Que retenir de cette année 2007 qui s’achève ? Beaucoup de choses dans le domaines des infrastructures. Beaucoup de promesses, beaucoup d’éclat mais rien qui ne changera vraiment la vie des aubois.
Les serpents de mer...
Comme chaque année depuis 20 ou 30 ans, Il y a eu l’autoroute Troyes-Auxerre-Bourges et l’électrification de la ligne Paris-Bâle. C’est comme une chanson ringarde, ça s’en va et ça revient... et ça remplit les programmes électoraux pour ceux qui n’ont plus rien à proposer. Accessoirement, ça fait aussi rêver la ménagère auboise. Comme chaque année, nos élus nous ont donc annoncé que n’avions jamais été aussi près du but, que le succès, l’accomplissement de ces projets étaient au bout du chemin. Put... qu’il est long le chemin ! et pour paraphraser un de nos anciens premier ministre et vendeur de café : « la pente est raide ! ». Et pourtant, pauvres gogos, au bout de 30 ans, nous continuons à y croire. Il faut dire qu’ils s’y mettent tous, à gauche, comme à droite pour nous promettre le début des travaux pour bientôt, le quasi-bouclage du financement, le soutien de telle ou telle personnalité influente. Sur ces deux sujets, si nous faisions l’inventaire des annonces démenties, des promesses non-tenues et de toutes les élucubrations, nous aurions de quoi remplir quelques beaux volumes !
Concédons tout de même, l’arrivée tonitruante des fameux bibi en octobre dernier. Un vrai progrès qui risque pourtant de remettre l’électrification aux calendes grecques... Mais chut... ne le dites pas, vous vexeriez certains élus...
Un bouquet de labels ? Et pourquoi pas une ribambelle de sottises...
Il y eu aussi le classement de notre ville au patrimoine mondial. Une belle et drolatique saga. Fier comme un coq, François Baroin et son équipe ont rêvé concurrencer Bordeaux, le Mont Saint Michel ou Venise. Ils ont dû se rabattre vers une improbable candidature au patrimoine immatériel dont tout le monde commence à dire qu’elle n’aboutira pas. Dieu qu’il est temps pour ouvrir enfin les yeux ! Dieu que j’aurai aimé voir l’opposition réagir, contester et proposer un autre projet culturel pour notre ville ! François et ses amis se tournent aujourd’hui vers d’autres projets de labels : moins connus, moins prestigieux, mais joliment emballés dans le concept de « bouquet de labels ». Un joli paquet cadeau avec lequel les troyens joueront et oublieront que dans l’emballage, il n’y a rien, pas grand chose, ou si peu de chose...
Le Dallas du nogentais nous fera mourrir de faim
Parlons également de l’usine d’agrocarburants de Marnay. Elle a connu quelques déboires. Le miracle du pétrole Vert, d’un Dallas dans le pays nogentais n’a pas eu lieu. La faute à quelques trublions locaux qui ont eu le fichu culot d’oser se mêler des affaires politico-économiques, d’oser dénoncer un projet jugé dangereux pour leur région et la planète. Car cette usine devait être l’un des éléments phares du pôle de compétitivité régionale agro-ressources. Ce devait être une solution à nos problèmes énergétiques, au réchauffement climatique. Ce devait être la source d’un renouveau économique pour notre département... En quelques mois, la réalité a mis à mal ce projet. Les rapports successifs ont remis en cause l’intérêt énergétique, environnemental et même la viabilité économique. L’enthousiasme naïf des promoteurs est retombé.
L’épilogue du projet d’Hôtel du Département
L’affaire de l’Hôtel du Département a connu son épilogue. En tout cas en ce qui concerne le premier projet. L’Arpehd a, après avoir essuyé beaucoup de critiques et de mépris, a finalement obtenu gain de cause. Le conseil d’Etat a confirmé le jugement en référé, puis le tribunal administratif de Chalons a annulé, en juin dernier le permis de construire. L’Arpehd s’est ainsi substituée aux politiques incapables de faire respecter la loi en matière d’architecture sur les territoires dont ils ont pourtant la charge.
Le trou le plus cher de France
On a également, plus récemment inauguré le parking Libération, devenu entre-temps parking Cathédrale. Plus chic, mais aussi plus cher, puisqu’avec des places à près de 50 000 euros unité, c’est sans doute l’un des parkings les plus coûteux de France !
Côté commerce, le Centre-commercial de la bourse du travail a pris un sérieux retard. Les travaux devaient débuter cet automne. Le chantier est pour l’instant au point mort. Et l’on commence même à s’interroger sur la viabilité du projet...
Bonnes nouvelles (quand même !) : Les nouvelles urgences fonctionnent enfin. Belles, fonctionnelles, elles existent et rendront la longue attente un peu moins pénible... Pour le reste, notre Centre Hospitalier demeure toujours aussi vétuste. Et les problèmes de cet hôpital ne semble pas émouvoir grand monde. Dans le bouchon, le campus universitaire sort de terre. Tout beau, tout neuf, il comblera un affreux terrain vague et côtoiera discrètementun quartier délaissé, abandonné par les pouvoirs publics.
Pour finir, l’année 2007 a aussi vu s’abattre quelques arbres, boulevard Jules Guesdes, apparaître une vélo-voie le long des Viennes, frétillantes et verdoyantes et tant d’autres choses...










