L’ancien maire d’Auxon, Jean-Louis Caillet, avait démissionné le 4 août dernier, disons-le avec un certain panache, à la suite des remous provoqués par l’implantation de la décharge FAVL.
C’était une vraie leçon de démocratie qu’il donnait en remettant en jeu son mandat alors que rien ne le forçait alors…
Plus discutable est la distribution, à Auxon, quelques jours avant le scrutin de dimanche dernier, d’une lettre affirmant « Monsieur le Préfet a accepté cette démission et, au cours de l’entretien que nous avons eu, il m’a conseillé vivement de me représenter et de m’en remettre aux électeurs d’Auxon afin que ma légitimité ne puisse être contestée par la suite. Voilà une des raisons pour lesquelles je me présente à nouveau devant vous. (…) Monsieur le Préfet a, d’ailleurs salué leur courage dans une correspondance qu’il m’a adressée. »
C’est assez étonnant !
Envoyer comme propagande électorale une lettre affirmant qu’on se présente avec l’appui du préfet cela semble très spécieux.
Est-ce légal ? Le préfet était-il d’accord pour cette exploitation de son nom et de son titre ? Qu’a à faire le représentant de l’État dans ce scrutin municipal ?
Les électeurs ont tranché puisqu’ils ont fait battre l’ancien Maire… mais la méthode est préoccupante…
Dérapage d’un candidat ou de l’État ? That is the question…









