L'article

1er
juil
2008

L’Aube, nouvel eldorado de l’énergie-bois.

Pour faire face à l’après pétrole, notre département à quelques atouts. Inutile de chercher du côté des élus qui, un train électrique en retard, s’obstinent à défendre des projets du siècle passé. Je pense évidemment à l’autoroute, mais aussi au Parc Logistique ou à Vatry.

Non, nos atouts sont sous nos yeux : il s’agit simplement de ceux que nous offre la nature. On connaissait déjà le potentiel éolien important. N’en déplaise à quelques grincheux, et même si l’éolien n’est pas la panacée dans le règlement de la crise énergétique, cette source d’énergie offre à notre département de vraies chances de développement.

Mais notre patrimoine forestier apparaît, jour après jour, comme un autre potentiel riche de perspectives.

Le journal Libération a, sur ce sujet, consacré un article dans son édition du 26 juin. Pour illustrer son propos, le quotidien national a choisi la petite ville de Bar sur Aube. Extrait : « Nichée dans la région viticole de Champagne-Ardenne, Bar-sur-Aube accueille ainsi une petite centrale d’énergie (7 MW) qui fonctionne exclusivement sur un approvisionnement en bois. L’exploitant, Voltalia, une PME spécialisée dans les renouvelables, produit et vend depuis février son électricité à EDF à travers un contrat d’obligation d’achat à tarif fixe. Le reste de la production fait l’objet d’un échange avec une usine d’ameublement voisine : « L’usine nous prête un terrain et nous fournit 6 000 tonnes de bois par an sous forme de palettes, de panneaux de particules et de chutes de bois massif, explique Cyril Briot, le responsable d’exploitation. En échange, nous leur fournissons 30 000 MWh de chaleur sur l’année. Nous leur avons permis de se débarrasser d’une chaudière à fioul lourd et nous leur avons remplacé deux vieilles chaudières à bois. Les installations n’étaient plus aux normes et les fumées gênaient les habitants. » Voltalia achète par ailleurs 8 000 tonnes de bois par an à une filiale de Suez qui les collecte auprès d’usines de seconde transformation. »  [1]

Plus généralement, la filière bois, aussi bien dans l’activité énergétique que dans celle du bâtiment ou de l’ameublement est, pour notre département, porteuse de nombreuses perspectives. Ajoutez-y l’éolien et le chanvre ; adossez cet ensemble sur le potentiel de Recherche et Développement de l’UTT et vous aurez alors tous les ingrédients pour franchir, avec le moins de douleur possible, le cap de l’après-pétrole.

notes :

[1] L’intégralité de l’article est à lire ici : La forêt, branche porteuse dans les renouvelables



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Les commentaires (18)

L’Aube, nouvel eldorado de l’énergie-bois.
  • Commentaire 25624 criquette
    le 1er juillet 2008  à 13:13

    merci pour cet article constructif et pertinent;-)

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  • Commentaire 25628
    le 1er juillet 2008  à 13:28

    pascal, toi aussi : où plomb ?
    merci et com toto:19,99 car en 3ème cycle, impossible 20/20 ça limiterait l’avenir, si on pouvait solder le o, 1 de ll’infini ! capito ? locatelli

  • Commentaire 25703 allonzenfants
    le 3 juillet 2008  à 10:32

    oui 5/5 merci ira là où on veut... ou 4/4 pour bois des iles ! :o) hi ! hi !

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  • Commentaire 25642 Toto
    le 1er juillet 2008  à 16:42

    Et puis il ne faut pas le programme Osiris !!! Tu nouveau tout neuf dans la presse locale mais Lilith nous en avait touché deux mots il y a déjà quelque temps : http://auboisementcorrect.com/spip.php?article928

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  • Commentaire 25664 Vanator
    le 2 juillet 2008  à 07:17

    Vous pensez que la combustion du bois ne produit pas de CO2 peut-être ?... Peut-être moins que les hydrocarbures, mais plus que l’éolien, l’hydraulique, ou même le nucléaire ! De plus l’Aube est sans doute l’un des départements possédant le moins de forêts, ce n’est pas parce qu’au sud-est il y en a un peu et qu’il y en a une près de Chaource, qu’il faut oublier que sur tout le reste du territoire, ce sont les champs agricoles qui dominent, et non la sylviculture...

    Enfin, pensez-vous réellement que c’est ce genre de petite unité qui va faire vivre l’économie du département ? Alors qu’on dise que c’est bien, oui, mais qu’on le fasse passer pour superman le grand sauveur de notre économie en mettant au placard les projets à vraie envergure... Peut-être pas quand même.

    Et également, merci de ne pas croire que l’UTT est la solution de tous les problèmes, là encore ce ne sont pas des sur-hommes dans tous les domaines. Concernant la filière bois, il y a sans doute d’autres établissements mieux placés, tel que le lycée forestier de Crogny, ou bien d’autres structures encore...

  • Commentaire 25665 Pascal Houplon
    le 2 juillet 2008  à 08:13

    Le bois, exploité dans une forêt bien géré, est neutre en matière de CO2. Les émissions liés à sa combustion sont compensé par la captation du carbone des arbres en croissance. Notre forêt française est dans ce cas. C’est donc une énergie propre et renouvelable. A celà s’ajoutent les excellents rendements des chaudières à bois. Bien meilleur pour chauffer sa maison que l’électricité nucléaire !

    S’agissant de la surface forestière, la faible densité humaine dans notre département autorise à penser que cette forêt peu justement et facilement se développer sans trop entrée en concurrence avec d’autres usages de la terre. C’est en cela que nous avons un certain potentiel.

    Bien évidemment, il n’existe pas de solution miracle. Ni le bois, ni l’éolien et encore moins le nucléaire. Mais les outils dont nous disposons méritent d’être exploité avec plus d’ambition encore.

  • Commentaire 25685 Vanator
    le 2 juillet 2008  à 20:04

    Hey hey hey, sur ce coup là, vanne a tort, parce qu’il avait oublié la photosynthèse pendant la vie de l’arbre. Remarque si on le fait pousser sans le brûler, c’est encore mieux :-P

    Enfin n’empêche que l’Aube par rapport à bien des départements, possède peu de forêts, donc de là en faire un pôle économique fort... Je reste dubitatif.

  • Commentaire 25689 Stéphanie
    le 2 juillet 2008  à 21:28

    Non ce n’est pas mieux de le faire pousser sans le bruler car en cas de "fermentation" le bois qui pourrit produit du méthane alors qu’en cas de combustion il produit du CO2 bien moins mauvais en terme d’effet de serre...

  • Commentaire 25666 Pascal Houplon
    le 2 juillet 2008  à 08:28

    N’oublions également pas l’usage du bois dans la construction. Il a l’avantage d’être renouvelable, durable, de stocker le CO2, de générer très peu de CO2 lors de son utilisation. Au contraire du du parpaing.

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  • Commentaire 25667 G Amon
    le 2 juillet 2008  à 10:46

    Mr Houplon le grincheux vous prépare un article intitulé "L’Aube, nouvel enfer du vent mécanique".

    Je me réserve l’information principale mais je vous livre d’ors et déjà celle publiée aujourd’hui dans Libération Champagne : Nouveau projet éolien dans le Barsequanais. La future communauté de communes cogite déjà sur l’implantation d’éoliennes. Et ça coince aux entournures, si l’on en croit l’article.

    Le fond reste le même, même si vous ne voulez pas l’entendre, vous les écologistes : l’éolien est une bonne énergie, renouvelable et assez propre (si on omet les centrales thermiques additionnelles qu’il faudra construire dixit EDF/RTE). Certaines pourraient tourner au bois peut-être...

    Les parcs doivent être implantés de manière durable, raisonnable et équitable. Autrement dit dans des zones où l’habitat est rare voire inexistant (en mer par exemple), en respectant lois, décrets (à publier pour certains) et patrimoine naturel, culturel et humain existants. Et enfin, en évitant les montages spéculatifs purement capitalistes qui rapportent aux multinationales (genre Vivendi) et sont payées en partie par le contribuable.

    Si vous êtes en désaccord avec ceci, j’en déduirais que vous êtes un Vert ... ultra-libéral. Ce que je ne crois pas. Où est donc l’erreur ???

  • Commentaire 25680 Pascal Houplon
    le 2 juillet 2008  à 16:08

    Merci Mr. Amon, même si, sur l’éolien, nous ne partageons pas les mêmes points de vue.

    S’agissant des fluctuations de production qui conduiraient à installer des centrales thermiques supplémentaires, c’est en très grande partie faux si on accompagne le développement de l’éolien par une politique très importantes d’économies d’énergie et si on diversifie fortement notre "bouquet" énergétique. Dans ce cas, les creux de production seront très facilement estompé par d’autre centrales déjà installées (hydro-electrique, gaz...).

    Pour dire les choses autrement, l’éolien ne doit pas être considéré comme un moyen d’accroître la production et la consommation d’électricité, mais bien comme un moyen de substituer, à production et consommation en baisse, les vieilles centrales polluantes.

    S’agissant des lieux où doivent être implantées les éoliennes, je partage en grande partie votre point de vue. Moins sur la proximité de l’habitat. Pour des raisons de pertes "en ligne", il est préférable d’installer les parcs éoliens à proximité des zones de consommation. Vous gagnerez en rendement. Mais évidemment, je partage votre souhait de ne pas implanter d’éoliennes dans une zone naturelle, un site protégé... Attention toutefois de ne pas tomber dans le syndrome "Nimby".

    Pour l’aspect financier, je suis plutôt satisfait que l’éolien devienne une source d’enrichissement et de profit. Tant mieux. Cela prouve que les énergies renouvelables ne sont pas un puits sans fin. Cela prouve qu’elles peuvent s’inscrire dans l’économie de marché. Effectivement, le contribuable est mis à contribution, mais il l’est dans bien d’autres cas, beaucoup plus discutable : nucléaire, armement, agrocarburants...

  • Commentaire 25693 G. Amon
    le 3 juillet 2008  à 01:14

    Ah je vois que le dialogue progresse et j’en suis très content.

    D’après mes informations, partielles sans doute, dès lors que les parcs éoliens atteindront une certaine taille il faudra compenser les baisses de production liées à la faiblesse des vents par des centrales thermiques. C’est ce qui se pratique en Allemagne et au Danemark (voir le rapport de la Fondation que j’avais cité dans un précédent article) et c’est ce qu’a confirmé EDF/RTE à Hervé Kempf dans un article du Monde. Mais peut-être RTE se trompe-t-elle. Vous dites si les économies d’énergie sont importantes elles compenseront. Mais nous savons vous et moi que ce ne sera pas demain et que dans l’intervalle il faudra bien réguler la production.Et ce n’est pas les quelques milliers de MW photovoltaique qui y suffiront.

    Sur les implantations, je vois que vous bougez ... un peu. Près des habitats, pour éviter les déperditions dites vous. Reparlons en si vous les voulez bien quand vous aurez habité six moix ’dans’ un parc ? Idem pour le Nimby.

    Quant à votre commentaire sur l’aspect financier, il me laisse sur ma faim.
    "Je suis plutôt satisfait que l’éolien devienne une source d’enrichissement et de profit". Je le serai si il enrichissait les communes et leurs habitants, pas les filiales de groupes bancaires et les fonds d’investissements étrangers. C’est ce qui nous différencie. Vous êtes bien vert, mais encore trop néo-libéral pour moi. Et que l’argent des contribuables servent aussi à financer le nucléaire et autres gabegies franco-française ne me console pas non plus.

  • Commentaire 25701 Pascal Houplon
    le 3 juillet 2008  à 08:42

    Sur l’intermitence de la production. Cela peut être vrai à l’échelle d’un petit territoire. A l’échelle nationale, parce qu’il y toujours du vent, sur un espace du territoire, les parcs éoliens se compenseront (en partie) les uns avec les autres. Quitte à vous faire bondir, plus l’éolien se développera, plus les effets de l’intermittence du vent seront amoindries. Je crois aussi à ce propos qu’une étude d’EDF existe.

    S’agissant des montages juridico-financiers, ils dépassent largement le cadre de l’éolien. Mais peu importe : vous forcez légèrement le trait sur votre description du modèle économique. L’éolien français est très loin d’être le nirvana du néo-libéralisme ou de je ne sais quel autre drame... D’ailleurs, le modèle français privilégie, vous le savez, les petits parcs éoliens, qui sont loin d’être la panacée pour le méchant capitaliste qui souhaiterait s’enrichir.
    Avouez qu’un tel modèle : privilégiant les petits parcs locaux, soutenu par l’intervention politique (via le prix de rachat par EDF) est très, très éloigné de l’idée qu’on peut se faire du néo-libéralisme débridé ! ;-)

  • Commentaire 25702 G. Amon
    le 3 juillet 2008  à 10:08

    Laissez moi le temps d’écrire cet article "L’Aube nouvel eldorado du vent mauvais" et je vous apporte la preuve de l’excat contraire.

    Pour la nécessité de la compensation je parlais dans une optique "verte" où l’éolien se substituerait en grande partie au nucléaire. Dans longtemps... Il serait alors indispensable, je pense, de disposer d’une production la plus stable et la plus prévisible et répartissable en fonction des pics de charge. Donc ....

    Votre solution des petits parcs locaux est bien sur plus cohérente, mais elle nécessite de mettre à bas le monopole non pas du fournisseur EDF, mais du transporteur RTE, ce qui n’est pas du tout la voix choisie.

  • repondre Répondre



  • Commentaire 25691 Nicolas Aymard
    le 2 juillet 2008  à 23:08

    une émission intéressante sur le lien entre énergie et territoire :
    http://www.radiofrance.fr/chaines/f...
    bonne écoute !

    repondre Répondre



  • Commentaire 25726 G. Amon
    le 4 juillet 2008  à 09:18

    Votre titre aujourd’hui, triste jour où on enterre le Grenelle (déjà parteillement enseveli) pourrait être "La France nouvel eldorado de l’EPR".

    Après l’annonce de Nicolas Sarkozy de lancer un nouvel EPR soidisant pour pallier la menace gazière brandie par la Russie, il semble que la voie choisie par le gouvernement pour augmenter la part française en énergies renouvelables -on serait selon Borloo à 5/6% et il faut atteindre 20/22%) n’est ni l’éolien, ni la biomasse, ni le photovoltaique, mais bel et bien le nucléaire. De quoi vider les caisses et ne laisser que les miettes pour le développement du reste, vous en conviendrez avec moi, sans doute Mr Houplon. J’entend déjà Mr Beury nous dire que c’est "l’énergie la plus propre", affirmation que je conteste, mais dont je lui laisse l’entière responsabilité.

  • Commentaire 25728 Pascal Houplon
    le 4 juillet 2008  à 11:21

    Entièrement d’accord avec vous. D’autant plus qu’on nous présente la nucléaire comme une solution à la crise pétrolière !!!! On rêve ! Jamais le nucléaire ne pourra remplacer les services immenses rendus par le pétrole aussi bien dans la production d’électricité, l’industrie pétro-chimique, et surtout les transports.
    Le pire, et vous le dites, c’est que le nucléaire engloutit les 3/4 des budgets de l’énergie alors qu’il ne fournit en France pas plus de 20% de notre consommation d’énergie.

  • Commentaire 25730
    le 4 juillet 2008  à 11:45

    voilà des échanges constructifs et du verbe actif qui fait progresser la réflexion merci, messieurs !loacetlli

  • repondre Répondre



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