Samedi 29 septembre, les « forces de gauche » appelait à manifester à Troyes contre l’instauration des franchises médicales. Les organisations de gauche PRG, PS, Verts, MRC et PC voulaient faire une action commune… 140 personnes se sont rassemblées place de l’hôtel de ville de Troyes… Soit à peu près le vingtième du nombre de militants déclarés de ces cinq mouvements…
Pourtant le sujet était d’importance, pourtant il touchait chacun puisque les franchises médicales seront de 50 euros par an et par assuré : « Si ces mesures se placent dans la continuité de celles prises par les gouvernements Raffarin et Villepin qui avaient déjà diminué les remboursements des consultations médicales et relevé le forfait hospitalier, elles viennent en contradiction avec les principes de solidarité mis en œuvre par les pères fondateurs des assurances sociales dans notre pays, notamment en 1945. En effet, désormais ce sont les malades qui devront payer pour d’autres malades !... Au contraire des principes édictés à la Libération : les gens en bonne santé, par leur travail et leurs cotisations sociales, permettent de financer les dépenses de maladie et les accidents des salariés souffrants ! »
Que penser de cette faible mobilisation ? Que l’immense majorité des Aubois accepte ces nouvelles mesures ? Certainement pas…
La manifestation avait été voulue par le PC pour regrouper les « forces de gauche » autour de leurs valeurs communes, une sorte de répétition générale avant les échéances électorales futures… C’est presque un fiasco !
Cela amènera probablement certains des participants à réfléchir sur les types de comportement, sur les formes d’action à venir et, peut-être aussi, sur la réelle efficacité de certains partenaires…
Le monde a évolué, les partis semblent encore sclérosé dans des modes de mobilisations du siècle dernier. Pour convaincre les électeurs, pour aborder les échéances électorales d’une façon positive, il faudra certainement faire autre chose dans les mois qui viennent.
Les mots d’ordre « à gauche toute » ne regroupe que peu de personne. Il faut s’ouvrir au monde, écouter les citoyens, dire les choses autrement et, peut-être, trouver une troisième voie… la mobilisation du MoDem de l’Aube ce dimanche 30 septembre qui, à lui seul, regroupait la moitié du nombre des participants à la manifestation de la veille est peut-être un début de réponse. A condition que les partenaires éventuels sachent s’ouvrir et construire en oubliant des divisions surannées pour aller de l’avant.










