Le PCF de l’Aube réagit à la nouvelle tentative de suicide, survenue au centre France-Télécom de Pont-Sainte-Marie, et à la dégradation des conditions de travail.
Troyes à bien failli être le sombre théâtre du 22ème suicides de salariés à France Télécom. Heureusement les jours du technicien du centre de Pont Ste Marie ne sont plus en danger. Mais quand est-ce-que la direction de France Télécom prendra la mesure des drames qui se jouent dans ses murs ?
Comment ne pas voir dans cette litanie, la main d’un management de terreur qui vise à transformer un service public performant en une entreprise privatisée ou ne règne que la seule logique de la rentabilité ?
Accroître encore et toujours la productivité, abaisser de nouveau et sans trêve le coût du travail, ce sont les ressorts qui ont permis à France Télécom d’engranger 4 milliards d’euros de profits en 2008 et de verser 1,40 euro de dividende par action. Il faut savoir ce qu’on veut…
Notre société souffre du capitalisme et ce qui se passe à France Télécom en est la face émergée.
Parmi les gâchis provoqués par le capitalisme, les ravages humains ne sont pas les moindres et ils accompagnent toujours la destruction de l’outil de travail. Que d’espoirs brisés, de dévalorisation de soi, sont provoqués par la précarité à laquelle une majorité de salariés sont désormais astreints ! A cause des logique capitaliste, c’est le travail lui même qui est malade, parce que les aspirations à se réaliser sont niées et la dignité bien souvent malmenée.
Le sort des salariés de France Télécom et leur mal-être concernent toute la société.
Commencer tout de suite à transformer le système qui nous mène au bord de la catastrophe, c’est possible, urgent et nécessaire. Il faut des mesures pour reconstruire une économie qui permette des conditions de vie digne pour chacun, où l’avenir ne serait pas synonyme d’angoisse, tel est le combat du Parti communiste français.











