au porte à porte pour pouvoir se payer des voyages pendant le temps de travail ! Complètement pervers ce système !

La dernière nouveauté que j’ai relevée vient d’un organisme qui propose, aux parents cette fois, la formule "cartable à la neige" dont le slogan est "pouvoir partir HORS vacances scolaires avec les enfants sans qu’ils perdent leur niveau scolaire. c’est idéal côté budget et tranquillité" ! alors que l’on ne se plaigne pas que le niveau baisse si au lieu de faire classe on part en ballade ! avant de faire des réformes, il faudrait commencer par faire cours, tout simplement.



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Les commentaires (34)

Le tourisme scolaire
  • Commentaire 14130 Vanator
    le 31 octobre 2007  à 17:41

    Je suis d’accord avec cette analyse. Si ça peut vous "rassurer", moi non plus je n’ai que très rarement vu les profs finir leur programme, tous les ans.
    Toutefois, il y a un dicton qui dit "les voyages forment la jeunesse". Donc je pense que ça fait partie de l’éducation de s’ouvrir culturellement à l’étranger par exemple.

    Il y a un point sur lequel je ne suis pas d’accord, qu’on assimile un service rendu (sans obligation de donner quoi que ce soit, chacun donne ce qu’il veut selon sa charité et ses moyens) à de la mendicité. J’ai moi-même "crevardé" (parce qu’apparament c’est perçu comme tel) à Carrefour de La Chapelle Saint Luc (j’étais au collège Pierre Brossolette) pour emballer les courses et faire les paquets cadeaux pour Noël, pour pouvoir financer un voyage en Italie.

    Personnellement je n’appelle pas ça mendier. Si les enseignants prennent la peine de faire ça, c’est pour plusieurs raisons :
    - Cela finance à 50% le voyage. Sans cette réduction du prix, personne (ou presque) dans un collège de quartier dit "défavorisé" ne pourrait se permettre un tel voyage. (1750 francs à l’époque si je ne me trompe pas, prix réduit à 950 francs).
    - Cela permet d’impliquer les élèves, de leur montrer que tout extra se mérite, et que ce voyage n’est pas quelque chose de dû naturellement, sans rien faire.
    - Enfin, mendier consiste à tendre la main en implorant la pitié. Dans ce cas, il y a un service rendu. Quand j’ai des cadeaux de Noël à emballer je suis bien content de les trouver les scouts à la sortie des caisses, ça me débarasse de cette tâche et m’évite de me prendre la tête pour faire un paquet cadeau que de toute manière je risque fortement de foirer, doué comme je suis :-P

    Mais bon, tout cela vous le savez déjà. Après, chacun son point de vue ;-)

  • Commentaire 14140 Matsuong
    le 31 octobre 2007  à 21:29

    Les professeurs ne dépensent ABSOLUMENT rien lors des sorties !
    Pis, ils ne désirent pas que les PAUVRES parents d’élèves - CEUX QUI N’ONT PAS LES MOYENS FINANCIERS - les accompagnent.
    Préférant INVITER les RICHES celles et/ou ceux qui peuvent se payer AISEMENT des sorties !

    Pauvre FRANCE !

    Les professeurs ne dépensent ABSOLUMENT rien lors des sorties !
    Pis, ils ne désirent pas que les PAUVRES parents d’élèves - CEUX QUI N’ONT PAS LES MOYENS FINANCIERS - les accompagnent.
    Préférant INVITER les RICHES celles et/ou ceux qui peuvent se payer AISEMENT des sorties !

    Pauvre FRANCE !

    :-((Les professeurs ne dépensent ABSOLUMENT rien lors des sorties !
    Pis, ils ne désirent pas que les PAUVRES parents d’élèves - CEUX QUI N’ONT PAS LES MOYENS FINANCIERS - les accompagnent.
    Préférant INVITER les RICHES celles et/ou ceux qui peuvent se payer AISEMENT des sorties !

    Pauvre FRANCE !

    Les professeurs ne dépensent ABSOLUMENT rien lors des sorties !
    Pis, ils ne désirent pas que les PAUVRES parents d’élèves - CEUX QUI N’ONT PAS LES MOYENS FINANCIERS - les accompagnent.
    Préférant INVITER les RICHES celles et/ou ceux qui peuvent se payer AISEMENT des sorties !

    Pauvre FRANCE !

    Les professeurs ne dépensent ABSOLUMENT rien lors des sorties !
    Pis, ils ne désirent pas que les PAUVRES parents d’élèves - CEUX QUI N’ONT PAS LES MOYENS FINANCIERS - les accompagnent.
    Préférant INVITER les RICHES celles et/ou ceux qui peuvent se payer AISEMENT des sorties !

    Pauvre FRANCE !

    :-((Les professeurs ne dépensent ABSOLUMENT rien lors des sorties !
    Pis, ils ne désirent pas que les PAUVRES parents d’élèves - CEUX QUI N’ONT PAS LES MOYENS FINANCIERS - les accompagnent.
    Préférant INVITER les RICHES celles et/ou ceux qui peuvent se payer AISEMENT des sorties !

    Pauvre FRANCE !

    :-((Les professeurs ne dépensent ABSOLUMENT rien lors des sorties !
    Pis, ils ne désirent pas que les PAUVRES parents d’élèves - CEUX QUI N’ONT PAS LES MOYENS FINANCIERS - les accompagnent.
    Préférant INVITER les RICHES celles et/ou ceux qui peuvent se payer AISEMENT des sorties !

    Pauvre FRANCE !

    Les professeurs ne dépensent ABSOLUMENT rien lors des sorties !
    Pis, ils ne désirent pas que les PAUVRES parents d’élèves - CEUX QUI N’ONT PAS LES MOYENS FINANCIERS - les accompagnent.
    Préférant INVITER les RICHES celles et/ou ceux qui peuvent se payer AISEMENT des sorties !

    Pauvre FRANCE !

    :-((Les professeurs ne dépensent ABSOLUMENT rien lors des sorties !
    Pis, ils ne désirent pas que les PAUVRES parents d’élèves - CEUX QUI N’ONT PAS LES MOYENS FINANCIERS - les accompagnent.
    Préférant INVITER les RICHES celles et/ou ceux qui peuvent se payer AISEMENT des sorties !

    Pauvre FRANCE !

  • Commentaire 14142 Matsuong
    le 31 octobre 2007  à 21:50

    Très bien Junon ! Dénoncez le système des enseignants qui se payent des vacances et/ou sorties gratuites sur le dos des PAUVRES parents d’élèves !

    Je cite certains propos d’enseignants :
    << Si c’est gratuit pour moi, c’est OUI ! >>
    << Si c’est payant pour moi, c’est NON ! >>

    Vivement que notre Président de la République foute un grand coup de pied dans cette fourmilière de l’Education Nationale !

  • Commentaire 14148 Une vieille fourmi
    le 31 octobre 2007  à 22:11

    La fourmi est laborieuse et économe.;-)
    Ne dit-on pas qu’un travail assidu est un travail de fourmi ?:-P
    Merci à vous de comparer les enseignants à des fourmis.
    :-))L’honneur est enfin sauf.
    Pourquoi donner alors un méchant coup de pied dans la fourmilière ?
    :-/Les fourmis rouges sont des insectes qui font très mal quand on les dérange inutilement.:->:-((

  • Commentaire 14149 Matsuong
    le 31 octobre 2007  à 22:28

    Il existe - heureusement - des produits pour les neutraliser et s’en débarrasser définitivement !:-))

  • Commentaire 14175 une vieille fourmi
    le 1er novembre 2007  à 19:45

    Vous devrez vous en procurer en grande quantité car n’oubliez pas que la fourmi vit en colonie et se reproduit en grande quantité.
    :-)Vous n’êtes pas au bout de vos peines mon pauvre.:-(
    si on avait pu se débarrasser de toutes les fourmis du monde cela se saurait mon brave.:->
    La fourmi à force elle fabrique des anticorps.;-)
    Et surtout mettez des gants et lavez-vous bien les mains après usage on ne sait jamais.:-/
    Et rappelez-vous la fable : la cigale et la fourmi.
    :-)):-)):-))

  • Commentaire 14152 je ne suis pas crésus
    le 1er novembre 2007  à 08:02

    et vous trouvez normal qu’une école qui se dit gratuite propose des voyages à ce prix ? à l’époque le SMIC devait être autour des 6000 francs non ? un voyage de cinq jours à 1750 francs quand on a plusieurs enfants.... ! au long de votre scolarité on vous a proposé combien de voyages de ce style ? et quel est le rapport avec le programme scolaire ? est-ce que les profs ont payé leur part ou bien est-ce que leurs frais ont été répartis sur les élèves ? qui a fait les cours de ces enseignants pendant qu’ils étaient en vadrouille ? c’est vous, le contribuable, qui avez payé leur salaire pour les cours qu’ils n’ont pas faits. ou plutôt vos parents... qui ont aussi financé le voyage...

  • Commentaire 14164 Vanator
    le 1er novembre 2007  à 12:34

    Pour répondre à vos questions :
    - Oui le SMIC devait être aux alentours de 6000 francs, sans certitude, mais pas loin en tout cas.
    - Le prix pouvait être payé en plusieurs fois tout de même.
    - Pour ma part je suis fils unique, mais pour les familles ayant plusieurs enfants je pense que cela a pu poser plus de difficultés il ets certain.
    - 1750 francs le prix de départ, s’il n’avait pas été réduit grâce à la "mendicité" je ne serai jamais parti, idem pour mes camarades je pense.
    - Une élève de la classe n’est pas partie, elle a eu des cours toute la semaine, mais pas l’emploi du temps habituel.
    - Enfin je ne sais pas si les profs ont payé leur place. Mais je sais que ce qui a été dit est vrai, car au lycée il y a un voyage en Suède (auquel je ne suis pas allé, les places sont très limitées pour celui-ci), et la prof qui organisait ça tous les ans avait refusé de le faire par la suite car celui-ci s’effectuait désormais pendant les vacances scolaires contrairement à avant... Et j’ai dans ma famille des profs, dont une tante qui trouve ça injuste de devoir payer sa place alors qu’elle a passé du temps à tout organiser (organisation de tombola pour réduire les frais, etc). Tirez-en les conclusions que vous voudrez.

  • repondre Répondre



  • Commentaire 14151 je ne suis pas crésus
    le 1er novembre 2007  à 07:48

    chaque semaine au moins les enfants sont libérés parce que des profs sont absents et quand ils rentrent à midi je dois payer la cantine quand même. je crois que cette année je vais compter les repas que je paie pour rien et j’enverrai le compte au conseil général.

  • Commentaire 14166 matsuong
    le 1er novembre 2007  à 13:41

    Demandez aux PAUVRES E.V.S ce qu’ils pensent des enseignants et surtout des directeurs et/ou directrices d’école ?

    Je vous invite à prendre connaissance de l’ article paru dans Libération-Champagne le jeudi 18 octobre 2007 en rubrique TROYES.

    J’invite également M. Philippe BEURY à se pencher sur le problème de ces -8- E.V.S privés de ressources financières pendant 2 mois et demi !

    Pour eux le contrat de travail n’a pas été reconduit sur ORDRE du directeur et/ou directrice

    Que diraient ces derniers si le ministère de l’Education Nationale leur supprimait 2 mois et demi de salaire ?

    J’invite les enseignants à débattre sur ce grave problème !

  • repondre Répondre



  • Commentaire 14224
    le 5 novembre 2007  à 10:00

    En janvier 1989, les sociologues Christian Baudelot et Roger Establet commençaient un petit livre jouissif (Le niveau monte) par ces mots : « Avec l’ombre des marronniers dans la cour, l’odeur de la craie, l’agitation anxieuse de la rentrée, la baisse du niveau fait partie des éléments qui composent le paysage intemporel de l’école : on a beau la découvrir chaque année avec le même effroi comme un scandale inouï, on la déplore aujourd’hui dans les mêmes termes qu’hier ». Et les vilains spécialistes de citer quelques glorieux hérauts de cette « vieille idée de vieux » : « Le baccalauréat est devenu dérisoire. Notre élite ne sait pas raisonner, elle ne sait pas exposer » (René Soudée, 1936), « L’enseignement secondaire se primarise… Les élèves n’ont ni l’orthographe, ni vocabulaire exact et varié, ni connaissances grammaticales, ni analyse logique, ni méthode d’exposition écrite ou orale » (Paul Laumonnier, 1929), « J’estime que les trois quarts des bacheliers ne savent pas l’orthographe » (Victor Bérard, 1899), « L’orthographe des étudiants en lettres est devenue si défectueuse que la Sorbonne s’est vue réduite à demander la création d’une nouvelle maîtrise de conférences, dont le titulaire aurait pour principale occupation de corriger des devoirs de français des étudiants de la faculté de lettres » (Albert Duruy, 1886), « Les copies fourmillaient encore de fautes de langage et d’orthographe ; il semblerait que, dans nos lycées et collèges, on n’apprenne plus la langue française » (Girardin, 1864), « D’où vient qu’une partie des élèves qui ont achevé leurs études, bien loin d’être habiles dans leur langue maternelle, ne peuvent même pas en écrire correctement l’orthographe » (Lacombe, 1835).

    repondre Répondre



  • Commentaire 14281
    le 6 novembre 2007  à 16:27

    si il manque effectivement 5 semaines de cours sur trente-cinq, il suffit de 7 ans pour perdre une année entière de scolarité, non ? alors qu’on ne me dise pas que c’est en france que les élèves ont le plus de cours (par rapport aux autres pays d’europe) ! et toutes ces sorties sensées ouvrir l’élève sur le monde, ne sont qu’un leurre : plus tard, combien auront les moyens de s’offrir autant de sorties s’ils n’ont pas acquis un niveau suffisant pour mériter un emploi ? ils n’auront pas appris à travailler pour mériter des loisirs, ils auront appris que tout tombe tout cuit du ciel et quelle désillusion quand ils réaliseront que tout n’est pas magique....

  • Commentaire 14288
    le 6 novembre 2007  à 18:14

    Monsieur BEURY - concernant le cas de ces 8 EVS privés de revenus pendant deux mois et demi- pensez-vous vous en soucier ? Ils habitent TROYES et voteront en mars prochain ! Monsieur BEURY - concernant le cas de ces 8 EVS privés de revenus pendant deux mois et demi- pensez-vous vous en soucier ? Ils habitent TROYES et voteront en mars prochain ! ;-)Monsieur BEURY - concernant le cas de ces 8 EVS privés de revenus pendant deux mois et demi- pensez-vous vous en soucier ? Ils habitent TROYES et voteront en mars prochain ! Monsieur BEURY - concernant le cas de ces 8 EVS privés de revenus pendant deux mois et demi- pensez-vous vous en soucier ? Ils habitent TROYES et voteront en mars prochain ! Monsieur BEURY - concernant le cas de ces 8 EVS privés de revenus pendant deux mois et demi- pensez-vous vous en soucier ? Ils habitent TROYES et voteront en mars prochain ! ;-)Monsieur BEURY - concernant le cas de ces 8 EVS privés de revenus pendant deux mois et demi- pensez-vous vous en soucier ? Ils habitent TROYES et voteront en mars prochain ! ;-)Monsieur BEURY - concernant le cas de ces 8 EVS privés de revenus pendant deux mois et demi- pensez-vous vous en soucier ? Ils habitent TROYES et voteront en mars prochain ! Monsieur BEURY - concernant le cas de ces 8 EVS privés de revenus pendant deux mois et demi- pensez-vous vous en soucier ? Ils habitent TROYES et voteront en mars prochain ! ;-)Monsieur BEURY - concernant le cas de ces 8 EVS privés de revenus pendant deux mois et demi- pensez-vous vous en soucier ? Ils habitent TROYES et voteront en mars prochain !

  • Commentaire 14289
    le 6 novembre 2007  à 18:18

    EVS ????????? ça veut dire....

  • Commentaire 14293
    le 6 novembre 2007  à 19:02

    Lorqu’un prof accompagne une sortie scolaire, ce n’est pas pour faire du tourisme. Beaucoup d’élèves sont sous sa responsabilité, bien sûr, il ne faut pas en perdre, et il faut aussi surveiller leur comportement. Certains essaient de profiter de ces moments sans parents pour se lacher (cigarettes, alcool, vol). Comme le disait Coluche, à partir de 3 une bande de copains devient vite une bande de cons ; avec le phenomène de groupe, il faut avoir constament l’oeil sur eux. Accompagner une sortie scolaire n’est pas un partie de plaisir, alors payer sa place ou partir durant les vacances, non merci.

  • Commentaire 14294 allonzenfants
    le 6 novembre 2007  à 19:11

    Quand on compare le nombre d’heures d’un élève Français et celles d’un élève Européens : il y a lieu de retirer les heures de grève...donc durant toute sa scolarisation il faut décompter (attend que j’compte....)....
    environ (? ?????...) NON 7 années c’est un peu beaucoup...Non mais c’est pour apprendre la grève...çà vient pas comme çà.... si on veut ... Allez combien j’ai de doigts...3 allez 3 ans... c’est du pot çà aurait pû être plus...hein ? :o)

  • Commentaire 14295
    le 6 novembre 2007  à 19:18

    Tu aimerais que ton patron s’aligne sur l’education nationale ?, rien de plus simple, rejoins nous dans ce fameux bordel et passe le concours. Pour 1300 euros (salaire de départ), tu commenceras par te faire muter à 500 bornes de chez toi, tu te feras chambrer à longueur de temps par tes voisins, tes amis, pour tes vacances, tes 18 heures de cours par semaine ( bah oui, ils oublient les corrections, la preparation des cours, le suivi des élèves, les conseils de classe, les conseils de profs, les reunions diverses et variées, l’animation de club, ...)et surtout tu aprendras à gérér 25 gamins qui pour certains n’ont jamais reçu aucun cadre, ont vécu des choses que meme dans un film tu n’y croirais pas, te prennent pour un con tellement on leur a dit à la maison qu’on était qu’une bande de branleurs, tu devras aussi faire atteindre à tes élèves les compétences attendues par le programme avec des moyens dérisoires. Au bout de 5 ans, tu arriveras peut etre à obtenir un poste fixe, pour t’installer.

  • Commentaire 14296
    le 6 novembre 2007  à 19:21

    c’est pour çà qu’on fait greve...on a des inconvénients...dans NOTRE métier nous !

  • Commentaire 14297
    le 6 novembre 2007  à 19:39

    Non, c’est pas pour ça qu’on fait greve, c’est pour maintenir un qualité de service public, pour ne pas avoir à payer pour que nos enfants soient dans un bonne école. Les classes surchargées, les écoles sans moyens, les profs non diplomés pour les enfants de pauvres, les écoles de qualité pour les enfants de riches dont les parents créént de la richesse.
    Tout métier a ses avantages et ses inconvenients, alors lachez nous la grappe avec nos avantages.

  • Commentaire 14299
    le 6 novembre 2007  à 20:20

    Il y a des gens qui ont du temps à perdre à calculer le nombre d’heures de cours ratées par leurs enfants en une année et d’autres qui s’engouffrent dans la brèche pour critiquer une énième fois les profs et le système.

    Quand parle-t-on de ce qui marche ? Des profs qui vont travailler, même s’ils sont malades. Et Dieu sait qu’il est difficile de tenir une classe lorsqu’on est pas à 100 % de ses capacités ( on ne peut pas se planquer derrière son bureau). Des profs qui finissent le programme. Des profs qui donnent des heures de soutien sans être payé. Des profs qui organisent des sorties, des voyages, des projets sans compter leur temps. Des profs qui tentent de rendre les élèves autonomes alors qu’à la maison c’est du tout cuit ...
    Bien sûr, on a tous tendance à voir ce qui ne va pas d’abord. Le système est loin d’être parfait. Mais, les profs doivent-ils pour autant en être systématiquement tenus pour responsables ?

  • Commentaire 14308
    le 6 novembre 2007  à 23:04

    E.V.S = Emploi Vie Scolaire
    Se faire enguirlander soit par un directeur soit une directrice qui se croît supérieur à tout le monde !
    Prenez connaissance de Libération-Champagne du jeudi 18 octobre 2007 rubrique TROYES.
    Les 8 EVS qui n’ont pas reçu de rémunération pendant 2 mois et demi parce que soit la directrice soit le directeur se sont réjouis de voir ces 8 EVS retourner dans la précarité !
    :-((
    :-))Réunion des professeurs d’école après les cours = 5 minutes pour l’école et le restant Ripailles au menu !

    Vivement que l’école devienne du domaine privé et que les enseignants fournissent des résultats de rentabilité
    pour l’Etat:-)):-)):-)):-)):-))

    La retraite obligatoire à 70 ans pour eux !:-)):-)):-))

  • Commentaire 14314
    le 7 novembre 2007  à 09:18

    effectivement, il n’y a jamais d’étude de "rentabilité" ou de résultats tout simplement. aucune étude n’a pu prouver que les "sorties pédagogiques" améliorent les résultats scolaires, au contraire tout le monde est d’accord sur le fait que le niveau baisse. aucune étude n’évalue les retombées des journées pédagogiques.... elles ne sont, en général, suivies d’aucune modification effective sur le terrain... et tout le monde a en souvenir au moins un prof complètement périmé ou incapable de tenir sa classe ou constamment absent (pour des périodes de réserve militaire ou des réunions syndicales). les profs ne sont jamais évalués, les journées de formation non plus, les retombées des activités extra-scolaires non plus... et les évaluations des élèves à l’entrée en sixième, qui sont obligatoires, ne débouchent sur rien de concret : pas de modification du système, pas de création de filières pour les enfants illétrés... encore un truc qui bouffe cinq heures de cours et qui ne sert à rien ! vive la fonction publique.

  • Commentaire 14320 allonzenfants
    le 7 novembre 2007  à 09:55

    oui ! il y a encore des bons profs et certains parents c’est indéniable ne jouent plus leur rôle . Ils n’ont plus l’autorité nécessaire et une bonne partie des difficultés rencontrées par les profs provient de cela... Il manque des coups de pieds au cul ou des bonnes claques sur les mains pour leur montrer ce qu’il faut faire et ne pas faire : la politesse et le respect... Et je pense qu’ils respecteraient les profs... !! en leur rendant la tâche plus facile. Mais les pauvres chéris ils faut les préserver de tout... tant que les parents sont derrière...et après ?

    Mais comment on faisait quand on n’avait pas la gamme boy, la télé, internet, le wakmann... comment occupions nous nos journées ?

    Mes excuses pour le Franglais approximatif !

  • Commentaire 14329
    le 7 novembre 2007  à 12:22

    Bizarre !!! Comme c’est bizarre mon cher cousin, rien sur les 8 E.V.S non rémunérés pendant 2 mois et 15 jours !
    Pas de stupéfaction !!!!!!!!!!!!

    Bizarrrrrrrrrrrrrre !! Bizarrrrrrre !

  • Commentaire 14334 allonzenfants
    le 7 novembre 2007  à 13:04

    c koi EVS SVP ? je ne demande k’a apprendre ! el professor !

  • Commentaire 14335 allonzenfants
    le 7 novembre 2007  à 13:05

    ha ! c’est pas les profs qui n’ont pas d’affectation mais rémunérés quand même ? NON ?

  • Commentaire 14342
    le 7 novembre 2007  à 13:54

    EVS = emploi vie scolaire ( déjà dit dans un commentaire précédent)
    Quant aux profs sans affectation et payés quand même , c’est rarement un choix et c’est pas franchement drôle.

  • Commentaire 14343
    le 7 novembre 2007  à 14:22

    Sans affectation et payé quand même !
    Très bien !
    Merci pour les économies de l’Etat !

    Ces derniers devraient se rendre à l’assedic et/ ou rechercher un emploi sous peine de perdre cette rémunération au lieu de rester bien au chaud chez eux !
    Obligatoire de fournir une recherche d’emploi sinon comme les chômeurs
    - Radiés automatiquement -:-)):-)):-)) !!!

    Pourquoi deux sortes de catégories de personnes qui ne travaillent ?

  • Commentaire 14344
    le 7 novembre 2007  à 14:49

    Ils ne restent pas sans affectation toute l’année, ils font des remplacements de courte durée, une semaine à droite, une semaine à gauche.

  • Commentaire 14345
    le 7 novembre 2007  à 15:00

    Et le reste du temps ????????
    Alors, il faut les employer à nettoyer les cours d’école, les pièces des établissement non rangées depuis des lustres, les faire repeindre les couloirs et nettoyerles WC comme on a fait faire aux EVS ( Emploi de Vie Scolaire )
    Au boulot - maintenant - ces enseignants non affectés !!!

  • Commentaire 14346 un prof
    le 7 novembre 2007  à 15:19

    A votre avis, par qui sont remplacés les profs en arrêt maladie ? les congés maternité ?

    A qui donne-t-on les quelques heures à faire lorsqu’on ne pas occuper un prof à temps complet...

    Ces profs, peu nombreux et très partiellement non-occupés, constituent une marge de manoeuvre nécessaire, une forme de souplesse indispensable.

    Certes, ils ne sont pas toujours devant des élèves, mais doivent accepter quasi-immédiatement de se retrouver : une semaine dans un collège à 2h de route de chez eux, puis la semaine suivante face à des lycéens, ou encore le mois d’après dans une ZEP de la Chapelle. Autant d’élèves différents, autant de manières d’exercer différentes .

    Ils peuvent faire un mi-temps toute une année scolaire dans un collège et sur l’autre mi-temps, être capable d’assurer des remplacements n’importe où, n’importe quand... Le mardi matin à Troyes, le mardi après-midi à Arcis et la semaine suivante à Romilly...

    On peut choisir de ne plus payer ses enseignants, de supprimer cette catégorie d’enseignants... mais, cela risque de poser bien plus de problème !!

  • Commentaire 14350
    le 7 novembre 2007  à 16:17

    Enfin des économies pour l’ETAT !

  • Commentaire 14355
    le 7 novembre 2007  à 18:12

    et puis c’est eux qui font l’intérim les jours de grève, et pis tout ! comme çà les élèves ne perdent pas de temps .

  • Commentaire 14365
    le 7 novembre 2007  à 19:28

    Merci pour ceux qui font grève ! :-((:-((

    C’est vrai, certains jouent sur les deux tableaux !:-((:-((

    Vivement que notre Président de la République dégraisse l’Education Nationale de ces derniers !:-)):-)):-)):-))

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