L'article

18
nove
2009

IDENTITE NATIONALE… OU LA MORT PROGRAMMEE DE LA REPUBLIQUE ?

A l’initiative du ministère de l’immigration, un débat sur l’identité nationale vient de s’ouvrir. Par réflexe, j’ouvre un dictionnaire et m’en vais « surfer » sur le Web. Ainsi une réflexion personnelle s’engage, des idées et surtout beaucoup de questions me parcourent l’esprit. Revenons à mon dictionnaire… identité : « caractère de ce qui est identique », si l’on tape sur un moteur de recherche le mot identité, on tombe sur une série de différentiations du mot, à savoir identité personnelle, sociale, culturelle. Une multiplicité de mots dont le sens ramène à une réalité unique et différente à la fois. Nationale, maintenant : « qui a pour objet une nation, celle à laquelle on appartient… ». Même exercice sur un moteur de recherche : on tombe sur le site du Front national… Oups

Ce qui m’interpelle, c’est l’origine du débat. A chaque fois que l’Etat a lancé ce genre de débat, c’est pour tenter d’incarner l’idée de Nation dans un homme ou un principe. Il me semble que ce genre d’attitude appartient à un passé aux relents nauséabonds, souvent lié à une situation de crise, de défaites et d’échecs… que ce soit le mythe du sauveur, incarnant la Nation (ou la recherche d’une Révolution nationale). Il faut dire que souvent l’idée nationale a été pervertie au profit du mythe du Sauveur… La France est-elle aujourd’hui un pays qui doute de lui-même ? Qui a peur ? Qui ne s’aime pas ? Faut-il lui trouver un nouveau sauveur ?

Une autre de mes inquiétudes, c’est que ce débat finisse par une loi… comme on sait bien le faire dans ce pays, enfin annoncer le début d’une nouvelle loi à chaque fois qu’il y a un problème. Mais là ou je me pose des questions c’est que, en théorie, la pédagogie du débat doit partir de la racine latine ou grecque, signifiant clairement un affrontement. Ensuite, il faut relier (lier les intelligences), c’est-à-dire gérer les différences, maintenir la paix, inciter au dialogue, écouter, ne pas exclure et éviter l’exclusion volontaire d’un nouveau groupe. Au terme d’un débat, un sens peut prendre corps et, un des aspects de la vérité, émerger. Il y a donc une vérité qui doit apparaître sur l’identité nationale. Or pour moi, l’identité ne se décrète pas… elle est !

L’identité n’est pas une, pour une Nation, comme pour un homme, elle est multiple. L’identité c’est la vie et celle-ci est rencontre, affrontement et côtoiement. Si ce débat s’organise en contre feu des inquiétudes liées à l’immigration nous risquons de créer des concepts d’autodéfense qui ne serviront qu’à attiser la haine, la colère. Il me semble que le débat devrait porter sur la transmission de la culture, du langage, de notre mémoire. Nous sommes responsables de notre destin, de ce que nous devenons. La Nation française en a vu d’autres. Les grandes invasions, les colonisations successives, aujourd’hui l’immigration. Aussi, ne se trompe-t-on pas sur la nature du problème ? Le vrai danger n’est pas la mise en contact avec d’autres peuples. La France n’a fait que cela durant son histoire. Ce qui m’apparaît comme pernicieux, c’est plutôt le déferlement de la culture marchande, de la vérité des gestionnaires qui ne s’accommode pas de la conscience, de l’expérience, du savoir et de tout ce qui donne du sens en dehors de la consommation. Par exemple, simplement, l’ouverture des magasins le dimanche me paraît, à moi simple citoyen, un danger pour notre identité, notre culture. Si la société française se sent en danger, c’est que ses propres instruments de transmission sont en panne et que les élites trahissent les idéaux, que les référents n’en sont plus. Que le libéralisme domine sans frein.

Autre question… si le travail se fait et sérieusement. On s’apercevra vite que l’identité française commence avec la naissance de la Nation France et que les références sont multiples.

Où commencer alors ?

Les Gaulois, les Gallo romains, qui se plaindra de la conquête romaine ? La culture gauloise a fusionné pour créer une gaulle romaine riche et passionnante, alors où doit-on poser notre identité… Charlemagne, il était plus franc que français… Jeanne d’Arc peut-être ? Au Moyen âge, la dimension chrétienne, la fidélité à la maison princière l’emportaient sur le reste. Etc. etc.

Rien de tout cela car notre histoire est le fruit d’au moins 2000 ans de contacts, de références, de combats, de contradictions. C’est la rencontre, la guerre, l’échange qui ont fait la France. Notre identité n’a jamais été menacée, bien au contraire renforcée et notre pays a toujours rebondi malgré les changements de régime successifs. La Révolution française, elle-même, a trouvé dans le jacobinisme le moyen de rester l’héritière de la centralisation monarchique. L’Empire, le Second Empire tentèrent de simplifier le problème en l’incarnant dans un sauveur condamné à la victoire et qui fit long feu à Sedan en 1870. La République a posé dans les universelles valeurs des lumières son avenir, notre identité… Elles sont graves et solides. Laïcité, Egalité devant la Loi, Liberté, Droits de l’homme et tolérance. Les valeurs de la République protègent l’ensemble des Français et leur assurent les libertés fondamentales. Même la Loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905, pourtant présentée par certains comme un élément de combat contre l’Eglise, protège en définitive l’Eglise contre elle-même et ses ennemis. Merveilleuse République. La République a toujours su pratiquer le compromis. En 1914, au moment du sacrifice, les Poilus ont tenu et n’ont pas trahis. Non !

Par contre en 1940, alors que la défaite a amené certains esprits aigris à vouloir redéfinir la Nation par la Révolution nationale. Que d’erreurs, de trahisons, d’échecs.

Aujourd’hui, nous devons nous tourner vers l’avenir et donner à nos citoyens la conscience de leur héritage, de leur culture et surtout de leur devenir. La France se définira d’elle-même, car ce droit lui appartient. Définir par avance une vérité, c’est ouvrir la voie de la catastrophe. La République française a une vocation universelle incompatible avec une identité nationale. En fait, la République, il me semblait qu’elle se définissait d’elle-même. Héritage et projet, porté par des valeurs véhiculées par des milliers d’enseignants dans les cours d’ECJS et d’instruction civique, par des milliers d’associations citoyennes, des millions de militants. Elle se projette indistinctement dans le passé et le futur. Les deux axes sont équivalents. Les fondamentaux de la République suffisent à la France, à condition d’être respectés. Or les exemples d’attitudes « clivantes » et contradictoires se succèdent depuis quelque temps. On a eu le bouclier fiscal, en contradiction avec le principe d’équité, on a eu une ministre de la Justice qui parlait de bon sens au sujet de la mise en prison d’enfant de 10 ans, on a eu les tentatives de test ADN, un député qui veut mettre les écrivains aux ordres etc, etc. Pour rénover l’identité nationale, je propose de commencer par balayer…

Encore une question… Dans un espace public, il y plusieurs légitimités qui s’opposent et l’échange produit de la culture et des représentations. Il faudra donc scléroser et considérer une unité, une vérité, une idéologie. Franchement ? je ne vois pas comment on va faire, moi il me semblait qu’accepter l’idée d’apprendre des autres, que préparer les citoyens du futur et non leur faire réciter une leçon appropriée et consensuelle étaient efficaces pour un peuple libre. Certes, il ne faut pas refuser le débat, mais le fait que l’Etat l’organise nous fait prendre le risque d’une vérité officielle, se fermant à la réalité et surtout à provoquer le rejet. Une société qui ne peut plus affronter la vérité finit pas se fermer définitivement et mourir…

L’espèce n’a jamais été une, nous n’avons jamais parlé la même langue, mangé les mêmes aliments, inventé les mêmes Dieux, racontés les mêmes légendes. L’unité fondamentale n’existe pas, c’est un mythe. Nous ne sommes que les lieux, les cultures, les senteurs, les saveurs que nous avons traversés et qui s’ouvrent à nous. Nous sommes une construction en perpétuel inachèvement. Nous sommes les seuls artisans. Chaque rencontre, chaque nouveauté apporte sa pierre. Le vrai danger, c’est l’éclatement des mémoires, la rupture des mémoires et la responsabilité en incombe à une société de consommation transformant les citoyens en zombies de l’achat, détruisant la planète. Le vrai danger, c’est ce qui accroit les inégalités. C’est l’inquiétude de l’avenir.

A titre personnel…puisqu’un débat s’ouvre. Je pense que la cohésion nationale dépend de notre rayonnement culturel et vice et versa. Nous avons déjà de puissants référents identitaires dont il faut prendre acte. En France, il faut faire la synthèse entre le socialisme, le gaullisme national, le christianisme social et la notion Républicaine de progrès. Il nous faut des élites qui montrent l’exemple.

Cependant en France, la tradition et la culture révolutionnaire font qu’il n’y a pas réellement de place pour le compromis. Alors le risque est de produire un dérivé dangereux pour notre démocratie, pour notre pays et pour ceux qui entrent en contact avec nous.

La République, identité, en elle-même, ne risque-t-elle pas d’y perdre son âme ; son lien avec la Nation réelle ? Car définir une identité, c’est poser fatalement des limites et ainsi mettre fin à l’universalité des principes républicains. Il faudra aussi donner des justifications, figer et mettre fin aux projets d’avenir républicain.

Christian Lambart



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Les commentaires (27)

IDENTITE NATIONALE… OU LA MORT PROGRAMMEE DE LA REPUBLIQUE ?
  • Commentaire 35920 lolita
    le 18 novembre 2009  à 07:51

    ah , monsieur Lambart, je vous lis toujours avec autant de bonheur !

  • Commentaire 35921 lolita
    le 18 novembre 2009  à 08:00

    où pourrait-on vous lire, si aubois’ n’existait pas ?
    sans mentir , je pense que si on interroge les citoyens et qu’on ouvre la parole, je constate que tout le monde n’est pas prêt à se laisser dériver au bon gré de politiciens mafieux sans âmes, sans talents et sans cœurs !:-)):-)):-))

  • Commentaire 35922 lolita
    le 18 novembre 2009  à 08:10

    au fait, monsieur Lambart, avez-vous des nouvelles du procureur de la république , KAPELLA ? est-il toujours aphone, le procureur de la république ? l’enquête qu’il diligentait depuis le 30 avril 2008 ? la diligence est-elle tombée en panne ? que penser d’une république où les institutions sont officiellement à ce point défaillantes et orientées ? pensez-vous que nous soyons encore dans un état de droit, quand la justice se décrédibilise à ce point et de façon aussi méprisante envers le simple citoyen ? un état qui n’assume plus le minimum de ses fonctions régaliennes....., des institutions , la justice spécialement aux mains des ordres mafieux lobbiques....je ne sais vraiment, en ce qui concerne mon pays, si on a le droit de dire que nous sommes encore en république ?:’-(

  • Commentaire 35923 lolita
    le 18 novembre 2009  à 09:42

    vous voyez de qui je parle, monsieur Lambard ? vous savez, Kapella, le proc de Troyes , celui de la république de Troyes, celui qui est en liens étroits avec le mohamed el hassas pour se fournir gratis, la cam par les trafiquants de la chapelle , vous savez, ça ? monsieur Lambard ? vous savez, monsieur Lambard, comment on peut utilement être à la fois procureur et camé et protéger de fait les réseaux de la drogue à la chapelle et ailleurs dans l’agglo , vous savez, monsieur lambard, le respect affiché de la république et de ses représentants par les principaux protagonistes, ici à Troyes , et les troyens y savent tout ça officiellement ! parlez -moi encore de la république de ce pays et du respect qu’on peut en avoir !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • Commentaire 35924 lolita
    le 18 novembre 2009  à 09:45

    eh oui, monsieur Lambard, quand je regarde la photo , je me dis : c’est pas pleure jérusalem, mais pleure, la belle idée de la défunte respublica !

  • Commentaire 35925 lolita
    le 18 novembre 2009  à 10:16

    eh oui, c’est triste, n’est-ce pas, parler du "fossoyeur de la république", notre courroye local, me semble un vocable plus conforme, vis à vis du personnage ! non ? mais si, mais si !

  • Commentaire 35926 lolita
    le 18 novembre 2009  à 10:48

    quand on dit que l’état d’Israël est le plus délinquant du monde, eut égard aux décisions onusiennes , et ce avec la bénédictions des lobbies de tous ordres, c’est une lamentable vérité, difficile à ouïr ! je pense que l’on pourrait dire sans mentir que la France du jour et sa grande copine, l’Allemagne, sont les états d’Europe les plus délinquants eut égard aux propres décrets européens, non ? mais bien sur que oui !

  • Commentaire 35927 lolita
    le 18 novembre 2009  à 10:51

    alors , enfin de compte , monsieur Lambart , de qui se moque-t-on ? du citoyen, à qui l’on fait croire qu’il est encore dans un état démocratique !

  • Commentaire 35930 lolita
    le 18 novembre 2009  à 12:23

    en langage vulgaire , cela s’appelle : être prêt à passer le kärcher sur les indésirables, comme en d’autres temps, on a utilisé le gaz antiparasitaire sur des populations de personnes indésirables ! et tout cela, au nom de la loi !

  • Commentaire 35929 mohamed
    le 18 novembre 2009  à 12:21

    lolita, ne te mélanges pas les pinceaux, ce mohamed, c est pas moi ! tu trouves ca drole, toi, de tout mettre sur le dos des mohamed ?

  • Commentaire 35931 lolita
    le 18 novembre 2009  à 12:25

    non, ce mohamed ce n’est pas toi ! ce ne sont pas non plus les mohamed que j’ai soigné et qui ont fait la fortune de kleber et michelin en son temps ! rien à voir !

  • repondre Répondre



  • Commentaire 35935 mohamed
    le 18 novembre 2009  à 17:14

    identité nationale : chez nous, dans notre beau pays, "les hommes naissent tous libres et égaux en droits". pardonnez moi, mais j ai toujours du mal à prononcer cette phrase, sans me bidonner. prenons l exemple d une belle fille. existe il au monde un privilège plus exhorbitant que la beauté. quel imbécile aurait l outrecuidance, au nom des grands principes révolutionnaires, de soutenir que l horrible boudin qui vient de coller une contredanse sur le pare brise de ma poubelle, possède les memes armes, pour assurer son bonheur terrestre, que cette belle gazelle qui pose avec une bienveillante lubricité contenue ? (je le contiens difficilement). quelle différence, entre cette beauté et le boudin ! pourtant, "elles sont nées égales". et à y regarder de plus près, elle sont effectivement semblables : leur intestin mesure approximativement 8,5m. le thermomètre anal affiche à peu de chose près, 37,2, leur corps renferme, grosso modo, 70 p 100 d eau et 30 p 100 d abats divers. elle font pipi de la meme manière. il est donc démontré que les similitudes l emportent sur les différences.eh bien, je ne comprends toujours pas comment elles sont nées "égales". qui pourrait m expliquer cette situation difficilement soutenable, surtout pour le boudin ? je remercie avec bienveillance, le-la internaute qui pourrait m aider à résoudre cette question cruciale, que je me pose depuis que je porte un calecon à pois roses, qui ont la facheuse tendance à s élargir, quand j observe la gazelle.

  • Commentaire 35936 les potes et monts
    le 18 novembre 2009  à 20:02

    c’est comme deux Africains un peut venir en France l’autre n’en a pas la possibilité ; alors ils ne sont pas égaux. Mais DIEU a dit l’homme est égaux :'-( ALORS ! Et le DIEU Africain a dit l’homme est supérieur à la femme ; alors elle porte les bagages B-)

  • Commentaire 35938 Clovis
    le 18 novembre 2009  à 20:37

    Sie ist vorbiden !

  • Commentaire 35940 les potes et monts
    le 18 novembre 2009  à 20:54

    Nein ist sie traurig

  • Commentaire 35939 mohamed
    le 18 novembre 2009  à 20:43

    effectivement, c est une juste réponse à la question existentielle que je me pose, mais cela ne résoud que partiellement le problème du boudin et de la gazelle, sans compter qu il se rajoute une question subsidiaire : comment aborder une gazelle ? et comment aborder un boudin ? je me souviens d une mésaventure qui m est arrivée au chu de lille. ca me démangeait tellement, qu en apercevant un joli minois, je lui demandais : "vous venez souvent, ici ?" j ai vu trop tard qu elle était dans un poumon d acier. je m en veux encore.

  • Commentaire 35941 mohamed
    le 18 novembre 2009  à 21:12

    non, parce que dieu n est pas juste. je me souviens que les amours de justine et des souris finissaient toujours mal ! pour les souris, pas pour les chats. en effet, justine aimait tous les animaux à poil. ces salauds de chats, fins gourmets souriceauphages, avaient une prédilection atavique pour la souris-melba, ou le souriceau tartare servi dans ses poils. pauvres souris, bienheureux chats. dieu, que le monde est injuste !

  • Commentaire 35942 mohamed
    le 18 novembre 2009  à 21:20

    de toute facon, tout cela, ce sont des aneries. "non seulement dieu n existe pas, mais essayez donc de trouver un plombier pendant le week-end" (woody allen).

  • Commentaire 35943 mohamed
    le 18 novembre 2009  à 21:28

    "dieu s est éteint il y a moins d un quart d heure, en sa demeure paradisiaque, à la suite d une longue et cruelle maladie. il était agé de...il était trop agé."

  • Commentaire 35962 claudeh
    le 20 novembre 2009  à 11:59

    Egaux en droit.
    Il me semble que justement, c’est aux hommes de compenser les inégalités dues à la nature.

    Les hommes ont le droit à l’égalité, ils ne l’ont pas forcément comme tu le montres au départ
    mais la République donne un but à atteindre.

    Ce but n’a effectivement jamais été atteint, mais à qui la faute ?

    claudeh

  • Commentaire 35967 allonze
    le 20 novembre 2009  à 18:44

    DIEU a dit : yora des hommes blancs, yora des hommes noirs, yora des hommes riches, yora des hommes pauvres et tous seront égaux... mais çà s’ra pas facile :'-) :o)

    DIEU ou plutôt COLUCHE !

  • Commentaire 35968 Clovis
    le 20 novembre 2009  à 18:58

    "Dieu a dit : il y aura des hommes blancs, il y aura des hommes noirs, il y aura des hommes grands, il y aura des hommes petits, il y aura des hommes beaux, il y aura des hommes moches et tous seront égaux ; mais ça sera pas facile ... Et puis il a ajouté :il y en aura même qui seront noirs, petits et moches et pour eux, ce sera très dur !" Coluche.

  • Commentaire 35969 allonze
    le 20 novembre 2009  à 20:15

    merci clo clo pour cette citation exacte... j’ai voulu faire simple... ben oui c’est pas facile et de moins en moins :-(

  • Commentaire 35970 Clovis
    le 20 novembre 2009  à 21:51

    Y’a pas de quoi ! pour faire rapido que dirait-il Coluche de nos jours ? Oh je pense la même chose et peut-être serait-il plus virulent encore contre l’injustice, la pauvreté et le racisme.:’-(

  • repondre Répondre



  • Commentaire 35971 Franckberr
    le 21 novembre 2009  à 05:13

    Cet article est très bien écrit Christian, et je suis bien triste que de nombreux français n’aient pas la même réflexion que vous...très triste. Il faut donc se justifier, comme vous le faites, malgré l’évidence, pour ne pas laisser les orateurs malveillants venir polluer ces questions sensibles. On s’identifie pour mieux exclure, mais exclure qui ?...les Belges, les Allemands ?Qu’ont ils de si différents que nous ? Allons, allons, quel est le vrai débat derrière toute cette mascarade ? Allez, arrêtons de tourner autour du pot et balayons cette hypocrisie. Le Débat sur la "soi-disante identité nationale " se résume dans les question suivantes : Quelles limites la France doit elle instaurer vis à vis des traditions musulmanes ? Quelle place doit être attribuée à l"Islam ?...L’identité nationale est un prétexte. On se sert de la gentille demoiselle "France", qui ne demande rien à personne, pour ne pas donner l’impression de stigmatiser une population qui aurait bien raison finalement de se sentir un peu plus visée que d’autres.

    Évidemment, la question peut se percevoir d’une manière plus large. Les citoyens qui acceptent de rentrer dans ce débat et qui le font de manière bienveillante, merci à eux, essayent d’intégrer un discours plus généraliste, tout à la fois philosophique et éthique en se posant ces questions : Quelles sont nos valeurs aujourd’hui dans notre pays ? Quel est le dénominateur commun autour duquel nous pouvons tous nous reconnaitre en tant que français ? A ceux la, je répondrais pour ma part que nos valeurs ne sont pas à chercher dans une quelconque nation. Elles se dégagent de notre philosophie "humaniste" et elles ne sont pas à proprement parler françaises. Qu’est ce qui différencie un ouvrier allemand d’un ouvrier français ?En fin de compte, bien moins que ce qui différencie un riche notable parisien et un petit agriculteur provincial endetté jusqu’aux dents. Doit on préférer le chinois qui vient installer ses usines en France, ou bien l’entrepreneur français qui délocalise en orient ?
    Ce débat sur l’identité national est un faux débat qui vise, outre ce que j’ai souligné plus haut, à détourner le regard des questions réelles sur l’emploi ou bien la répartition des richesses, toutes ces questions classiques et bassement matérialistes qui représentent le véritable sujet d inquiétude de nous tous. Peut être que je me trompes, mais je crois que ce débat "nationaliste" représente une discussion d’arrière garde qui divise plus qu’elle ne rassemble parce que le monde de demain, c’est la globalisation, la diversité, la pluri-culture, pluri-religion, pluri-philosophie, pluri-couleur. Plutôt que d’identité nationale, parlons plutôt d’ouverture nationale, car c’est la tolérance aujourd’hui qui doit s’inscrire en premier dans le dénominateur commun. La France de demain ne sera plus jamais la France d’hier, parce que c’est ainsi, parce que les romains effacent les gaulois, les chrétiens christianisent les romains, parce que les révolutionnaires effacent la monarchie chrétienne, parce que la démocratie déchristianise l’État, l’Homme blanc s’ouvre à l’Homme noir, parce que l’Homme a une vocation universelle et que cette Histoire humaine se construit peu à peu. La France est au service du destin humaniste et universel de l’Homme. La France est ce qu’elle est aujourd’hui dans la diversité qui la traverse désormais, elle est tout les français, ses représentants et ses lois mais elle n’appartient à personne en particulier. En tous cas, elle ne doit pas être utilisée politiquement comme cela semble être le cas.

    Mais enfin, regardons bien les choses en face, la question de l’identité nationale, c’est surtout au fond, pour ceux qui ouvrent ce débat, la question de l’Islam...Si j’étais musulman, je me sentirais assez mal à l’aise dans ce débat.

    repondre Répondre



  • Commentaire 35980 Robert Simzac
    le 21 novembre 2009  à 21:09

    Nouvel arrivant à Troyes, je découvre le site "auboisementcorrect". Le premier article que je lis est celui de M. Lambart. Et d’une, je marque la page d’accueil de ce site dans mes favoris pour en faire une lecture informative et de deux, je me dis que décidément cette ville que je trouve très jolie et agréable à vivre recèle encore bien d’autres heureuses surprises. Car je trouve cet article remarquable de tolérance et de lucidité. Une analyse qui me convient, moi immigré polonais installé en France depuis les années soixante, un bénéficiaire de l’état de grâce économique de la France des Trente glorieuses. Et j’aime ce pays et je remercie mes parents d’avoir fait le choix d’y revenir. Ceci dit, aujourd’hui, trop souvent l’actualité politique m’attriste et ce débat sur l’identité nationale est pour moi, une énième opération médiatique. Non pas un débat mais un populisme sévère qui fait écran aux problèmes économiques, écologiques, éthiques et de sens, qui se posent cruellement à une part croissante des français et plus généralement à toute la planète.

    Donc, merci M. Lambart de démontrer que la tolérance existe, que des citoyens sont capables d’analyse et comprennent le sens du mot débat. Et merci à "auboisementcorrect" d’être le média d’une parole riche, média ouvert et non pas bras armé d’une chapelle.

    Cordialement,

    Robert Simzac

    repondre Répondre



  • Commentaire 36306 ziogoto
    le 7 décembre 2009  à 22:00

    Bon ben tout est dit...et c’est bien dit. Mais je voulais tout de même la ramener pour dire que j’étais d’accord. Respectons les différences. Préservons les. Et puis je voulais demander "quand on est boudin comment on fait pour se faire draguer ?":-))

    repondre Répondre



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