Dans la continuité du Grenelle Environnement, qui prévoit de porter la part des transports de marchandises alternatifs à la route de 14 à 25% d’ici 2022, Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau ont présenté le 16 septembre en Conseil des ministres « l’engagement national pour le fret ferroviaire ».
Il se décline en huit points : créer un réseau d’autoroutes ferroviaires en France (mettre les camions sur les trains) ; aider massivement le développement du transport combiné (mettre les conteneurs sur les trains) ; développer les opérateurs ferroviaires de proximité (des PME ferroviaires avec une organisation légère) ; développer le fret ferroviaire à grande vitesse entre les aéroports ; créer un réseau à priorité d’utilisation fret (dit réseau orienté fret ou ROF) ; supprimer les goulets d’étranglement (surtout autour de Lyon et entre Nîmes et Montpellier) ; améliorer la desserte ferroviaire des grands ports français et moderniser la gestion des sillons en traitant le fret comme une priorité. Pour atteindre ces objectifs ambitieux, un investissement public de 7 Md€ en faveur du fret ferroviaire est prévu d’ici 2020, en plus des engagements du Grenelle Environnement et du contrat de performance RFF de 13 Md€. Ces annonces devraient provoquer un déclic dans l’esprit de nos édiles locaux. En effet par plusieurs points ces décisions peuvent être intéressantes pour Troyes. Il s’agit en tout cas de pousser en avant certains projets et de les inscrire dans l’échéancier de réalisation.
Point intéressant, le développement du fret ferroviaire à grande vitesse entre les aéroports. Ce projet est poussé par l’association Carex dont le but est la promotion pour la création d’un service de fret ferroviaire à grande vitesse connecté à Roissy. L’idée est de desservir des zones situées à moins de deux heures de l’aéroport par voie ferroviaire (rayon de 200 à 800 km). En effet l’activité fret express est en constante augmentation dans les hubs aériens, au contraire de l’activité cargo en net recul. Les créneaux aériens se raréfiant en Europe, le développement des lignes ferroviaires dites de LGV offre des opportunités pour envisager la complémentarité avion et train. Le projet Carex est inscrit dans le Grenelle de l’environnement. La Champagne Ardennes a été évoquée par certains acteurs du projet dans le cadre de la réalisation d’une ligne LGV reliant Lille et Lyon via Reims et Vatry. Ce projet non repris dans le Grenelle initial est cependant toujours évoqué. En particulier par l’aéroport de Roissy qui pourrait délester nombre de ses créneaux cargo sur Vatry dans une telle configuration par son inter connexion via la ligne LGV est vers Reims.
Mais nos politiques préfèrent s’arque bouter sur l’électrification du RER Paris Troyes, qui ne nous apportera pas grand-chose. Comprenne qui pourra !









