Comme le tableau d’affichage proclamait 2 à 0 en faveur de TROYES à la 90ème minute, les pro-troyens (dont une centaine de supporters vociférant) ne se faisaient plus de souci sur l’issue de la rencontre à l’occasion de ce premier déplacement de la saison. Le match pourtant bascula dans les arrêts de jeu. Q. WESTBERG, jugeant mal, dans la surface de réparation, la trajectoire d’un centre parisien venu de sa droite, fut trop court pour repousser le ballon et accrocha, en retombant, un joueur parisien.
L’arbitre siffla immédiatement le penalty repoussé par le goal troyen…dans les pieds d’un Parisien qui ne rata pas cette nouvelle chance (but de H. AYIVI à la 92ème minute). Cette transformation fit naître un espoir fou chez les Parisiens qui réussirent dans les secondes suivantes, par l’intermédiaire de leur capitaine, à égaliser à la 94ème minute (But d’A. LOSILLA). Tout le travail des Troyens réalisé pendant 90 minutes a été effacé dans le temps additionnel ! De quoi avoir ‘’les boules’’ comme on dit vulgairement !
Le match a été pourtant maîtrisé pendant la majorité du temps par les bleus qui ont développé, par instants, de rapides actions séduisantes. Les 20 premières minutes ont certes vu les protégés de JM PILORGET conserver souvent le ballon sans inquiéter véritablement des Troyens d’abord précautionneux et ne reprenant leur respiration que par de longs dégagements vers l’avant. Nos joueurs ont ensuite pris progressivement l’ascendant sur leurs adversaires ; ce qui s’est concrétisé à 2 reprises rapprochées par des buts de J. LAFOURCADE (33ème) et de M. OBBADI (39ème). L’avant centre troyen est l’homme en forme et en confiance en ce début de saison. Il s’est montré très remuant et audacieux dans ses tentatives jusqu’à sa sortie (remplacé par G.BETTIOL à la 68ème minute). Quant au milieu, il n’a pas hésité un seul instant à fusiller presque à bout portant le goal parisien 6 minutes après J. LAFOURCADE. La soirée était estivale et le jeu agréable à regarder et correct dans son déroulement (le premier avertissement ne sera donné au parisien G. CIONI qu’à la 70ème minute et le second à Q. WESTBERG…à la 92ème)
R. JEZIERSKI et F ADAM, qui entouraient le Président D. MASONI dans la tribune officielle, étaient plutôt confiants à la pause avec 2 buts d’avance comme, du reste, les supporters troyens.
A partir de la 55ème minute, les hommes de JM PILORGET ont mis davantage de pression et multiplié les actions dangereuses devant le but troyen avec une succession de tirs au ras des poteaux (aux 56ème, 57ème, 59ème et 60ème). On pouvait craindre à ce moment de la rencontre qu’une des tentatives réussisse et replace les Parisiens dans la partie. Mais la maladresse était chez les locaux et P. REMY procéda à son premier changement à la 62ème (sortie de D. GUIDILEYE) pour, entre autres, ‘’casser’’ le rythme du Paris FC. La fin de la période fut davantage équilibrée sans produire de part et d’autres de situations dangereuses pour les Troyens… jusqu’à la fameuse 92ème minute où tout bascula.
TROYES a laissé échapper une victoire qui lui tendait les bras et a perdu, par la même, l’occasion de prendre place dans le trio de tête. Qu’on se le redise : un match n’est jamais terminé avant le coup de sifflet final et les joutes du National s’avèrent extrêmement périlleuses. Petite nostalgie en voyant désormais notre équipe évoluer devant peu de monde (moins de 1.000 personnes mardi soir à CHARLETY qui compte 20.000 places). Il va aussi falloir s’habituer à cette confidentialité.
ESTAC : WESTBERG, ENZA-YAMISSI, CARLIER, SANZ, MARESTER, OBBADI, GUIDILEYE (PETCHI 62ème), FAUSSURIER (SISSOKO 86ème), AKOUZARD, VIEILLOT, LAFOURCADE (BETTIOL 68ème).
PARIS FC : BROCARD, DONZELOT, WEBER, DIAKITE, CIONI (AYIVI 80ème), LE BESCOND (MACALOU 82ème), LOSILLA, BERGUEIRA (ROYE 70ème), LORTHIOIR, POLLET, SOUYEUX.









