En fait on fait beaucoup de bruit pour rien. L’annulation du national de pétanque pour cause de coût de location de salle est normal. Il n’y a rien à redire, enfin c’est ce qu’affirment les responsables
Le samedi 19 septembre un article complet de Jean Marc Kromwel dans l’Est Eclair se pose la question de savoir si le parc des expositions est trop cher. Le journaliste ne prend pas partie, ce n’est pas son rôle. En revanche il expose en détail les arguments des élus et de la responsable de la société GL Events gérante du parc pour un bail de 8 ans la nouvelle structure réhabilitée par la CAT.
Pas plus cher qu’ailleurs
Rappel des faits ; un premier devis avait été adressé au comité de l’Aube de pétanque pour la location du parc en vue de l’organisation du national de pétanque. 50 000 euros pour 7 jours dont 5 de montage et démontage. Ce devis a été revu à la baisse à 30 000 euros en réduisant le nombre de jours d’occupation. Pour mémoire, lors de la dernière organisation le coût réclamé était de 7000 euros. La facture un peu sévère a conduit cette association à annuler définitivement cette compétition. Alors le parc est-il trop cher ? Non estime Maria Posth la directrice locale de GL Events. « Pour un tel équipement (trois halls de 1500 m² et le cube 3370m², nous ne sommes pas plus chers que d’autres villes moyennes en France ». J’aurais tendance à dire et alors ? Le fait que ce soit hors de prix ailleurs, ne justifie pas les prix pratiqués à Troyes. Surtout lorsque le jour prévu, il n’y a rien d’autre de planifié dans le parc.
Pas de financements opaques
Alors c’est Menuel qui s’y colle pour tenter de justifier. Avant les moyens techniques de la ville étaient utilisés, on ne facturait que les jours d’utilisation. Pour le national, il fallait transporter, installer puis déménager plusieurs tonnes de sable soit 5 jours de montage et démontage qui expliqueraient en partie le premier devis de 50K€. « Face aux obligations de comptabilité publique, la ville ne peux plus prendre en charge des prestations en natures qui ne sont pas transparentes. Mais elle peut compenser le coût de la location par des subventions ». Donc en gros, on va payer plusieurs fois, on est en train de nous expliquer que l’on va utiliser des subventions publiques pour payer un opérateur privé. Cela pose plusieurs questions. Combien la société GL Events verse t-elle par an pour exploiter ces locaux neufs. GL Events prend elle à sa charge les travaux d’entretiens de la structure ? Cette structure a été payée par les deniers des troyens, quel est le retour d’investissement prévu sur un bail signé sur 8 ans ? Pour pousser plus loin le raisonnement. A-t-on licencié à la ville les employés qui précédemment effectuaient les travaux d’installation ? Il faut l’espérer, car sinon nous payons deux fois. Là encore, on fait un mauvais calcul. On dit cela coûtait de l’argent d’utiliser les services municipaux. D’accord, mais s-ils ne le font plus et que l’on continue à les payer, on s’applique la double peine. En effet combien de personnes travaillant dans l’ancienne structure ont-elles été reprises par GL Events ? Les obligations de comptabilité publiques ont bon dos également. En effet on ne voit pas en quoi, il ne serait pas possible de faire ressortir d’un point de vue comptable l’affectation d’heures d’employés municipaux et cela même sur une association Cela se pratique dans toutes les entreprises qui possèdent des services dits transversaux. Il existe des règles comptables pour le faire.
En tout cas GL Events nous confirme avoir un carnet plein d’ici la fin de l’année. « On jonglerait même avec les jours de montage et de démontage ». On nous prend vraiment pour des truffes ! Nous jugerons cependant sur pièces ! Bien évidement en ne tenant pas compte des Nuits de Champagne qui ne sont pas du ressort « organisationnel » de GL Events puisqu’elles existaient bien avant. Il serait d’ailleurs intéressant de connaître le coût que facturera cette société aux Nuits de Champagne, cela va considérablement augmenter la subvention de la CAT, donc nos impôts, mais bref. Donc on verra. On ne va pas arrêter d’ici la fin de l’année. Donc on ne compte pas les Nuits, Pas non plus le prochain salon de l’habitat, qui existait aussi avant. Donc pour l’instant, depuis le 1er septembre on a eu le salon de l’érotisme, il va être intéressant de compter les manifestations d’ici décembre. Moi je vous le dit on se fait encore empapaouter…









