L'article

31
juil
2008

L’UTT rend Philippe Adnot heureux comme un gamin

Il est content notre Phiphi. Heureux comme un gamin. Fier, tellement fier...

Faut dire qu’il peut l’être, le bougre. Son bébé, son oeuvre, sa création, l’UTT, sera l’une des 20 universités à devenir autonome. Autonome... et alors ?

Alors ? Cela veut dire une presque complète liberté sur la gestion de 2 350 étudiants-ingénieurs, 125 doctorants et 142 enseignants-chercheurs... Et pour piloter tout cela, un budget de près de 34 M €.

Mais Phiphi, ce qui l’excite le plus c’est le reconnaissance du travail bien fait. Sans doute un vieux reste de la culture rurale de notre sénateur-président. Cela dit, l’UTT lui donne bien plus de plaisir que voir pousser un rang de patates à grand coup d’engrais. On le comprend. Son bonheur à lui, c’est d’avoir été retenu au milieu de 45 candidats, de faire la nique à des poids lourds de l’université. Son panard, c’est d’avoir prouvé aux élites parisiennes la réussite de son UTT à lui.

Alors aujourd’hui, il peut frimer le Phiphi, son bébé va jouer dans la cour des grands, en compagnie d’universités prestigieuses : Montpellier, Paris V, VI et VII, Lyon I, Toulouse I... La classe !

Mais l’affaire n’est peut-être pas si bonne. Non pas que l’autonomie soit, intrasèquement une mauvaise chose. J’incline plutôt à penser que notre système, qu’il soit institutionnel, scolaire ou universitaire, est sans doute trop concentré, trop rigide, trop éloigné du terrain. Toute volonté de déconcentrer, de décentraliser va donc dans le bon sens. A condition que l’Etat demeure le garant de l’équité... L’UTT, tout petit poucet de cette nouvelle autonomie, va surtout (et c’est là l’os) devoir trouver des ressources financières nouvelles. Cette dimension économique est indispensable si elle souhaite mettre en oeuvre d’ambitieux projets et attirer les meilleurs chercheurs. Or, Troyes n’est pas Montpellier, ni même Nancy et encore moins Lyon. Notre attractivité n’est pas notre meilleur atout. De même, le tissu économique et industriel capable d’investir dans l’UTT est mince très mince... A une autre échelle, celle de notre région, les choses ne sont guère plus réjouissante. C’est dire si le défi à relever paraît difficile. D’autant que Christian Lerminiaux, président du chef d’oeuvre adnotiste, ne manque pas d’ambition. Dans une interview accordé au journal Le Monde, celui évoque le projet d’une université de technologie à Shangaî et au Pakistan. Rien de moins que ça.

Il demeure que l’UTT reste sans doute l’un des meilleurs atouts pour notre département de se développer. Espérons que les responsables politiques et économiques sauront se mobiliser, dépasser les petites querelles pour offrir à l’UTT toutes les chances qu’elle mérite.



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Les commentaires (4)

L’UTT rend Philippe Adnot heureux comme un gamin
  • Commentaire 26019 bouboule
    le 31 juillet 2008  à 11:42

    De toutes manières, toutes les universités vont devenir autonome. l’UTT ne fait qu’anticiper un changement inévitable

    repondre Répondre



  • Commentaire 26031 champardennais15
    le 31 juillet 2008  à 21:04

    Toujours ces satanées fautes d’orthographe et par exemple un "seront" au lieu de "sauront"... Inexcusables pour un site web qui se veut sérieux et journalistique !!!

    Engagez un correcteur svp, c’est toujours utile vous savez ! Moi, je suis dans le Cantal (même si mon coeur est champardennais, aubois, arcisien, donc je ne peux malheureusement pas être candidat à ce poste, mais il doit bien se trouver quelqu’un de compétent dans le coin ...:-(:-/B-)

    Allez, bon courage et bonne continuation, vous êtes quand-même sur la bonne voie !!!:-)):-)B-)

    repondre Répondre



  • Commentaire 26032 lilith10
    le 31 juillet 2008  à 22:24

    Vous n’aites san doute pa ô courrant mé la corection ortaugrafique peu se fère a dix stances, trai chere ami.

    repondre Répondre



  • Commentaire 26033 lilith10
    le 31 juillet 2008  à 22:29

    Sinon pour ce qui concerne lUTT ou les universités, qu’elles soient privées ou publiques j’vois pas bien la différence. Elles ne font jamais que formater des apprentis chercheurs à s’adapter aux besoins du marché , non ?

    Un qui m’inquiète moi c’est not’ Fifi à nous, le Doc’. Il est mute. Pas une ligne, pas un mot depuis des lustres, s’rait y pas licencié des urgences sans qu’on nous l’ai dit cette fois-ci ??? Allez soyez bons princes, sortez le du placard où vous l’avez mis pour avoir été chercher Carsenti et avoir perdu les zélections. Rendez nous notre Doc’ !!!

    repondre Répondre



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