A Troyes comme dans toute la région, en matière de politique autrement , on est croyant beaucoup plus que pratiquant. Après le savoureux épisode "bienvenue la gauche", interprété par M. Fournier, (ou comment empêcher les p’tits nouveaux de piquer ma place...), Jorge D’Hulst nous livre ce matin, dans Libération Champagne, quelques confidences à faire frissoner ma grand-mère.
Dans le microcosme troyen, le PS ne cache plus ses ambitions pour la 3e circonscription (celle de François le Magicien). Branle-bas de combat, les marmottes roses se mettent en ordre de bataille : Olivier Girardin hier, Laurent Baumel (en tandem avec Jean-Jacques Arnaud) aujourd’hui, les couteaux sont tirés et les marmottes bien décidées à trouver un champion capable de terrasser le grand sorcier de l’hôtel de ville.
Portées par cette fougue retrouvée, nos marmottes roses en oublient de faire de la politique autrement et feignent encore de croire que le rouleau compresseur socialiste peut tout emporter sur son passage. C’est hélas vite oublier que les Verts ont, contre toute attente, en 2002, mis Baroin en ballotage et réalisé 37% au 2e tour. C’est oublier, qu’en 1997, le PS n’avait réalisé que 17%, laissant le FN affronter seul Baroin au 2e tour. C’est oublier le déclin du PC dans ce qui fut, mais n’est plus, un bastion ouvrier. Bref, ce n’est pas en réchauffant les vieilles recettes que la gauche pourra déloger, dans la 3e circonscription, François Baroin.
Ailleurs, dans la région, la politique autrement se résume, à Gauche, à : "TSF" (Tout Sauf une Femme). Balayé la parité lorsqu’il faut contenter quelques vieilles marmottes accrochées à un semblant de pouvoir. Car le cas de la 2e circonscription de l’Aube n’est pas isolé. Le jovial président de région (M. Bachy) ambitionne de reconquérir une place de député. Et dans cette histoire, Jean Paul, ne fait pas dans la dentelle. Il voudrait à la fois revenir sur la règle de parité (la circonscription visée étant réservée à une femme) et, s’il est élu, conserver son mandat de président de région.
D’une pierre, deux coups, Jean-Paul s’assoit sur la parité et piétine une certaine idée de l’éthique politique : le non cumul et/ou le respect du vote des électeurs (ceux qui en 2004 lui ont donné le mandat de gérer la région pendant 5 ans)
Tandis qu’à Gauche on croit faire de la politique autrement, la Droite regarde les grandes manoeuvres... Pourtant bien médiocre, la Droite pourait encore profiter de cette incapacité à Gauche d’assumer une vraie révolution culturelle.








