L'article

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nove
2006

Guerre ou Paix ?

Je sais : je vais encore mettre un pavé dans la mare. Et pourtant, pour cette fois, je ne me veux provocatrice qu’au sens où j’espère provoquer une réaction, voire un sursaut.

Depuis de nombreux mois, chaque jour nous apporte une nouvelle preuve que la troisième guerre, telle que l’appelait Nixon, est loin d’être terminée. Je vous entends déjà parler d’un texte d’un autre âge. Sachez que j’aurais préféré ne pas avoir à l’écrire La réalité c’est que ce que je dénonce ici ne se passe pas il y a 20 ans. Ce n’est pas « avant la chute du mur ». C’est bien aujourd’hui, en 2006. Ca ne concerne pas des peuples éloignés. Ca nous concerne, nous.

La guerre énergétique

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Gazoduc

Depuis l’hiver 2005-2006, nous assistons au triste spectacle d’une Russie qui utilise l’arme énergétique pour punir et tenter de faire rentrer dans le rang, les peuples qui ont fait le choix de la démocratie face à une Europe au mieux inconsciente, au pire complice.

En augmentant, fin 2005, de manière exponentielle le prix du gaz pour le peuple ukrainien puis en le coupant ; en inventant des accidents simultanés sur les réseaux électriques et gaziers précisément en amont de la Géorgie, au cœur de l’hiver, c’est son ordre politique que la Russie entend imposer aux peuples dans le froid.

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Valve de gazoduc à Kiev

Dans la mesure où elle risquait d’être concernée, l’Europe a négocié pour eux quelques délais. Le temps de construire un gazoduc qui traverse la mer baltique et permet de l’alimenter directement même en coupant non seulement l’Ukraine et la Géorgie mais aussi les pays baltes, européens depuis toujours, que dans ses discours officiels Poutine revendique néanmoins, et la Pologne. Quelques semaines après la signature du contrat, Schröeder défait devient président du consortium et pour l’Europe Candide tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Il y a tout à parier que le jour où la vieille Europe prétendra avoir la garantie d’avoir du gaz, il sera encore plus discret dans sa défense des intérêts de la communauté du choix démocratique [1]. Elle sera d’autant plus discrète qu’elle entend déjà les menaces de Poutine qui ne cache pas son intérêt pour les marchés asiatiques. Elle s’est mise en position d’otage et l’alternative du gaz algérien n’est guère plus rassurante. Lénine avait raison sur ce point : ils achèteront la corde pour les pendre.

La guerre politique

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Poutine-Chirac

Expulsions de diplomates, assassinats politiques, bruits de bottes alimentent notre information quotidienne sans que cela nous réveille. L’été dernier (2006) rappelait les pires heures de l’Union soviétique et Chirac remettait la Grand Croix de la Légion d’Honneur à Poutine (le 22 septembre 2006).

En politique intérieure, Poutine préside au recul des libertés.

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Anna Politkovskaïa

Les atteintes aux libertés de la presse, se multiplient : l’assassinat d’Anna Politkovskaïa (le 21ème assassinat de journaliste politique depuis l’accession de Poutine au pouvoir), la reprise de la presse par le pouvoir (reprise de Kommersant par Alisher Ousmanov, proche de Gazprom en août 2006, rachat des Izvestia par Gazprom fin 2005, fermeture pure et simple de l’hebdomadaire Novye Kolyosa en août 2006...)...

Les défenseurs des droits de l’homme vivent des temps difficiles : arrestations des opposants comme Lev Ponomarev en septembre 2006, dirigeant du Mouvement pour les droits humains, interdictions des partis d’opposition comme Iabloko en Carélie en octobre 2006....

En politique extérieure, Poutine multiplie les provocations : expulsions de diplomates géorgiens, lettons, lituaniens, polonais depuis l’été 2006 ; traque officielle et systématique des immigrés géorgiens à Moscou depuis début octobre 2006 ; « suicide » d’un diplomate lituanien fin août 2006, tombé au milieu de la nuit de la fenêtre de son hôtel après celui de l’un de ses homologues polonais en avril 2006... Et c’est sans parler de ce qui se passe en Tchétchénie.

La guerre syndicale

Certaine organisation syndicale d’obédience marxiste prolonge cette attitude non seulement jusque dans nos villages mais aussi jusqu’en son propre sein.

Ainsi, il y a quelques semaines seulement (7 octobre 2006) à l’occasion du 60ème anniversaire du service public de l’électricité, ressortait un texte de Marcel Paul : « l’électricité est le sang de la nation », rappelant, si nécessaire, le caractère stratégique de l’énergie et laissant planer la menace léniniste de la capacité pour une infime minorité de bloquer la nation.

En son propre sein, la guerre entre réformistes et révolutionnaires bat son plein. Chacun a pu le constater à l’occasion du scrutin européen pour lequel le secrétaire général n’a pu imposer sa position (mai 2005). Sur le terrain, dans nos entreprises, la réalité est moins feutrée : pression, manipulation, subversion, pour ne pas parler de violences ou d’humiliations...

Notre combat

Nous sommes en guerre aujourd’hui et nous n’avons pas le droit de faire semblant de l’ignorer. La Liberté, notre Liberté a des ennemis et nous devons comprendre que nous sommes en guerre et nous battre si nous voulons avoir des chances de gagner.

Nous devons nous battre pour notre indépendance énergétique : elle passe à la fois par la poursuite du nucléaire, le développement des énergies renouvelables ou alternatives et la maîtrise de notre consommation mais aussi par la recherche,

Nous devons nous battre pour le respect des droits de l’homme partout dans le monde d’aujourd’hui, aujourd’hui. Et en particulier là où ils sont le plus malmenés que ce soit en Russie, en Chine, en Belarus, en Corée du Nord mais aussi au Vietnam, en Angola... Je ne crois ni à la lâcheté ni aux « risettes » qui permettent de signer avant certaines échéances électorales des contrats que nous paierons nous même et pour très longtemps. La fermeté ne « paie » pas moins que la connivence.

Nous devons nous battre pour le respect de chacun dans nos entreprises : salarié, cadre ou dirigeant. C’est ensemble, ensemble seulement et jamais les uns contre les autres qu’ils peuvent gagner et faire perdurer et se développer les entreprises par l’intérêt de chacun. La lutte des classes est simplement un non sens économique.

Je reste une indécrottable combattante de la Liberté. Ne vous en déplaise.

Redonnons à la politique ses lettres de noblesse

Il est de bon ton de cracher sur les politiques (les autres !...)

Mais les élus sont ceux que nous avons choisis par notre action... ou notre inaction ! Par notre engagement... ou notre passivité (rappel discret aux socialistes qui étaient à la pêche le 21 avril au lieu de voter pour Jospin et qui viennent nous donner des leçons de démocratie).

Nos élus sont issus du suffrage universel :

- Ils se présentent à nos suffrages (normalement) sur leurs valeurs, leurs engagements et a priori, nous attendons donc d’eux qu’ils aient leurs propres convictions, leurs propres idées. Un candidat marshmallow ne constitue pas l’idéal de la démocratie ;
- nous votons pour celui dont nous partageons le plus le projet et nous le mandatons pour le mettre en œuvre. En principe, fût-ce ringard, le « leader » est plutôt celui qui est devant que celui qui suit ;
- une fois élus, les parlementaires pour ne citer qu’eux sont les représentants de la Nation toute entière et non de leur circonscription (rappel discret à ceux qui émaillent leur campagne de promesses locales inadaptées). Ils votent la loi pour l’ensemble de la Nation (et pas seulement pour leur circonscription) ;
- si nous ne sommes pas satisfaits de leurs choix, de leur action, nous pouvons le leurs signifier à l’occasion du scrutin et nous n’avons pas besoin de jurys...

Celui qui récuse les élus en vrac condamne la démocratie en bloc. Il peut le faire mais il ne peut pas dire qu’il ignore où cela mène.

L’heure est plutôt à renforcer la représentativité qu’à la discréditer. Faute de représentants forts et respectés, on donne le pouvoir à la rue c’est à dire au mieux à celui qui parle le plus fort, au pire à la violence. Aucune de ces hypothèses n’est compatible avec la démocratie.

Il faut absolument dénoncer avec fermeté toutes les insuffisances et toutes les fautes. Il faut appeler un corrompu, un corrompu ; un invertébré, un invertébré ; un inconséquent, un inconséquent ; un extrémiste dangereux, un extrémiste dangereux. C’est ce que nous faisons à auboisement correct.

Mais il faut savoir reconnaître apprécier et défendre les hommes politiques honnêtes consciencieux et dévoués, les courageux qui affirment leurs convictions au mépris des calculs et des carrières, les serviteurs de leur pays et de leur cité, les amoureux fous de leur patrie, de leur peuple, les passionnés, les politiques, les vrais. Et il y en a.

Soucieux du service des autres, c’est tout naturellement que nous sommes entrés en politique. Au delà de nos différences et elles sont nombreuses nous voulons agir concrètement au service des autres. Nous aimons la politique et nous ne supportons pas qu’on en salisse l’image.

Le peuple n’en a pas ras de bol de la politique. Tout au contraire, il en aurait plutôt ras le bol de l’absence de vrais politiques, de l’absence de projets, de l’absence de convictions, de l’absence d’ambition, pour notre ville, pour notre pays

C’est le peuple qui réhabilitera la politique en choisissant les convictions, le courage, et l’intégrité.

notes :

[1] La communauté du choix démocratique créée en 2004, réunit les pays baltes : Estonie, Lettonie et Lituanie ; la Pologne, l’Ukraine et la Géorgie.



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Les commentaires (24)

Guerre ou Paix ?
  • Commentaire 2021 Toto
    le 4 novembre 2006  à 02:02

    Comme c’est bien dit, solennel, certes... Mais au-delà des étiquettes de partis, nous sommes un certain nombre ici à avoir pris position plus ou moins dans ce sens.
    Au fait, par deux fois j’ai vu notre bien aimé président en photo : c’est à quel titre ? Comme modèle de vertu à suivre ou comme modèle d’hypocrisie dénoncé dans l’article ?
    Ah, si les socialistes n’étaient pas allés à la pêche ? La France tournerait-elle mieux ?
    Quant au Léninisme... je crois que c’est un peu abusif de parler de léninisme ici. Staline est passé par là, puis bien d’autres, tels Gorbatchev,... La décomposition de la Russie est le résultat d’un libéralisme non contrôlé ou plutôt contrôlé par une mafia issue d’anciens membres du parti.

  • Commentaire 2035 Berger
    le 4 novembre 2006  à 10:38

    Comme il y du pour et du contre, à boire et à manger, impossible de commenter sérieusement cette diatribe. Consuelo regrette-t-elle la guerre froide ? J’aime bien le "plutôt à droite" de la fiche de présentation !

  • Commentaire 2042 Toto
    le 4 novembre 2006  à 17:49

    Que tu es dur Berger ! Lis quand même, fait ton tri et tu trouveras de très bonnes intentions !!!

  • Commentaire 2075 Berger.
    le 5 novembre 2006  à 12:11

    Faire l’amalgame entre "une certaine organisation syndicale" et Poutine, est- ce tricoter de la dentelle ? Les accusations lancées sont graves. Consuela a-t-elle des faits précis à invoquer autres qu’une citation banale de Marcel Paul qu’elle interprête à contresens.

    Pour le reste je l’ai dit, le propos est passionné et confus. Il n’appelle guère de commentaire.

  • Commentaire 2076 Toto
    le 5 novembre 2006  à 13:45

    D’où l’expression "syndicat du crime" que l’on pourrait appliquer ici ?

  • Commentaire 2087 Berger
    le 6 novembre 2006  à 00:13

    Si on en vient aux insultes alors...

  • Commentaire 2089 Toto
    le 6 novembre 2006  à 00:31

    La dérision est une insulte pour celui qui ne la comprend pas.

  • Commentaire 2104 consuela
    le 6 novembre 2006  à 08:06

    J’ai malheureusement des faits précis : séquestration d’équipes dirigeantes, destruction de matériel... tous faits qui relèvent aujourd’hui de la justice.

  • Commentaire 2120 Berger
    le 6 novembre 2006  à 17:42

    Attendons donc avec intérêt les résultats de ces actions en justice. Quand à la dérision, je n’avais en effet pas compris qu’elle inspirait l’auteur et les commentateurs de cet article. Si c’est le cas , je retire tout ce que j’ai écrit ! Amitiés.

  • repondre Répondre



  • Commentaire 2037 wil
    le 4 novembre 2006  à 12:55

    Sauf erreur de ma part, c’est la première décoration quasi-clandestine de l’histoire de la Légion d’honneur.
    Tout simplement parce que l’Elysée n’a prévenu de cette cérémonie aucun journaliste français...

    Voir en ligne : Poutine-Chazal n’a rien a dire...

    repondre Répondre



  • Commentaire 2080 St.Sainclair
    le 5 novembre 2006  à 15:59

    Quelques réflexions sur ce très intéressant article :
    - La question énergétique est et sera une question majeure des prochaines années et conditionnera les libertés collectives et individuelles. La dessus, difficile de ne pas être d’accord avec Consuela. Ce peut être un élément de conflit dans le modèle productiviste actuel. D’où la nécessité d’assurer un autre modèle de développement (c’est le développement durable, Consuela ;-) ) capable de s’affranchir d’une consommation énergétique et des matières premières toujours plus grande.
    - Le problème principal est celui des énergies fossiles (gaz, charbon pétrole) : de plus en plus rares, coûteuses, polluantes, conflictuelles. L’urgence est donc de réduire drastiquement notre addiction aux énergies fossiles : c’est l’un des volets de la décroissance. Si possible sans rempacer cette addiction par une autre !!
    - Et c’est là que je ne suis plus d’accord avec Consuela. Celle-ci évoque, indécrottable nucléophile, l’énergie nucléaire, les renouvelables et la mâitrise de notre consommation.

    Il s’agit pour moi d’un tiercé perdant.
    D’abord parce que l’Uranium est une matière première importée qui crée une nouvelle addiction. Son faible coût actuel ne s’explique que par la très faible part que représente cette ressource dans la production énergétique mondiale (environ 5 à 6%). Mais cette situation n’est que provisoire car la demande augmente pour une ressource qui un jour s’épuisera aussi !
    Ensuite parce que l’ambition de maîtriser la consommation est insuffisante. Il ne suffit pas de maîtriser : il faut réduire notre consommation : principalement dans les transports et le résidentiel.

    Bref, face à cette question énergétique, il faut reprendre dans l’ordre le tiercé gagnant de l’association negawatt : Sobriété, Efficacité, Renouvelable.

  • Commentaire 2081 Cassandre
    le 5 novembre 2006  à 17:25

    D’accord Sainclair Sobriété efficacité renouvelable mais aussi DIVERSITE. Une des clefs de l’indépendance énergétique est de refuser de dépendre d’une seule matière première donc d’un groupe de pression. Dans ce cadre, le nucléaire permet d’accroitre la diversité.

    De plus, sur le nucléaire, c’est l’énergie qui donne le moins de gaz à effet de serre (moins même que l’énergie solaire si l’on fait un bilan éco complet) C’est là un des intérêts majeur de cette production.

    On a fait peur aux gens avec les déchets, le démantellement des centrales, les catastrophes etc etc. Je me rappelle une réunion antinucléaire à copainville au milieu des années 70 où un universitaire soit-disant indépendant décrivait l’état policier qui serait la conséquence directe de l’énergie nucléaire. Fumisterie. Rien de tel ne s’est produit... Les déchets nucléaires sont un problème c’est vrai mais, ils sont dans un endroit précis, ils représentent une faible, très faible part de la radioactivité globale, ils se voient.

    Les gaz à effet de serre sont disséminé dans l’atmosphère, ne se voit pas et sont, maintenant, essentiellement produit par l’homme.

    L’atome est un phantasme apte à mobiliser les foules mais quasiment sans danger. Le gaz carbonique dont tout le monde se fout, que tout le monde produit, est en train de condamner la planète DE NOS ENFANTS...

    (voilà pour un médecin qui traîne sur certains sites écolo et qui reste persuadé que l’énergie nucléaire fait partie des énergies qui protègent la planète :-)) )

  • Commentaire 2082 St.Sainclair
    le 5 novembre 2006  à 18:02

    Ah, si le nucléaire ne confisquait pas l’essentiel de l’effort financier de recherche dans les énergies...

  • Commentaire 2090 Toto
    le 6 novembre 2006  à 00:42

    Combien d’éoliennes dans l’aube pour remplacer la centrale de Nogent ?
    Par ailleurs, les projets d’installations de parcs éoliens en France ne devraient pas pouvoir couvrir la hausse de la consommation d’énergie estimée par les prévisions... Ainsi, oui il faut non seulement maîtriser la consommation d’énergie mais surtout oeuvrer à la faire baisser. Cependant, malgré toute la diversité et tous les moyens que l’on puisse mettre aujourd’hui, pourrait-on, au moins dans une période transitoire, se passer du nucléaire ? Demain, on arrête les centrales : que se passe-t-il ?
    Quelles sont les alternatives qui pourraient offrir une puissance équivalente ? On vient d’offrir au lobby agricole des usines qui seront de très faible rendement : on dépensera presqu’autant d’énergie à produire que l’on produira de ces nouveaux carburants !!!

  • Commentaire 2126 St.Sainclair
    le 6 novembre 2006  à 19:32

    Je vais essayer de mettre tout le monde d’accord (ambitieux ??)

    Sortir du Nucléaire aujourd’hui ou demain ne règlera pas le problème du réchauffement qui est la plus grave question à venir et dont les conséquences économiques, sociales (voir le raaport Stern) environnementales ou humanitaires pourraient être dramatiques.

    Rester dans le nucléaire ou le développer tant qu’on peut ne règlera pas plus notre problème de réchauffement.

    Pourquoi ? Car la très grande majorité des énergies fossiles sont consommées directement dans les transports, l’habitat ou l’industrie (mais pas sous une forme électrique !).

    Il faut donc dissocier la question du nucleaire et celle du réchauffement climatique.

    Le réchauffement à pour origine géographique les pays industrialisés et pour origine sectorielle les transports et l’habitat principalement. C’est d’abord sur ces domaines qu’il faut agir et arrêter de s’éparpiller sur la question du nucléaire (en tout cas quand on parle du réchauffement).

    Il n’empêche que pour d’autres raisons, je reste hostile au nucléaire qui génère un modèle de société centralisé, productiviste...

  • Commentaire 2127 Cassandre décidémment pro !
    le 6 novembre 2006  à 20:11

    Peut-on sérieusement dire que la France nucléaire est plus "centralisé, productiviste..." que les USA (peu nuclarisé) ou l’Allemagne qui a décidé de s’en passer ?

    C’est vraiment de vieille angoisse qui ne correspondent à aucune réalité...

  • Commentaire 2141 lilith10
    le 6 novembre 2006  à 21:59

    Peut-on sérieusement dire que l’on peut décroitre, puisque vous semblez d’accord au moins sur ce point, dans une société du nucléaire ?

  • Commentaire 2115 lilith10
    le 6 novembre 2006  à 14:56

    Vous dites nous avons besoin de toutes les énergies autre que le pétrole , certes. Que le nucléaire ne contribue que peu à l’effet de serre.
    Mouiiiiis mais n’omettez pas de préciser que les centrales tournent quand même aussi avec du pétrole.

    Le Réseau Sortir du Nucléaire (vous connaissez ?), considère lui que "Le nucléaire ne permet pas de lutter contre le réchauffement climatique " parce que "avec 2% de la consommation énergétique mondiale, c’est à dire une part marginale, le nucléaire est incapable d’empêcher, même partiellement, le réchauffement climatique". Et aussi que "l’énergie nucléaire représente 6 % de l’énergie finale en Europe (17 % en France, 2 % dans le monde)"

    Plus grave, cher ami, il est impossible - et irresponsable - de faire l’impasse sur les déchets. Caricaturer comme vous le faites "On a fait peur aux gens avec les déchets" et l’atome est "quasiment sans danger", équivaut à dire "on fait peur aux gens avec la mort, mais la mort n’est quasiment pas dangereuse, sauf le jour où elle vous frappe..."

    Potassez encore ce dossier, cher Cassandre, si vous voulez rassurer votre lectorat, vous ne savez pas tout. Moi non plus du reste, mais je me soigne.

  • Commentaire 2117 cassandre
    le 6 novembre 2006  à 15:34

    Ce que je voulais dire c’est que le risque, pour la planète, du nucléaire n’est rien par rapport au risque du réchauffement climatique. C’est tout !

    Quant à tout savoir je n’en ais ni la possibilité, ni la prétention... Mais si k’on doit discuter de tout, il faut aussi accepter de discuter du nucléaire sans a priori... :-))

  • Commentaire 2118 Toto
    le 6 novembre 2006  à 16:06

    Quels sont les sites écolos que tu conseilles ?

  • Commentaire 2122 lilith10
    le 6 novembre 2006  à 18:06

    il y en bcp. Ca dépend aussi des sujets.
    Sur le nucléaire, il est vrai que ma référence risque d’être un site anti Sortir du Nucléaire. Mais je ne suis pas une experte du tout. Juste une citoyenne concernée et un peu curieuse (et emmerdeuse)

    Mais sur les biocarburants par ex il y a des dossiers bien foutus sur France Nature Environnement www.fne.asso.fr ET sur l’IFP http://www.ifp.fr/IFP/fr/ifp/fb13.htm.

    A priori toute source est intéressante même et parfois surtout celles qui vont à l’opposé de nos convictions, dans la mesure où on les confronte et où on a pour objectif de cerner un bout de vérité. Mais je parle à des convaincus.

    En ce qui concerne le nucléaire, si l’objectif est de sauver la planète à court terme, alors on peut opter pour le nucléaire. Mais pas que. Sans pour autant raconter que l’atome n’est quasi pas dangereux, parce que c’est faux ! C’est comme les OGM. En tant que tels, confinés en éprouvette de labos, ils ne le sont guère. En champs, ils le sont potentiellement, et potentiellement suffit vu la gravité des conséquences. La prudence devrait être la règle à faire appliquer par les politiques responsables.

    Si on cherche à sauver la planète à long terme, par contre, on fuit à toutes jambes. L’Allemagne a eu le courage politique de ce choix. Bon, il est vrai qu’elle ne vend pas du nucléaire à toute la planète. Nous si. Mais on ne peut croire qu’on peut tout avoir : les bénéfices et aucun des emmerdements.
    Et je suis persuadée que Cassandre n’y croit pas non plus. Qu’il excuse mes emportements de gauchiste ;-° il y a des contre vérités qui me font bondir.

  • Commentaire 2123 lilith10
    le 6 novembre 2006  à 18:09

    sur un autre sujet celui-ci est riche
    http://www.sunshine-project.org/

  • Commentaire 2145 Toto
    le 6 novembre 2006  à 23:21

    Merci pour les sites.
    Pour les OGM, je suis effaré que l’on n’applique pas des mesures de précaution comme on l’a fait par ailleurs et de façon beaucoup plus stupide !!! Mais les enjeux des multinationales, les lobbys ...etc... semblent plus forts. J’entendais dernièrement un paysan du sud ouest ne trouver que des avantages au maïs transgénique qu’il avait semé et récolté, d’autant qu’il lui rapportait environ 300 euros de plus par ha. Voilà ce qui nous gouverne : mettre peut être (c’est une éventualité) en oeuvre un péril, pour 300 euros ha de plus sans scrupules !!!
    Et un jour ils nous resssortiront bien le blé "terminator" sous une autre forme.

  • Commentaire 2602 dudule
    le 27 novembre 2006  à 17:13

    qui a dit que l’atome n’est pas dangereux ? as tu fait des cours sur l’atome ? sur le nucléaire ? moi oui:en 60/61/62 quand j’étais en algérie à reggane au centre d’expérimentation atomique.Des tas de camarades partis à 20 ans sont revenus avec la mort lente dans leurs bagages(as tu entendu parler des irradiés de reggane qui font un procès à l’état français ?)Je ne conteste pas l’utilité du nucléaire, mais il est irresponsable de dire que ce n’est pas dangereux.Je me souviens d’une discussion avec un retraité d’EDF qui me le soutenait mordicus en le jurant, c’était juste avant que la centrale de BLAYE soit inondée pendant une tempête.Certains ont le risque de changer d’avis uniquement en passant devant soulaines ou nogent le jour ou il ne faudrait pas, trop tard !!!!

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