Les articles de Léo sur la CAT et la proposition de fusion des communes de l’agglomération troyenne font beaucoup parler. C’est d’autant plus étonnant que ces articles n’arrivent pas à un moment déterminé, qu’il n’y a aucune proposition de fusion et que l’ensemble du personnel politique du département semble ignorer ce genre de proposition. Pourtant nos lecteurs sont nombreux à avoir réagi et à faire des propositions. Le petit sondage d’auboisementcorrect, même s’il n’est pas significatif, indique une tendance… 67 % des 56 votants se prononce pour une fusion. C’est beaucoup.
Certes, on ne peut ignorer que la tâche est difficile est que nous ne sommes pas à la veille de la réunion des communes. Trop d’écharpes sont en jeu, trop de petits pouvoirs locaux, trop de petits bastions et d’illusions de puissance. Pourtant ce petit mouvement d’opinion dans ce petit blog nous incite à aller plus loin…
La fusion des communes de la CAT n’est pas uniquement une question financière. Même si les premiers calculs de Léo sont tout à fait probants et l’approche financière du coût réel des différents services de la CAT en regard d’une commune unique de 130 000 habitants est probante. Mais on n’unit pas le sort de douze ou treize communes différentes uniquement pour gagner quelques millions d’euros. Le but doit être plus vaste. Il s’agit de mettre en évidence une réelle convergence des intérêts et une réelle utilité de la fusion. Il s’agit de trouver des buts communs permettant de dépasser les individualités locales, il s’agit en fait de proposer de véritables objectifs, vraiment novateurs, permettant d’unir 130 000 personnes.
En fait, il s’agit de faire de la politique, de la vraie, de dépasser les petites querelles stériles et partisanes, de construire l’avenir. Difficile mais stimulant !
Qui se souvient à Troyes que Croncels était une commune indépendante ? Qui voudrait encore faire perdurer l’originalité du quartier Saint-Martin pourtant annexé à la ville il y a près de 100 ans ? Personne… Ces communes sont devenues des quartiers parfaitement intégrés à la ville. Ce pourrait être le cas, demain, des quartiers Savinien ou Chapelain…
L’affaire semble impossible, mais, comme dit le penseur « c’était impossible, ils l’ont fait… » En tout cas cela ne semble pas plus difficile que de rassembler la France et l’Allemagne dans une même union ou d’intégrer l’Allemagne de l’Est à l’aventure occidentale… Reste que, comme nous l’avons dit les politiques seront peu nombreux à se mobiliser en ce sens, il faudra expliquer les objectifs et rassembler les citoyens…
Un beau projet… à suivre !







