L'article

29
avri
2009

La déploration de l’église Saint-Jean.

Nous ne conseillerons jamais assez aux lecteurs de visiter l’exposition « Le beau XVIe. » Pour vous aider dans votre visite, nous consacrerons une série d’articles sur certaines œuvres exposées. La proximité de l’exposition vous permettra d’y aller fréquemment pour n’y voir qu’une ou deux œuvres en prenant le temps de déguster cette rencontre, de prolonger le temps passé aux côtés d’un chef-d’œuvre.

L’abondance du beau peut, en effet, dépasser l’entendement et l’on risque de ne plus rien voir si l’on veut tout voir en une seule fois...

Nous consacrerons donc 10 articles à 10 œuvres choisies arbitrairement parmi celle que nous préférons. Ce choix est subjectif, il s’agit de mon appréciation personnelle, c’est un « parti pris » de visite que vous pourrez suivre. Une visite générale pour voir l’ensemble et la superbe présentation, dix visites ciblées sur telle ou telle œuvre et une visite finale à l’automne pour ne pas oublier et vous aurez une vision différente de l’art troyen du XVIe…

Nous commençons donc aujourd’hui par la « Déploration de Saint-Jean ». C’est une des rares œuvres de l’exposition à avoir peu bougé. Elle était en effet exposée à quelques mètres de là, dans la troisième chapelle du chœur à droite (sud du sanctuaire), bien mal installée car le recul insuffisant empêchait d’en voir toute la beauté. Espérons que l’exposition lui permettra, ensuite, de trouver une place plus conforme à son caractère exceptionnel.

La déploration : Groupe de pierre (1520 environ - M.H.) 55 dans l’expo

JPEG - 247.5 ko
La déploration de l’église Saint-Jean

Cette œuvre constitue un des chefs-d’œuvre de l’art troyen du XVIe siècle qu’on peut rattacher à l’atelier de la Sainte-Marthe. Le « Guide du patrimoine Champagne Ardenne » publié en 1995 conteste ce rattachement. C’est à mon avis avec raison que le catalogue de l’exposition, rejoint Heinz-Hermann Arnhold et réaffirme son attribution au « Maître de Chaource » par « des comparaisons avec les groupes de Mise au Tombeau de Chaource et de Villeneuve-L’archevêque, et avec la Vierge de Pitié de Bayel, Véronique Boucherat quant à elle, considère ce groupe comme un élément clef pour rapprocher le nom de Jacques Bachot du Maître de Chaource, sans pour autant les assimiler ». [1]

« Rien n’est plus simple et plus naturel que toutes ces figures empreintes d’une profonde tristesse et d’une douleur amère », écrit Charles Fichot à son propos. Presque toujours désignée sous le nom de « Mise au tombeau » par le passé, c’est en fait une «  Déploration  », la Déploration, en effet, figure le corps du Christ déjà descendu de la croix, gisant sur la pierre de l’onction ou sur les genoux de la Vierge, pendant que celle-ci, sainte Madeleine et saint Jean s’abandonnent à leur douleur. C’est la scène que nous avons ici sous les yeux.

C’est exactement ainsi que sont représentés les « Déplorations » des plus grands maîtres : Giotto (Padoue), Fra Angelico (San Marc de Florence), Botticelli (Florence et Munich), Andréa del Sarto (Florence), Véronèse (Leningrad), Poussin (Munich et Dublin), et même Delacroix.

JPEG - 118 ko
Détouré 1

La scène est sobre et pathétique. Le Christ couché à terre vient d’être descendu de croix. Le haut du corps est appuyé sur la jambe droite de saint Jean et sa mère presse les mains meurtries de son fils. Marie se penche pour embrasser Jésus peut-être, et saint Jean lui touche l’épaule pour la réconforter. Marie-Madeleine, tout en larmes, essuie son visage avec son voile et tient un vase de parfum qu’elle verse sur les pieds du Sauveur.

Ce groupe a longtemps été ignoré des critiques. Certes Fichot [2] le décrit assez fidèlement , mais le chanoine Prévost [3] ne s’y arrête qu’en une seule phrase , Koechlin et Vasselot [4] n’en parlent qu’au détour d’un énoncé « de même le linge qu’entoure le corps est relevé presque identiquement à Vauluisant et à Bayel, et c’est une façon peu commune ; on ne peut guère le signaler qu’à la Mise au tombeau de l’église Saint-Jean de Troyes, que son caractère général permettrait d’ailleurs de rapprocher de l’atelier de la Sainte-Marthe » , Morel-Payen [5], et Dom Eloi Devaux ne l’aime manifestement pas ... « Il n’y a que treize ans entre le sépulcre de Chaource et celui de Villeneuve (…) et la déposition de Saint-Jean de Troyes. Qu’il faut peu de temps pour que le perfectionnement du métier gâte les plus belles qualités ! » [6]

Et pourtant, ce groupe mérite mieux. Il est de la même veine que les œuvres maîtresses de l’atelier de la Sainte-Marthe (Pietà de Bayel, sépulcre de Chaource, sépulcre de Villeneuve-l’archevêque ou retable de Rumilly-les-Vaudes).

JPEG - 73.4 ko
Marie
JPEG - 73.1 ko
Marie-Madeleine

La parenté est indéniable et se remarque au premier regard. Les menus détails se retrouvent dans l’ensemble de ces œuvres. La Vierge et la Madeleine ont le même visage ovale, le nez à méplat, les pommettes un peu saillantes, toutes caractéristiques de ces œuvres.

JPEG - 46.6 ko
Saint Jean de Saint-Jean
JPEG - 43.8 ko
Saint Jean de Chaource
JPEG - 2.2 ko
Saint Jean de Chaource 1

Les détails de l’arrangement de la chevelure de saint Jean sont identiques. Ce sont les mêmes qu’à Chaource ou Villeneuve-L’archevêque. Mieux, le visage est celui du même homme, qu’on reconnaîtrait si on le croisait dans la rue.

JPEG - 50.3 ko
Détail 1
JPEG - 48.3 ko
Détail 2
JPEG - 48.5 ko
Détail 3
JPEG - 50.3 ko
Détail 4
JPEG - 49.8 ko
Détail 5
JPEG - 47.3 ko
Détail 6

Quant aux détails, les nœuds des ceintures, les voiles, les attaches… ils sont tous semblables à ceux d’autres œuvres de l’atelier de Chaource.

Une composition digne des plus grands Maîtres…

Mais il y a plus, et nous n’hésitons pas à écrire qu’il s’agit d’un des chefs-d’œuvre les plus intéressants de l’art troyen.

En effet, l’imagier est à ce moment en pleine possession de ses moyens. Si les détails rattachent la Déploration aux œuvres majeures citées plus haut, il y a plus ici, la composition est remarquable.

JPEG - 126.3 ko
Lignes

L’ensemble s’articule autour de la main gauche du Christ que tient sa mère, elle est située au centre de la composition « O ». Les lignes idéales partent de là et déterminent l’équilibre de la scène.

La tangente « MOP » part du menton de Marie-Madeleine et aboutit à l’extrémité de la robe de saint Jean sur le sol. L’autre tangente, « JOR », frôle le menton du saint et passe par le talon droit du Christ. L’horizontale « HOH’ » passant par le point « O », traverse le centre du visage du Christ et souligne la base de la manche gauche de sainte Madeleine. Toutes ces lignes se croisent au point central des mains « O ».

JPEG - 133 ko
Cercle C1

Il y a mieux… Si l’on trace un cercle ayant pour centre le point « O », les mains du Christ, on se rend compte que cette courbe « C1 » détermine le volume de saint Jean. Ce cercle englobe la totalité de l’œuvre.

JPEG - 145.3 ko
Cercles C2 et C3

Si l’on inverse cette courbe « C2 » on délimite le dessin de la Vierge. Cette seconde courbe, inversée elle aussi, détermine « C3 » l’espace aérien de sainte Madeleine.

Ces cercles déterminent deux ovales : l’un comprenant la Vierge, Jean et le haut du corps du Christ, l’autre, plus petit, contenant Marie-Madeleine repoussée à droite de l’œuvre, comme éloignée, mais participant à l’équilibre de l’ensemble.

L’artiste avait donc une idée précise de la composition qui était chez lui autre chose qu’un calcul purement mathématique, quand on considère l’expression des personnages.

Un «  équilibre  » magistral

JPEG - 77.8 ko
Déséquilibre sans M-Madeleine

Tout est ici équilibre. L’œuvre risquait de « basculer » vers la gauche où se trouve l’essentiel de la gravité avec saint Jean, le haut du corps du Christ et la Vierge ; c’est sainte Madeleine qui contrebalance ici la composition, la rééquilibrant à droite, l’espace vide entre les deux femmes concourant lui-même au contrebalancement. Regardez comme l’oeuvre est déséquilibré si l’on supprime Marie-Madeleine...

PNG - 556.5 ko
Forces de tension

À l’aide d’une tension inversée, l’imagier est arrivé à ce résultat (voir les flèches). Mais sainte Madeleine risquait elle-même d’être isolée, de basculer à droite, elle est maintenue à proximité de la Vierge par l’effet des courbes inversées « C2 » et « C3 » et elle fait corps avec l’œuvre par son appartenance au cercle C1.

JPEG - 145.3 ko
Cercles C2 et C3

Des regards significatifs...

PNG - 550.6 ko
Regards

Suivre les regards des personnages nous en apprend plus encore. Jean, jeune homme, adolescent (il a une quinzaine d’années), regarde la mère du Christ cherchant un réconfort, il a tout perdu... Marie, noyée dans sa douleur, mais une douleur pudique comme toutes les vierges de l’école troyenne, dirige son regard vers le visage de son fils pour le contempler une dernière fois. Les yeux fermés du Christ s’oriente parallèlement à la ligne de force oblique qui suit son corps. Cette grande diagonale pèse sur toute l’œuvre, amarrant l’œuvre au sol, à la terre, comme pour faire sentir le poids du désespoir.

JPEG - 133 ko
Cercle C1

Mais le centre de la composition, là vers où se porte le regard immédiatement, est le point « O », résultante de toutes les lignes de force, point initial où se joue le « drame », là où la mère soutient la main de son fils mort…

Ce mode de composition est tout à fait semblable par exemple aux « Bergers d’Arabie » de Poussin. En solidité de composition, nous ne connaissons quelque chose de comparable, dans l’art troyen du XVIe siècle, qu’à Villeneuve-l’Archevêque ou dans le vitrail de la Passion de Sainte-Madeleine.

JPEG - 73.4 ko
Marie
JPEG - 73.1 ko
Marie-Madeleine
JPEG - 86.6 ko
Le Christ

Ce groupe possède une autre qualité essentielle, qualité rare dans notre sculpture locale : l’unité d’exécution. En effet, hommes et femmes sont de la même veine. Le sépulcre de Saint-Nizier, par exemple, est remarquable par ses hommes mais les femmes ont une mollesse de traits qui détruit l’unité. Si intéressante que soit la Mise au tombeau de Chaource, il faut reconnaître que si les femmes se situent parmi les plus authentiques chefs-d’œuvre de l’art troyen, les hommes n’ont pas la même qualité. La déploration de Saint-Jean est d’une unité parfaite. Les quatre personnages sont certainement du même ciseau.

Ce groupe fut polychromé mais malheureusement il ne reste rien de cette décoration.

C’est une œuvre exceptionnelle. Il est rare de trouver quelque chose d’aussi solidement construit dans l’art troyen du XVIe siècle.

post scriptum :

Ce texte est basé sur un article publié par André Beury dans l’Est-Eclair en 1987, adapté et complété plus tard par Philippe Beury.

notes :

[1] Catalogue de l’exposition Le beau XVIe siècle. Chefs-d’œuvre de la sculpture en Champagne. - Pollina Avril 2009

[2] Fichot, 1900, t. 4 p. 126

[3] A. Prévost – Histoire de Saint-Jean, quartier et paroisse de Troyes – 1936.

[4] Koechlin et Vasselot - La sculpture à Troyes au XVIe siècle. - 1900.

[5] Morel-Payen - Troyes et l’Aube - 1961. ne lui prête guère attention

[6] Dom Eloi Devaux - Le Maître de Chaource - Edition Zodiaque - 1956 - p. 18.



repondre Réagir à cet article     forumVoir les 16 commentaires

Les commentaires (16)

La déploration de l’église Saint-Jean.
  • Commentaire 31504
    le 29 avril 2009  à 07:23

    excellent, ça donne envie d y aller et d apprendre

    Ferez vous vous meme des visites guidées avec vos connaissances mr beury ?

    vous dites, je cite "La proximité de l’exposition vous permettra d’y aller fréquemment pour n’y voir qu’une ou deux œuvres en prenant le temps de déguster cette rencontre, de prolonger le temps passé aux côtés d’un chef-d’œuvre." , mais c’est sans compter le prix de l entrée qui reste excessif, donc pour ma part j irai peut etre qu une fois ou deux...

    merci pour ces futurs articles qui nous permettront de mieux connaitre le XVIème

  • Commentaire 42629 fils de pandu
    le 22 août 2010  à 22:12

    6 euros l’entrée pour y voir des chefs-d’oeuvre c’est un cadeau.
    On fait des choix !

  • Commentaire 42632 lolita
    le 23 août 2010  à 06:54

    C’est kif- kif à st petersburg , on paye à l’entrée pour voir le musée ’"église", c’est devenu, une vaste fumisterie lucrative !

  • Commentaire 31516
    le 29 avril 2009  à 18:12

    la face cachée de cette exposition, c’est le mépris à l’égard de ceux qui ont travaillé des heures et des jours durant pour préparer cette belle expo, je parle des "petites personnes", des hommes à tout faire...ils n ont pas eu le droit d etre conviés a l inauguration car pas assez "bien" pas "présentable" aux notables triés sur le volet

    pas même un remerciement ou un laisser passer pour ces gens qui ont donnés de leurs énergie de de l amour du travail bien fait pour que cette exposition soit une réussite

    si ces petits gens veulent voir l exposition , ils devront payer comme tout le monde.. c’est scandaleux !

  • Commentaire 31612
    le 3 mai 2009  à 15:59

    Si ces personnes sont vraiment des petites gens, ils auront la gratuité alors arrêtez votre complainte.

    Pour les vernissages, ce n’est vraiment pas la meilleure manière de voir une exposition.

    Et je pense que d’écouter les trop nombreux discours des notables dont vous parlez n’est vraiment pas la joie !

    Il n’y a d’honneur que pour celui qui en a conscience, qui de fait, en perd son humilité ...

    J’en ai marre de voir et d’entendre de multiples critiques ... ces esprits sont fatigants à la longue !

  • Commentaire 31639 3yen
    le 4 mai 2009  à 13:00

    Toutes "les petites gens" ne sont pas toutes oubliées... Le personnel du Conseil Général a reçu un pass permanent pour visiter l’exposition...

  • Commentaire 32885 ulysse18
    le 6 juillet 2009  à 15:55

    Exposé et reportage très intéressants sur l’art troyen au XVI ème.Une petite vidéo donnerait encore plus de cachet à cette présentation.
    Merci MAX de me l’avoir fait découvrir .
    jf

  • Commentaire 33817 Gérard Bérilley
    le 25 août 2009  à 15:19

    Félicitations pour cet excellent article. Là au moins nous tombons sur quelque chose de solide, ce qui nous change de tant de théories approximatives, voire fumeuses, sur l’histoire de la sculpture et de ses écoles. La démonstration et les shémas sont probants. Admiratif envers celui qui a vu cela pour la première fois (André Beury, est-ce votre père ?)
    J’ai toujours considéré cette Déploration comme un chef d’oeuvre et une oeuvre majeure du Maître de Chaource, et totalement et injustement sous-estimée. Je tiens le Saint-Jean (avec celui de Saint-André-les-Vergers) pour un des plus beaux, et plus riches, et plus complexes visages d’homme de la sculpture. A ce propos, pourquoi dites-vous qu’il a une quinzaine d’années ? C’est un homme jeune, certes, mais ce n’est pas un gamin, un adolescent. En tout cas, je ne l’ai jamais vu ainsi. Encore bravo et merci pour votre contribution à la compréhension et mise en valeur de cette oeuvre.

  • Commentaire 34442 Gérard Bérilley
    le 20 septembre 2009  à 05:50

    J’ai visité l’exposition depuis mon précédent message, et ce le week-end des 12 et 13 septembre. J’ai vu, pour la première fois bien évidemment, les dos de la Madeleine et du Saint-Jean de cette Déploration qui sont magnifiques, du très grand art. Cette oeuvre était donc conçue pour être vue également de dos, car les sculpteurs de ce temps là ne perdaient pas leur temps à sculpter ce qui ne pouvait se voir. Le dos - central - de la Vierge étant moins travaillé, ne peut-on penser que la destination première de cette oeuvre était devant un pilier ou quelque chose de ce genre ? La Déploration aurait due être exposée tout à côté de la Piéta de Bayel et non hors de l’espace réservé au Maître de Chaource, ce qui aurait permis de mettre en évidence les concordances de style et qu’elle n’est en rien une oeuvre mineure de notre sculpteur, bien au contraire. Il reste à souhaiter qu’elle ne regagnera pas sa place ancienne, remisée dans un coin de murs, et qu’elle sera pour toujours mise en valeur comme elle le doit. La Sainte Anne Educatrice de Joinville et le Saint Barthélemy de Sourdun sont eux aussi de pures merveilles.

  • Commentaire 34444 lolitadudimanche
    le 20 septembre 2009  à 09:17

    cher monsieur qui semblez avoir le goût de l’art , allez surtout visiter iles au mont , vous y verrez un christ amputé de ses bras qui est de toute beauté !

  • Commentaire 34449 Gérard Bérilley
    le 20 septembre 2009  à 10:54

    J’ai eu la chance, cela fait trente ans cette année, de faire la visite de Isle Aumont. Je m’en rappelle très bien, ainsi que des commentaires de Jean Scapula, cet homme remarquable, vraiment extraordinaire, qui "retourna" cette butte - sa butte - sa vie durant. Je revois ce Christ en tilleul, du 13ème siècle, et un Christ assis du 16ème siècle avec une main magnifique. Je n’ai pas du tout le goût de l’art, j’ai le goût de ce que j’aime, ce qui n’est pas la même chose. L’art avec un grand A ou même avec un petit a, cela n’existe pas. Ainsi, à l’exposition "Le Beau 16ème", la période italianisante, manièriste, au fond le début de l’art bourgeois, exhibitionniste, s’oppose radicalement à l’esprit encore tout gothique du Maître de Chaource.

  • Commentaire 34451 lolitadudimanche
    le 20 septembre 2009  à 11:01

    ah , monsieur, je vois que vous êtes un vrai amoureux !

  • Commentaire 36755 Philippe Leprout
    le 24 décembre 2009  à 11:46

    Je me souviens également de cette visite d’Isle Aumont ; n’étions nous pas ensemble dans une sorte de visite des sites aubois - réels, supposés, rêvés - recèlant les oeuvres du Maître de Chaource qui reste une espèce d’OVNI dans la sculpture de cette époque (le classer dans la sculpture gothique est imparfait, il y a là l’expression d’une personnalité remarquable, d’une identité s’excluant d’une école, d’une grande modernité). J’en garde un vif souvenir. C’était aussi le temps d’une amitié. Salut Gérard.

  • Commentaire 34453 liliane
    le 20 septembre 2009  à 12:58

    bonjour,

    un atelier de sculpture à Chaource existe t’il encore et est il visitable ?

    merci

    Liliane

  • Commentaire 34454 lolitadudimanche
    le 20 septembre 2009  à 13:11

    sans doute , puisque camille claudel en personne , se charge des initiations !:-))

  • Commentaire 34463 allonze
    le 20 septembre 2009  à 22:36

    félicitations Monsieur BEURY ! çà donne envie d’y aller et j’irais !

> L'ARTICLE EN IMAGE
> L'AUTEUR
- 56 ans, créateur d’auboisementcorrect. Médecine du sport, nutrition, mésothérapie, hospitalisation (...)
Site perso
Docteur Beury
Ses articles récents
> Audience
  • 1669 visites
  • 16 commentaires
  • Notez cet article :
> Faire suivre l'info

ARTICLES SIMILAIRES


 
Fabriqué avec SPIP et YAML - Hébergé par CELEONET - Code & Design par INDIE