Pour faire face à l’après pétrole, notre département à quelques atouts. Inutile de chercher du côté des élus qui, un train électrique en retard, s’obstinent à défendre des projets du siècle passé. Je pense évidemment à l’autoroute, mais aussi au Parc Logistique ou à Vatry.
Non, nos atouts sont sous nos yeux : il s’agit simplement de ceux que nous offre la nature. On connaissait déjà le potentiel éolien important. N’en déplaise à quelques grincheux, et même si l’éolien n’est pas la panacée dans le règlement de la crise énergétique, cette source d’énergie offre à notre département de vraies chances de développement.
Mais notre patrimoine forestier apparaît, jour après jour, comme un autre potentiel riche de perspectives.
Le journal Libération a, sur ce sujet, consacré un article dans son édition du 26 juin. Pour illustrer son propos, le quotidien national a choisi la petite ville de Bar sur Aube. Extrait : « Nichée dans la région viticole de Champagne-Ardenne, Bar-sur-Aube accueille ainsi une petite centrale d’énergie (7 MW) qui fonctionne exclusivement sur un approvisionnement en bois. L’exploitant, Voltalia, une PME spécialisée dans les renouvelables, produit et vend depuis février son électricité à EDF à travers un contrat d’obligation d’achat à tarif fixe. Le reste de la production fait l’objet d’un échange avec une usine d’ameublement voisine : « L’usine nous prête un terrain et nous fournit 6 000 tonnes de bois par an sous forme de palettes, de panneaux de particules et de chutes de bois massif, explique Cyril Briot, le responsable d’exploitation. En échange, nous leur fournissons 30 000 MWh de chaleur sur l’année. Nous leur avons permis de se débarrasser d’une chaudière à fioul lourd et nous leur avons remplacé deux vieilles chaudières à bois. Les installations n’étaient plus aux normes et les fumées gênaient les habitants. » Voltalia achète par ailleurs 8 000 tonnes de bois par an à une filiale de Suez qui les collecte auprès d’usines de seconde transformation. » [1]
Plus généralement, la filière bois, aussi bien dans l’activité énergétique que dans celle du bâtiment ou de l’ameublement est, pour notre département, porteuse de nombreuses perspectives. Ajoutez-y l’éolien et le chanvre ; adossez cet ensemble sur le potentiel de Recherche et Développement de l’UTT et vous aurez alors tous les ingrédients pour franchir, avec le moins de douleur possible, le cap de l’après-pétrole.
[1] L’intégralité de l’article est à lire ici : La forêt, branche porteuse dans les renouvelables









