Lendemain de fête…
Vous les connaissez ces lendemains de fêtes où l’on se retrouve l’estomac et l’esprit retournés de trop de plaisirs, de sens, de voluptés… Vous les connaissez ces petits matins frisquets où les débris de la fête accentuent la tristesse du monde… Vous les avez peut-être vécus, il y a quatre ou onze jours, ces matins qui font regretter les nuits…
C’est ce que vit le monde en ce début d’année ; une atmosphère de fin de règne, une atmosphère de lendemain de fête…
On nous a tant dit que la seule valeur était l’argent ! On nous a tant montré la réussite des autres, ceux qui, en quelques heures ou quelques jours se faisaient des fortunes. On nous a tant glorifié les héros d’un monde de paillettes et de guirlandes, que nos petits matins en deviennent difficile.
L’Europe avait une philosophie de l’homme, perfectible certes, parfois détestable dans ses excès, mais une philosophie qui voulait que l’homme soit au milieu de ses préoccupations. Lentement, depuis l’explosion du XXe siècle, on a tout oublié de ces grands principes… Ils ne sont pas loin mais plus personne ne les applique.
Alors on remplace la morale et ses maximes par des slogans de publicitaire « Travailler plus pour gagner plus ! » sans se poser la question du « Comment gagner ? » et du « Pourquoi gagner ? »… et arrive ces lendemains de fêtes.
Les médias vous expliquent aujourd’hui comment lutter contre les excès des réveillons : manger léger, se bouger, revenir aux principes de base. Les solutions pour la planète sont aussi des solutions d’évidences qu’on s’étonne de ne pas avoir appliquées plus tôt : dépenser ce que l’on gagne, pas plus ! Prendre le temps d’apprendre, prendre le temps d’écouter et de regarder, prendre le temps d’aimer…
La solution à la tornade économique mondiale qui se met en route est là, dans l’homme… Existe-t-il un autre chemin ? À nous de le dire, à nous de le tracer, à nous de l’imposer…
Ce monde sent le vomi, les guirlandes surannées, les résidus d’alcool et les serpentins dénoués ; à nous de donner un grand coup de balai pour rebâtir.
Un de mes amis me dit souvent que les systèmes arrivent à leur « plafond de verre » sans jamais pouvoir aller plus haut, qu’il est alors impossible de progresser sans changer de mentalité, d’attitude, de processus d’action ; que ceux qui ne le font pas, que ceux qui ne savent pas « changer le système », reproduisent les mêmes erreurs pour dépenser toujours plus d’énergie à aller moins loin… Pour dépasser nos limites, pour aller plus loin et plus haut, il nous faut inventer d’autres solutions, d’autres moyens, d’autres ambitions.
L’année 2009 devrait être celle du changement. « Il existe un autre chemin et nous allons le construire. »
Obama nous l’a dit « Yes, we can ! » Ce sera mes voeux pour 2009, que cette année nous change afin que nous puissions changer le monde. Oui, nous le pouvons !








