Rien ne bouge, tout est calme, tout continue à dormir !
Le nouveau préfet vient d’arriver !
Dans ses premières interventions, le dossier de l’électrification de la ligne Paris Bâle. Avec une certaine franchise, il déclare « qu’il ne sert à rien de se battre contre les moulins à vents. Si RFF ne répond pas aux sollicitations de financement c’est qu’il a de bons arguments… » Personne ne réagit à cette déclaration !
Le président de Région, en allant présenter le « Bibi » en Allemagne, en profite pour remettre une couche sur le sujet. Il propose d’organiser un déplacement des élus, de tous les élus intéressés par le sujet, pour demander des comptes au ministre sur l’électrification de la voie… En écho, silence absolu. Il s’égosille dans le désert !
Pendant ce temps le Grenelle de l’environnement peaufine le tracé des nouvelles lignes TGV, mais sans nous, ou plutôt en favorisant un tracé par Clermont Ferrand !
Nous avions pourtant dans la nouvelle Charte de développement économique publiée sur ce blog indiqué que le projet d’électrification de la ligne Paris Bâle ne verrait jamais le jour ou se limiterait à un TER Paris-Troyes. Qu’il restait une seule chance pour le sauver : Conduire le dossier en profitant des nouvelles orientations du Grenelle de l’environnement et de l’opportunité du dédoublement du TGV Sud. Le projet, jusqu’alors dans les cartons des pouvoirs publics d’un dédoublement du TGV-Sud par Dijon-Montbard, restait insatisfaisant et ne réglait en rien la saturation de cette ligne entre Montbard et Paris. Notre chance était de défendre une logique identique à celle qui avait prévalu pour le dédoublement de la A5 par la A6 en passant par Troyes !
L’électrification de la ligne Paris-Bâle, du moins jusqu’à Culmont-Chalindrey, pouvait, en plus de sa fonction première, offrir un itinéraire alternatif au TGV-Sud. Intégrer cette opportunité de doublement de la ligne actuelle du TGV Sud-Est à la modernisation de la Paris-Culmont-Chalindrey par une politique novatrice de l’aménagement du territoire avait l’avantage de traiter efficacement plusieurs attentes complémentaires :
Offrir une desserte de Vatry par le TGV, inscrite dans l’histoire dès qu’il sera devenu le 3e aéroport de Paris.
Ouvrir un axe nord/sud Reims-Vatry-Troyes retenu dans le SRIT de la Région car indispensable, en particulier pour relier Vatry au TGV-Nord comme au TGV-Sud.
Dynamiser l’activité économique et sociale d’une agglomération de 120 000 habitants et des 300 000 habitants de l’Aube et de la Haute-Marne en les sortant d’un enclavement injuste.
Désaturer le TGV-sud, et replacer Dijon, Chaumont et Troyes sur l’axe Paris-Lyon-Marseille.
Contribuer à une cohérence globale des liaisons ferroviaires en intégrant la Champagne méridionale… »
Seulement voilà, dans l’Aube personne n’a bougé ! La nature ayant horreur du vide, le ministre Brice Heurtefeux s’est engouffré dans la brèche. Le gouvernement abandonne le projet initial de dédoublement du TGV Sud à partir de Montbard, mais il va le remplacer , non pas par un tracé pas Troyes, mais par un autre beaucoup plus coûteux, passant par Clermont Ferrand , mais donnant satisfaction au Ministre !
Qu’ont fait nos élus, François Baroin, Philippe Adnot pour défendre l’Aube et l’Agglomération ? Rien ! Ils attendent sur le quai. Comme les vaches, ils regardent passer les trains ! L’Histoire les jugera sévèrement, elle les rendra responsables du nouvel enclavement de l’Aube !










