Le pouvoir appartient aux élus locaux : les représentants des communes qui adhèrent au syndicat intercommunal d’aménagement de la vallée de l’Ource, si un tel syndicat existe. C’est l’ensemble de ces délégués qui a voté ! Mais ont-ils voté l’acceptation du projet ou seulement l’étude ? Faire une étude n’engage en rien de la réalisation des travaux et les délégués du syndicat peuvent y renoncer. Ce sont donc EUX les premiers responsables et ce sont eux qui doivent rendre des comptes à leurs conseils municipaux repectifs. Représentants les communes adhérentes au syndicat, ce sont donc ces communes dans un second temps qui sont responsables.
Ils ont voté quoi ? En fait à l’origine, de ces syndicats il y a des propriétaires qui ne font pas leur travail. De fait, l’entretient des rivières relève de la responsabilité des propriétaires riverains. Les syndicats d’aménagement se sont substitués et imposés à eux tout simplement parce qu’ils n’assument pas leur responsabilité, à savoir pour la majeur partie de ces propritéaires : des agriculteurs et les communes.
Qui dit syndicat, dit président, et dès qu’un nouveau titre est créé, c’est un nouveau petit fief qui s’instaure. Et pour se donner de l’importance, on décide de faire des choses en grand et certainement formidables. Alors on fait des projets, on les fait étudier par ingénieurs de l’administration qui disent que les projets ne sont pas encore assez gros : plus le projet est gros, plus les subventions seront importantes, surtout si les travaux répondent à des normes qui nous seraient imposées depuis Bruxelles. Il paraît, par exemple, que pour le développement durable, les vaches ne doivent plus marcher dans l’eau de la rivière et boire directement dedans ! Ce nb’et pas naturel qu’un animal aille dans une rivière et y boivce ! Il pollue et cette pollution n’est pas naturelle !!! alors il faut des aménagements coûteux, des aménagements subventionnés, parce que c’est Bruxelles qui l’a dit. Et il faut vite se dépêcher car à ce qu’il paraît les subventions seront de moins en moins importantes, et même disparaîtraient. Alors nous tombons dans la spirale absurde de gonffler le plus possible les projets dans l’objectif de toucher le plus de subventions. Un simple entretien ne serait pas éligible. Aussi, plus le projet est gros et moins vous paierez grâce aux subventions (c’est ce qu’on laisse entendre...) !!! C’est à croire que les ingénieurs de l’administration sont payés à la commission ou au pourcentage des travaux à réaliser ! De fait, ils en sont généralement les maîtres d’oeuvre. Nous vivons dans l’absurde.
PS, la vallée de l’Ource va jusqu’à... Celle-sur-Ource ; à ne pas oublier dans la liste des beaux villages vignerons travaersés par la tivière Landreville...