Troyes pour tous, le faux-nez du PS pour draguer les électeurs, organisaient un « café-citoyen » sur le thème « Société de surveillance-Cité surveillée La sécurité dans la ville « . Avouons-le, je n’y suis pas allé. J’avais piscine, mercredi dernier...
Mais les péripéties de ma nage-papillon n’intéressent personne. Le mieux est sans doute d’évoquer ce débat fondamental.
Combien étaient-ils ? Une dizaine ? Une vingtaine de personnes ? Je n’ose avancer de chiffres. Libération-Champagne non plus...
Bref, l’important n’est sans doute pas là et l’affluence aussi faible soit-elle (dieu sait si les débats politiques n’attirent plus grand monde) n’enlève rien à l’intérêt de cette initiative.
Mes amis Mes camarades ont donc parlé des caméras de surveillance, de la vidéo-protection comme disent les gens polis... Difficile de tirer quelques leçons de ce débat ou du compte-rendu qu’en dresse la presse. Déplacement de la délinquance hors des zones vidéo-surveillées, atteintes aux libertés individuelles, efficacité discutable de ces dispositifs... les critiques habituelles ont, semble-t-il, occupé l’essentiel de ce café-citoyen. Rien de nouveau sous le soleil rose de l’insécurité...
Il faut pourtant s’interroger sur ces dispositifs. Certes, ils ne sont pas la panacée sécuritaire que veulent nous vendre quelques uns à droite. Mais ils ne sont sans doute pas non plus ces outils diaboliques que veut nous décrire la gauche. Entre ces deux extrêmes, il faut avoir le courage de reconnaître l’efficacité de la vidéo-surveillance dans les milieux « fermés » (comme les parkings) ou pour la surveillance « statique » de certains sites officiels (préfectures, mairies, ambassades...). Mais il faut, avec la gauche, constater que depuis le développement de ces caméras, l’insécurité n’a pas reculé.
A vrai dire, le débat autour de ces caméras me semble tout à fait périphérique et sans grand intérêt. Il s’agit alors de remettre la vidéo-surveillance à sa place : celle d’un outil parfois utile et pratique ; mais d’un simple et vulgaire outil. Rien du plus. L’essentiel est ailleurs. Et la réponse à l’insécurité se trouve autre part que dans le débat stéréotypé qu’on nous ressasse régulièrement.










