Michel Gueritte et ses acolytes organisent jeudi prochain un débat sur les déchets nucléaires. Des personnalités politiques imminentes interviendront lors de cette soirée. Un débat ? Vraiment ? Il y a peu de chance car l’ordre du jour va obliger les participants dire qu’ils sont contre sauf s’ils veulent se faire lyncher par la foule.
Ce pseudo débat marque l’aboutissement d’une longue campagne menée contre un projet de l’Andra indispensable pour la France et qui devait permettre de soutenir économiquement des zones rurales en déclin, chose qu’a parfaitement expliqué Nicolas Dhuicq samedi dernier.
Pars-les-Chavanges et Auxon, par la faute de quelques uns, ont donc raté les chances d’un nouveau développement basé sur la haute technologie du nucléaire.
Mais faut-il se résigner et laisser quelques activistes gâcher les chances de notre département ? Militant politique de gauche, partisan du progrès, je refuse ce fatalisme du déclin.
L’Aube reste encore le département qui offre le meilleur potentiel géologique pour accueillir ces déchets. Plus que jamais, nous sommes dans la course, et même en pôle position, pour recevoir le centre d’enfouissement FAVL. D’ici quelques mois, j’ai l’espoir que l’Andra et le gouvernement redonneront une chance à notre département.
Mais où installer ces déchets ? L’idée que je défends et qui j’espère sera reprise par les élus, va peut-être vous sembler surprenante et même folle. C’est celle d’accueillir le centre d’enfouissement dans l’agglomération troyenne. L’industrie nucléaire française et l’Andra ont prouvé qu’ils étaient à la pointe de ce domaine technologique. Quoiqu’en disent les adversaires du nucléaire, nous pouvons avoir confiance dans leur travail, leurs compétences et leur volonté de parvenir à une sécurité parfaite. D’un autre côté, l’agglomération troyenne s’agrandit. L’entrée de Bréviandes et demain de Buchères, va nous permettre de disposer de terrains importants qui ont la chance de posséder une géologie favorable à l’implantation de ce centre de l’Andra. Avec objectivité et rationalité, tout est donc réuni pour considérer cette proposition crédible.
Grâce à l’UTT, nous pourrions devenir un pôle d’excellence dans le domaine nucléaire. Nous profiterions des retombées économiques de ce projet, de la création d’emplois qualifiés, et d’une image positive qui pourrait attirer de nouvelles industries liées à ce secteur d’activité. Il deviendrait même possible de voir le siège de l’Andra, actuellement à Châtenay-Malabry, s’installer dans notre agglomération avec toutes les chances que peut représenter l’arrivée du siège social d’un tel établissement.
Je demande donc à la CAT ainsi qu’au département et à l’Andra d’envisager cette possibilité et d’étudier la candidature de l’agglomération à ce projet de centre d’enfouissement FAVL. C’est notre avenir à tous qui est en jeu.











