Les résultats des législatives dans l’Aube consacrent qu’on le veuille ou non une très nette victoire de l’UMP, qui loin de reculer conforte ses positions, encore que l’étude approfondie des 4 tours d’élection que nous venons de vivre, laisse présager un certain espoir pour des alternatives futures.
Nous qui nous battons depuis longtemps pour faire prendre conscience aux aubois qu’ils étaient mal défendus enregistrons une défaite c’est indéniable. Défaite dont l’analyse est assez simple. En particulier sur la seconde circonscription ou la gauche n’a rien trouvé de mieux que de parachuter une inconnue haut marnaise et le modem bridé par son président actuel qui a préféré le calcul politique pour empêcher toute candidature plus agressive (on sait au moins que deux candidats ambitionnaient cette étiquette), les a étouffé dans l’œuf par la présence de dernière minute d’une Elisabeth dont la discrétion a certainement pleinement remplie le but non avoué de cette candidature. Mais je crois que Cassandre reviendra plus en détail sur les sombres calculs qui ont présidés à la désignation de la candidature modem sur la deuxième et à l’absence d’une autre sur la troisième. Une chose est certaine en tout cas, il y avait une réelle ouverture sur la seconde circonscription qui n’a pas été saisie faute de bons candidats d’opposition.
Sur la première, le constat est encore plus simple. Les électeurs aiment la clarté dans les prises de position. Le microcosme politique aubois se gausse actuellement en disant que tout le monde prévoyait que Marc Sebeyran ne soit pas au deuxième tour. J’avoue que cela était loin d’être évident pour moi, mais comme l’explique Philippe Beury dans son éditorial, comment vouliez vous que l’électorat s’y retrouve dans un tel imbroglio d’attitudes contradictoires ! Après réflexion, la finale a opposé les deux candidats dont les idées et les positions étaient les plus claires. Notre nouveau député est jeune, il plaira certainement, bien que pour lui le plus difficile commence. Il va lui falloir trouver un vrai positionnement départemental, face au duo Baroin Adnot. On commence déjà à murmurer, que nous pouvant décemment venir sur Troyes, le garçon lorgnerait sur la présidence du Conseil Général. Cela fera sans nul doute plaisir à Philippe Adnot qui n’est pas prêt de lâcher le morceau. Mais déjà les victoires aiguisent les appétits. On calcule déjà pour les municipales et le renouvellement de la moitié des cantons de notre département. Les conversations allaient bon train dans ce sens, hier soir dans les salons dorés de la préfecture. De son coté Line Bret analysait certainement correctement la situation hier soir sur Canal 32. L’abstention a été très forte dans les bureaux citadins. Ses scores sur l’agglomération troyenne sont plus qu’honorables, mais insuffisants pour inverser la tendance. Il faut dire aussi que, quoi qu’elle en dise, son zapping électoral a peut-être rafraîchi plus d’un électeur. Se présenter sur une circonscription, où l’on n’est pas élue lorsque l’on était élue d’une ville importante d’une autre circonscription, manque un peu de logique. Quitte à présenter une femme contre Mathis, pourquoi la gauche n’a telle investie Line Bret sur la deuxième où son implantation dryate était indéniable et quitte à parachuter une radicale haut marnaise, pourquoi pas ne l’avoir fait sur la première ? Elle disait hier vouloir continuer à s’investir dans la 1ere circonscription. Très bien. Ou mais où ? Son score à Saint Parres pourrait l’encourager à regarder de plus près cette commune pour les municipales.
Contre Baroin, n’en déplaise à certains blogueurs de ce site, il est clair qu’Olivier Girardin a fait mieux que se défendre. Le garçon surprend au premier abord, mais la gauche a très certainement trouvé là leader départemental qu’elle attend depuis des années. Il est clair qu’une candidature modem contre Baroin aurait certainement modifié la donne et que notre joueur de tennis de maire de Troyes ne l’aurait sans doute emporté en un seul set.
De nouvelles échances à ne pas louper :
Bref finie la campagne présidentialo-législative. Place aux municipales et aux cantonales. Il faudra bien que tous les gens qui déplorent la décrépitude de ce département arrivent un jour à se regrouper pour offrir aux électeurs, une véritable alternative. De tout bords confondus, même à l’UMP des voix commencent à s’élever pour dire que l’on pourrait faire autrement. Après une bataille perdue, la vie ne s’arrête donc pas. Toutes ces femmes et hommes qui croient encore que ce département n’est pas condamné à végéter tranquillement avant de mourir, doivent maintenant se regrouper. Les candidatures devront avoir lieu partout, quelque soit la couleur politique autour d’un programme identique pour ce département. Une seule contrainte aimer son département et vouloir s’y investir. C’est de cette volonté qu’est née Auboisement Correct. Cette volonté de ne pas tout gober et d’arrêter de penser que ce que font nos politiques actuels est bien et non critiquable. Cette volonté d’offrir aux gens un autre point de vue médiatique, car l’évidence est que dans ce département, la majorité des gens n’ont qu’un son de cloche s’agissant des grands dossiers. Ils regardent encore avec des yeux circonspects ces fous brailleurs qui paraissent être contre tout sans jamais rien proposer. Auboisement correct doit donc continuer à grandir. 1000 lecteurs par jour, c’est bien au bout de deux ans, mais ce n’est pas assez. Il nous faut persévérer, continuer et continuer pour augmenter notre audience. Les choses commencent à bouger, les politiques commencent à prendre leurs précautions lors de leurs communications. Même la presse quotidienne départementale commence un peu à chatouiller nos édiles. Bon nombre d’aubois ont du être un peu surpris du ton particulièrement irrévérencieux des « tricasseries » dans l’Est-Eclair de samedi dernier envers Philippe Adnot et François Baroin.
Continuer à promouvoir nos idées
Pour sortir de la critique systématique, nous avons voulu le livre blanc pour l’Aube. On ne pourra plus ainsi nous taxer de ne pas proposer. Il faut lire et faire lire ce projet. Il faut mettre nos nouveaux élus devant leurs responsabilités et demander régulièrement des comptes sur l’avancée des dossiers. Il faut communiquer expliquer, ré expliquer aux gens nos positions et reconnaître si d’aventure des avancées notables étaient faites, le bien fondées de ces actions. (Mais pour l’instant, je ne prends vraiment pas un gros risque en écrivant cela, vu les dix dernière années que nous venons de vivre). Ce livre blanc est fondateur, fondateur d’un vrai programme pour l’Aube pour la quinzaine d’années à venir. Il a un gros avantage maintenant. Il est écrit. Les écrits restent et il sera à n’en pas douter un document dont on reparlera pendant longtemps. Mais la presse départementale y consacrera t-elle un peu plus que les maigres articles qu’elle lui a généreusement accordée ? A voir, en tout cas il est particulièrement surprenant de voir que pour l’instant, le supplément économique du mardi, ne lui a pas accordé la plus simple ligne. Mais bon, c’est certainement pour bientôt. En tout cas nous porterons ces idées, ces idées et d’autres. Il faut continuer dans ce sens. Les gens attendent de leurs politiques de vraies prises de positions sur des sujets qui concernent leur quotidien. A nous de les leur proposer et d’améliorer encore notre communication afin que le message passe. D’autres département y sont parvenus. le modem finalement présent dans six circonscriptions au deuxième tour en a gagné 4. C’est peu, mais cela montre que la fidiélité dans les idées peut payer. La gauche a parfois résisté, là où tout le monde la donnait perdante.
Mais pour cela, il faut aller au combat et au combat nous allons y aller, faites nous confiance.








