Ca y est c’est fait. L’entrée de Saint Germain au sein de la CAT ajoute 2446 habitants à la communauté de l’agglomération de Troyes. Deux nouveaux conseillers communautaires intégreront l’auguste assemblée dès le mois prochain.
Cela ne changera pas grand-chose au quotidien des habitants des onze communes initiales, mais se traduira par un transfert de compétences du nouvel entrant vers la CAT et l’apport de quelques services supplémentaires aux habitants de la commune entrante. On ne peut que se réjouir de voir l’intercommunalité continuer à se développer. Les quelques fous furieux comme moi, (pour les Etats-Unis d’Europe), voudraient bien sur en voir encore plus. Je n’arrive toujours pas à comprendre l’intérêt de 12 communes pour gérer 130000 personnes. Quelle peut bien être la différence entre un troyen, un Savinien, un Dryat ou un Riborcotin ? J’ai beau chercher, je ne vois pas. A part servir à sauver une douzaine d’écharpes de maire et constituer des petites féodalités locales, je n’y voit aucun intérêt. A ma connaissance les habitants des villes de 150 000 habitants, ne sont pas moins bien traités que les habitants de la CAT. Tout juste doit on éviter des gaspillages ou dépenses en doublon.
Des économies rapides et évidentes L’exemple de la Comédie Saint Germain, outil culturel démesuré par rapport à la taille de la commune, n’aurait jamais vu le jour, sous cette forme du moins, si la CAT actuelle avait été depuis longtemps une seule et même ville. Les exemples de ce type de doublon voir triplette d’équipements au sein de notre ville sont légion. Il va pourtant bien falloir trouver une vocation à un équipement qui n’était absolument pas nécessaire et de surcroît mal placé dans l’agglomération. On ne peut pas non plus sérieusement arguer d’une meilleure efficacité par plus de proximité dans la gestion des habitants. Avons-nous de réels plus dans notre qualité de vie par rapport à une ville française de la taille de notre agglomération ? Absolument pas. Les impôts y sont-ils bien moins cher qu’ailleurs ? Même pas. En revanche chacun conviendra qu’à l’évidence de sérieuses économies ne serait-ce qu’au niveau des employés de Mairie seraient rapidement réalisées ou tout au moins au niveau des responsables de service. Je ne se sais pas si le nombre de fonctionnaires municipaux des douze communes réunies est supérieur à celui d’une commune de la même taille, mais ce dont je suis certain c’est que la quantité de petits chefs nécessaire à encadrer ce petit nombre est démesurée. Le nombre de chefs de service de la seule ville de Troyes est sans besoin d’aucun audit quelque qu’il soit, amplement suffisant pour manager l’ensemble des employés de toutes les communes réunies. Que dire en outre de la nécessité de fonctionnaires directement dédié à la CAT qui viennent s’ajouter à ceux des communes. Je ne connais pas le nombre de millions d’euros économisés par an mais il serait fort intéressant de faire le calcul.
Pas de courage politque
On reproche souvent aux politiques de ne pas coller aux réalités quotidiennes des gens. Les politiques déplorent de voir des salles vides lorsqu’ils débattent sur des sujets locaux. Pourquoi des politiques locaux n’auraient ils pas le courage de militer dans le sens de la fusion des villes de la CAT. Oh bien sur, il faut du courage et du panache, car ils commenceront immédiatement par se mettre à dos tous leurs petits copains, maires, adjoints ou conseillers des communes de la CAT. Pour autant le jeu n’en vaut-il pas la chandelle ? Economiser dans la gestion pour mieux investir les sommes gaspillées. C’est ce que fait toute entreprise. Oui mais je sais, je suis un doux rêveur utopiste.










