Dans un article de la rubrique « Vivre à Troyes » de Libération Champagne (hier), le Président de l’U.T.T., Christian Lerminiaux, dénonce le manque de moyens alloués à l’Université de Technologie de Troyes, concernant le manque de professeurs
Un manque de moyens qui nuit au développement d’une structure qui attire un nombre d’étudiant croissant
Le développement de cette structure serait menacé selon son président par le refus de nouvelles créations de postes, particulièrement d’enseignants chercheurs, alors que les postulants étudiants sont chaque année plus nombreux. Pour cette raison l’U.T.T. a décidé de limiter cette année le nombre de nouveaux étudiants entrant en première année. Si le président décide de monter au créneau en ce moment, c’est que d’ici à 3 semaines, seront bouclées les négociations pour son contrat quadriennal (2008-2011). Il semble craindre que l’Etat ne prenne pas totalement en compte le potentiel que représente cette université. Une université classée récemment par le magazine Le Point parmi les 4 meilleures de France après le Bac. Après le cap des 3000 étudiants, le président de l’UTT pense que celle-ci pourrait allègrement franchir le cap des 4000 si des moyens suffisants lui étaient donnés.
Nos politiques s’activent-ils suffusamment ?
Cela nous amène naturellement à une réflexion de base. Pourquoi le président de l’UTT est il contraint de crier à l’aide par voie de presse ? Si on peut comprendre qu’en ces périodes de disette budgétaire, l’Etat y regarde à plusieurs fois avant d’accorder de nouveaux crédits de fonctionnement, on peut s’étonner qu’une structure aussi ciblée que l’UTT puisse rencontrer des problèmes pour obtenir les crédits qui lui font défaut. Encore une fois je me demande si nous sommes vraiment défendus par nos politiques. Nul doute que Philippe Adnot qui participa activement à porter cette université sur les fonds baptismaux s’active en coulisse, du moins je le pense. Mais qu’en est-il des autres parlementaires ? N’est-il pas finalement un peu seul ? Il semble encore que dans ce domaine, chacun tire dans son coin. François Baroin qui nous a longuement expliqué durant sa campagne municipale, que sa présence à Troyes n’était pas si indispensable car les grands dossiers se gagnaient dans les salons parisiens, serait bien inspiré de nous prouver sur ce sujet que ses arguments étaient fondés. Oui mais voilà, comme sur le dossier de l’électrification du Paris Bâle, non seulement nos élus font des démarches en ordre divisé, mais encore ne s’activent-ils pas forcément lorsque le dossier est porté par un autre édile politique départemental qu’eux. De droite comme de gauche, les élus départementaux et régionaux devraient tous monter au ministère ensemble pour défendre une université qui risque de voir son développement freiné pour plusieurs années. Les clivages politiques ou de personnes ne devraient pas intervenir dans ce type de sujets qui participent activement au futur de notre département.
D’autres axes de développement sont-ils possibles ?
Dans le même ordre d’idées, un ami me faisait remarquer que l’on allait bientôt fêter le cinquantenaire du jumelage entre Troyes et Darmstadt. Quel rapport avec l’UTT me direz vous ? A Auboisement Correct, nous nous sommes dits qu’il serait peut être sympa d’essayer un rapprochement avec un site comparable au nôtre sur la région de Darmstadt. Nous avons trouvé. Mais en surfant sur le net mon attention a été attirée par un autre sujet concernant notre ville sœur : Construction à Darmstadt d’un centre de transfert technologique dans le domaine de l’adaptronique… A la lecture de l’article de « bulletins electroniques.com » on apprend qu’a débuté en mars dernier le chantier d’un nouveau centre de transfert d’adaptronique à Darmstadt. Un investissement de 11 millions d’euro, qui fait déjà de ce centre, selon le journaliste, la plus grande structure de R&D d’Allemagne dans le domaine de l’adaptronique (technologie clé ayant pour but de développer des systèmes capables de s’adapter à leur environnement). Ce centre est développé en partenariat avec…. l’Université Technique de Darmstadt. Je me demandais donc si le développement de l’UTT ne pourrait pas passer aussi par le partenariat avec ce type de structure. On lit beaucoup que notre université développe des recherches sur les nano technologies et les systèmes de surveillance. N’y a-t-il pas la matière à coopération pour développer sur notre technopôle, le relais français de cette structure ? Encore une fois dans ce domaine, l’intervention des politiques, si petite soit-elle, peut aider. Ce pôle de recherche fondamental, se développe dans une ville sœur, n’y a-t-il pas moyen d’utiliser ce maigre atout, pour ne pas se faire « chiper » cette opportunité par une autre structure française ? Je n’y connais pas grand-chose. Certain me diront, « reste dans ton domaine de la supply chain », ils auront sans doute raison. Néanmoins certains de nos lecteurs, dont Vanator, connaissent bien mieux que nous notre université de technologie. Peut-être notre interrogation est-elle à coté de la plaque et que les axes de recherche actuels de l’UTT ne peuvent trouver aucune synergie avec l’adaptronique. Néanmoins, il serait intéressant si certains de nos lecteurs pouvaient intervenir, de nous donner votre avis sur un rapprochement possible ou non.









